• En famille, en amoureux ou entre amis on a parfois besoin d'un petit coup de pouce pour se raconter. La collection de jeux « 2 minutes » donne l'impulsion.

    Raphaëlle de Foucauld est thérapeute, éducatrice et fondatrice de "2 minutes", une maison d’édition qui développe des jeux pour créer du lien positif entre les personnes. Interview.

    Qui êtes vous et que faites vous?

    Je suis thérapeute et souhaitais faire entrer dans les foyers les principes et l’efficacité de la psychologie positive que j’utilise dans mon cabinet. Pour cela j’ai créé une série de jeux. Nous avons commencé par le couple avec « 2 minutes mon amour » il y a deux ans et depuis quelques mois, nous avons créé le petit dernier de la collection, « 2 minutes ensemble », plus transgénérationnel et adapté à tous : famille, amis, aidants, seniors, enfants…

    Deux minutes ensemble

    En quoi consistent ces jeux?

    J’ai imaginé ces jeux pour créer du lien et faire de la psychologie positive sans en avoir l’air. Le principe est simple. La boîte contient 52 cartes et autant de questions auxquelles chacun répond à tour de rôle. « Je raconte l’activité la plus folle que j’ai faite », « En ce moment, une présence qui me fait plaisir », ou encore « J’imagine le projet que j’aimerai réaliser avant la fin de l’année ».

    J’ai conçu ces questions de façon à ce que les souvenirs, pensées et quotidien soient décrits de façon positive et nourrissent la conversation. Tout l'enjeu de mon projet, c’est de favoriser l’imaginaire, aider enfants, parents, amis à mieux se comprendre, de façon bienveillante, tout en s’amusant. Quand on partage un moment positif de sa vie avec les autres, on reçoit beaucoup en retour.

    Qu'est ce qui a inspiré ce projet?

    En plus de 10 ans, j’ai rencontré des centaines de couples et des milliers de jeunes et j’ai fait un constat : des relations humaines de qualité sont essentielles pour vivre mieux et en bonne santé. Dans un quotidien où le temps est si compté, entre travail, famille, enfants, maison, amis, activités, nous oublions de passer du temps de qualité avec notre entourage.

    Deux minutes ensemble

    Il y a donc 3 jeux disponibles pour le moment :

    • « 2 minutes ensemble » pour développer les relations intergénérationnelles.
    • « 2 minutes mon amour » pour donner de l’oxygène aux couples.
    • « 2 minutes papa » pour créer des moments de complicité en famille.

    Quel message souhaitez vous faire passer avec ces jeux?

    Que le lien social est un ingrédient majeur pour être heureux et positif dans la vie et le jeu notre meilleur allié pour faire grandir notre relation aux autres et vivre en paix. Je repense souvent à la phrase de Platon :

    « On peut en savoir plus sur quelqu’un en une heure de jeu qu’en une année de conversation. »

    Deux minutes ensemble

    Maintenant, à vous de jouer : posez-vous « 2 minutes » et créez des moments de bonheur !

    Pour ceux qui veulent savoir ou trouver ces jeux, c'est ICI


    20 commentaires
  • Puisqu’il faut désormais qu’un service soit rentable pour être maintenu, la SNCF supprime des trains, voire des lignes entières. Alors, pour que des trains roulent à nouveau en nombre dans nos campagnes, une entreprise bretonne a eu une idée géniale : inventer le taxi-train qui pourra circuler à la demande ! Lumière sur un projet plus qu’enthousiasmant.

    Taxis-train, une solution

    Cette entreprise, c’est Exid. Son projet ? Pour des des petits trajets, faire rouler des trains autonomes (sans conducteur) sur des lignées désertées qui n’ont même plus besoin d’être électrifiées (l’engin fonctionnant sur batterie avec panneaux solaires et moteur électrique ou hybride).

    Ses créateurs comptent bien le voir en circulation en France dès 2023 (année de l’ouverture à la concurrence des lignes TER) mais aussi ailleurs en Europe et aux USA.

    Taxis-train, une solution

    Grâce à sa taille réduite (40 passagers maximum) et à son poids plume (8 tonnes), ce taxi-train (ou taxirail) pourra circuler à des horaires réguliers pendant les périodes d’affluence mais aussi (et c’est là son énorme avantage) à la demande ! N’importe qui pourra en effet commander un train à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, le service fonctionnant 24h/24. Régis Coat, d’Exid, interrogé par Détours :

    « On pourra appuyer sur une borne en gare ou alors le commander via son téléphone. L’application proposera alors des horaires en fonction. Aux heures creuses, on sera dans une logique de transport à la demande : les Taxirails à l’arrêt pourront être activés à tout moment. Ça permet de résoudre le problème des heures creuses et des gens qui prennent leur voiture au lieu de prendre le train. »

    Taxis-train, une solution

    Pour l’heure, Exid est en train de discuter avec les différentes régions de France pour leur proposer ses trains. Ses arguments ? La flexibilité du système, on l’a vu, mais aussi le coût d’exploitation (comparable à celui d’un simple autocar) et son aspect écologique, avec un bilan carbone neutre.

    De quoi, enfin, nous faire préférer le train ? Possible !


