• Élections municipales, porteuse de trisomie 21, elle est en position éligible.

    Un exemple à Arras

    C'est une grande première, et elle est bienvenue. Eléonore Laloux, 34 ans, a accepté la proposition de Frédéric Leturque, maire d'Arras.

    Parce que l’intégration des personnes en situation de handicap doit devenir une réalité, voici une nouvelle tout ce qu’il y a de plus réjouissant. Éléonore Laloux, jeune femme porteuse de trisomie 21, est candidate aux prochaines élections municipales en France.

    Un exemple à Arras

    Trop souvent, quand les hommes ou les femmes politiques parlent de l’intégration du handicap dans notre société, leurs propos restent essentiellement incantatoires. Mais ici, une fois n’est pas coutume, il s’agit d’un geste très concret. Frédéric Leturque, actuel maire d’Arras, a proposé à Eléonore Laloux de rejoindre sa liste aux prochaines élections municipales. Et elle a accepté.

    Un exemple à Arras

    Frédérique Leturque :

    « Je suis particulièrement heureux et fier de vous présenter Eléonore LALOUX qui intègre la liste « Arras Pour Vous » avec toute sa fraicheur, sa franchise et sa positive attitude. »

    « Il y a 2 ans, j’avais eu une discussion avec Eléonore en lui disant « au regard de tout ce que tu fais pour la ville, as-tu déjà pensé à être candidate avec moi pour les élections municipales ? ». Elle y a réfléchi et elle est là aujourd’hui ! »

    « Eléonore sera en position éligible, nous souhaitons qu’elle soit élue, qu’elle apporte son courage et son regard. Ce sera un enrichissement mutuel (…) »

    « Eléonore LALOUX, 34 ans, sera certainement la seule élue ayant une trisomie 21 en France, en Europe, voire dans le monde. »

    Un exemple à Arras

    Aujourd’hui, Éléonore Laloux est agent administratif à l’hôpital d’Arras et elle est très engagée pour l’inclusion des personnes handicapées. Demain, elle espère bien ajouter une nouvelle corde à son arc en devenant conseillère municipale.

    Un exemple à Arras

    C’est tout ce qu’on lui souhaite.


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  • Avoir un enfant sage, c'est très facile, mais, est ce vraiment souhaitable?

    Le bonheur futur des enfants ne passe pas toujours par la tranquilité immédiate des parents. Les explications de Catherine Gueguen, pédiatre.

    Le bonheur des parents

    Contrairement à ce que l’on prétend, avoir un enfant sage n’est vraiment pas très compliqué. Est-ce pour autant souhaitable ? Rien n’est moins sûr… En effet, un enfant qui exprime des colères, des refus, des peurs et d’autres émotions, c’est parfois bruyant, souvent contrariant, mais plutôt bon signe pour la suite. Les explications de Catherine Gueguen.

    Dans le livre Vivre heureux avec son enfant, Catherine Gueguen explique sans hésiter qu’il est « très facile d’avoir un enfant sage » et donne même le mode d'emploi. Une recette simplissime aussitôt suivie des effets secondaires indésirables.

    Le bonheur des parents

    Extrait :

    « Il est très facile d’avoir un enfant sage. Il suffit dès tout petit de ne pas l’écouter, de ne pas l’entendre, de ne pas répondre à ses demandes.

     

    L’enfant saisit très vite que ce n’est pas la peine d’appeler, car personne ne vient. Il refoule ses émotions, une partie de lui s’éteint. Il ne saura plus qui il est, quels sont ses besoins et ne demandera plus rien.

    En grandissant, ses parents auront des difficultés à connaître cet enfant qui s’exprime si peu.

    Par contre, quand les parents écoutent leur enfant, l’autorisent à exprimer ses émotions, ses besoins, l’enfant sera « plus difficile » les premiers temps car il manifestera ses émotions : ses peurs, ses tristesses, ses angoisses, ses colères. Il ne les refoulera pas.

    Le bonheur des parents

    Mais il saura affirmer aussi son bonheur de vivre, son émerveillement, sa gaieté, sa curiosité. Il sera plein de vie et emplira la maison de sa présence joyeuse.

    Au fil des années, les parents auront beaucoup plus de facilité et de bonheur à élever cet enfant épanoui, confiant, qui exprime ce qu’il est, ses besoins, ses souhaits et avec qui un dialogue pourra s’établir quand il rencontrera des questionnements ou des difficultés. »

    Le bonheur des parents

    Entre l’épanouissement futur de l’enfant et la tranquillité immédiate des parents, il y a souvent un choix à faire.

    Mieux vaut faire le bon…


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  • Bien souvent, le sentiment d'être heureux se renforce quand apparaissent les premiers signes de faiblesse. Bizarre, mais logique.

    Pourquoi se sent-on plus heureux à 50 ans qu’à 20 ans ? Après tout, quand on est jeune, on se sent invincible et l’on sait que l’avenir est à nous. Alors, pourquoi attendre d’être plus âgé pour savourer tout ce que la vie a à nous offrir ? Le psychothérapeute Christophe André s’est penché sur cette question, et sa réponse est une superbe déclaration d’amour à la vie.

    Bonheur et vieillissement

    En fait, pour Christophe André, si l’on est plus heureux à 50 ans qu’à 20 ans, c’est précisément parce que l’on découvre la fragilité de son existence et que l’on commence à réaliser pour de bon que chaque vie a un terme et que celui-ci approche. Du coup, on se met à réellement profiter de chaque instant… et à être heureux.

    Bonheur et vieillissement

    Regardez :

     « Regardons tout autour de nous les modèles inspirants de vieillissement heureux :  ne pas se plaindre, ne pas comparer, ne pas glorifier le passé, ne pas donner de conseils non demandés. Rire, aller vers les plus jeunes, les écouter sans s’incruster. Être gai et léger. Se réjouir chaque matin d’être toujours là, et se réjouir chaque soir de s’y trouver encore ! »

    Bonheur et vieillissement

    De belles recommandations qui ne feront de mal à personne…


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  • À Montpellier, des étudiants investissent d'anciens logements de fonction en maison de retraite. En échange, ils consacrent de leur temps aux seniors.

    Depuis le mois de septembre 2018, le CCAS de Montpellier propose à des étudiants des colocations en EHPAD. En échange d’un loyer modéré, les jeunes s’engagent à donner au moins trois heures de bénévolat en compagnie des personnes âgées résidentes. Les onze premières places ont connu un grand succès et les étudiants ont été très bien accueillis. Ce projet, qui favorise le lien intergénérationnel, va être poursuivi l’an prochain avec l’ouverture de places supplémentaires.

    Étudiants en maison de retraite

    Annie Yague, adjointe au maire de Montpellier et vice-présidente du CCAS, nous explique plus précisément cette initiative.

    L’idée est venue après avoir visionné un petit film sur YouTube où on parlait de la colocation étudiante dans les pays du nord de l’Europe. Cela consistait à loger des étudiants à l’intérieur des EHPAD. Nous étions en pleine réflexion par rapport à des appartements que nous avions de disponibles. Ils étaient destinés autrefois à loger des directeurs et des sous-directeurs. Nous envisagions de complètement les rénover. Il m’a semblé très judicieux de profiter de ces appartements pour mettre en place une colocation étudiante. C’est une opportunité de respecter en même temps l’intimité de l’étudiant (et la vie qu’il se doit d’avoir à cet âge-là) tout en apportant aussi un travail de bénévolat au sein de nos EHPAD, qui sont au nombre de 7 sur la ville de Montpellier et qui concernent environ 600 habitants.

    Étudiants en maison de retraite

    Ce lien permet un apprentissage de la solidarité au niveau des étudiants parce qu’il m’a semblé important que les étudiants prennent connaissance du travail de solidarité, qui est aussi un travail pour moi. C’est un de nos devoirs de citoyen dans une ville.

    Il a fallu commencer par reconsidérer l’appartement en les destinant à des jeunes gens. Nous avons voulu des chambres qui soient assez spacieuses et équipées de manière à ce qu’ils puissent avoir leur parcours d’étudiant qui ne soit pas perturbé. Il faut qu’ils puissent avoir une vie agréable à partager avec d’autres étudiants, et les faire entrer dans cet univers particulier de l’EHPAD. Les étudiants qui sont dans un parcours de formation compatible nous ont apporté aussi des demandes supplémentaires. Nous avons décidé d’élargir ce dispositif pour l’année prochaine, et je pense que nous aurons beaucoup de demande.

    Étudiants en maison de retraite

    Nous avons annoncé ce projet au mois de février, et en mai nous avons ouvert l’annonce en proposant aux étudiants de candidater. Ils avaient la possibilité d’avoir un appartement à prix modeste, puisque les loyers se situent entre 40 et 100 € en fonction de la grandeur de la chambre. Nous ne prenons pas en considération les parties communes.

    En contrepartie, nous leur demandions de présenter dans ce dossier un vrai projet d’accompagnement des personnes âgées. Nous ne voulions pas qu’ils viennent en croyant qu’ils allaient seulement faire de la présence. Il fallait un vrai projet derrière. Quelque chose qui prenne en considération la situation particulière d’isolement dans laquelle se trouvent les personnes âgées.

    Étudiants en maison de retraite

    Nous avons sélectionné les étudiants en fonction des revenus de leurs parents. Nous voulions privilégier les étudiants venant de familles modestes. Le deuxième critère était le projet qu’ils nous ont présenté. Nous avons jugé la pertinence du projet et sélectionné les étudiants. Au quotidien, ils mettent en place leurs projets dans les EHPAD. Nous avions pas mal d’étudiants venant d’une fac ou d’une école de musicologie mais également un étudiant en droit. Ce sont des profils très différents et chacun est venu avec sa spécificité. Celle-ci peut venir du métier envisagé ou simplement d’un goût personnel.

    Étudiants en maison de retraite

    Par exemple, il y a un étudiant qui aimait beaucoup le cinéma, et il a voulu mettre en place des séances de ciné le dimanche après midi. Comme nous savons que c’est un moment assez compliqué pour les personnes qui n’ont pas de visites, nous étions très intéressés. C’est un des projets qui marchent très bien. Au-delà de la projection du film, il y a des discussions sur ce que les résidents ont retiré, compris ou les souvenirs qui sont remontés… Il y a un véritable échange entre les résidents et l’étudiant qui conduit ce projet.

    Étudiants en maison de retraite

     Certes nous proposons une solution à des étudiants qui auraient été en difficulté, voire eux-mêmes en isolement par rapport à l’éloignement de leurs familles, mais en contrepartie nous voulions un vrai engagement. Ils doivent apporter eux aussi un vrai plus aux résidents. Ce lien intergénérationnel peut même devenir un lien affectif. Il peut se créer car un échange se fait. Cela permet à la relation d’être de plus en plus intime en fonction de l’avancée du projet et de l’investissement de celui qui le porte.

    Étudiants en maison de retraite

    L’une des jeunes travaille par exemple sur un projet de conversation vidéo… Le Skype est un projet très intéressant parce que les familles éloignées ne peuvent pas venir très souvent. Il y a une coupure qui se fait à cause de cet éloignement et de cette absence. Nous voulons donc restaurer la continuité du lien familial. C’est essentiel car la famille, c’est la base de toute une vie et parfois, nos résidents