    24 commentaires
  • Pourquoi apprendre le langage des signes à des bébés qui ne sont ni sourds, ni muets ? Si cette question est légitime, pour beaucoup de parents et de nounous, elle ne se pose déjà plus. Exemple dans le Tarn, chez une assistante maternelle adepte de cette forme de langage.

    La langue des signes pour les bébés

    La langue des signes s’apprendrait plus rapidement que le langage parlé. Pour les enfants, elle représente donc une opportunité de s’exprimer et de se faire comprendre sans passer par la colère ou les pleurs. Résultat ? Des interactions plus sereines et plus nombreuses, notamment entre les adultes et les enfants. Regardez (un reportage signé France 3 Occitanie) :

     

    Moins de pleurs, moins de crises et plus de dialogue ? Voilà qui est séduisant !

    La langue des signes pour les bébés

    Il est possible de montrer des signes à un bébé dès l’âge de 6 mois. Il devrait pouvoir commencer à en utiliser vers l’âge de 10 mois. Puisque les signes visent à rendre la communication plus facile, il est conseillé de lui enseigner d’abord les mots de son quotidien: «manger», «encore», «lait», etc. Il est important de dire le mot en même temps que l’on fait le signe qu’il représente, car les signes ne doivent pas remplacer la parole.

    La langue des signes pour les bébés

    Utiliser des signes avec bébé peut aussi aider les parents à adopter de bonnes attitudes de communication. Lorsqu’on fait le signe, cela incite en effet à attendre que l’enfant nous regarde pour lui parler, à se mettre à sa hauteur ou encore à parler moins vite.

    La langue des signes pour les bébés

    Si vous utilisez des signes pour communiquer avec votre bébé, n’insistez pas pour qu’il fasse vos gestes parfaitement. L’important est de comprendre ce qu’il veut dire et de continuer à donner l’exemple en effectuant le geste correctement. Toutefois, reprenez-le si vous constatez, par exemple, qu’il fait le signe du chien en voyant un chat!

    La langue des signes pour les bébés


    18 commentaires
  • Et si l’école enseignait la bienveillance comme elle enseigne les mathématiques, l’histoire et le français ? L’idée a été émise ce jeudi 8 novembre 2018 par Brigitte Macron et, face aux cas de harcèlement scolaire qui détruisent la vie de nombreux petits Français, voici un projet dont l’ambition pourrait faire l’unanimité. Explications.

    Enseigner la bienveillance

    À l’image du Danemark, où des cours d'empathie sont obligatoires, la France pourrait donc, à son tour, apprendre aux élèves à se respecter entre eux, à se soutenir et à collaborer. Objectif : contribuer à l’épanouissement personnel de chacun, leur permettre de suivre une scolarité dans des conditions optimales et lutter contre la violence physique et / ou morale qui pousse certains gamins jusqu’au suicide.

    Si Brigitte Macron s’intéresse à cette question, c’est qu’elle y est sensibilisée depuis longtemps, comme elle l’a expliqué au micro de RTL:

    « J’ai été professeure, donc j’ai eu affaire très souvent dans ma vie à des élèves qui étaient harcelés, mais aussi à des élèves harceleurs. C’est un problème que je connais (…) C’est la raison pour laquelle j’ai eu envie de m’investir. »

    Reste que, pour beaucoup, le rôle de l’école devrait être circonscrit à l’enseignement des matières scolaires (français, mathématiques, histoire, langues), les questions d’éducation et autres principes moraux devant exclusivement relever de la responsabilité parentale. Autrement dit, si un enfant fait du mal à l’école, c’est parce que ses parents n’auraient pas fait le boulot. Un raisonnement compréhensible, mais pas toujours juste.

    Beaucoup d’enfant qui se tiennent impeccablement dans le huis clos du cercle familial, peuvent adopter un comportement tout autre à l’école (et vice versa). Et les harceleurs ne sont pas toujours ceux que l’on imagine. D’ailleurs, même les concernés n’ont pas toujours conscience de ce qu’ils font. Brigitte Macron :

    « Parfois, les harceleurs ne se rendent pas toujours compte qu’ils le sont. On peut l’être à son insu, pour rire… »

    Au final, en semaine, les enfants passent presque plus de temps en compagnie de leurs professeurs et de leurs camarades de classe qu’en compagnie de leurs parents et de leurs frères et sœurs. Il ne serait donc pas illogique que l’école s'empare de la question de la bienveillance. Il en va de l’équilibre et de la réussite de chacun.

     

     À Trappes, dans les Yvelines, la plupart des enseignants des écoles primaires du Réseau d’éducation prioritaire expérimentent une pédagogie fondée sur l’empathie, pour aider leurs élèves à mieux apprendre en développant la bienveillance et la coopération en classe.

    Enseigner la bienveillance

    60 % des enseignants du Réseau d’éducation prioritaire de Trappes sont aujourd’hui formés aux bases de la bienveillance, grâce à un programme conçu par le psychologue et sociologue Omar Zanna.

     

    Si l’école a bien pour vocation de former les esprits de demain, elle a aussi la responsabilité de former les futurs citoyens. « Les compétences sociales et relationnelles sont aussi importantes que les connaissances. Ceux qui réussissent sont ceux qui savent conjuguer les deux ».


    14 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique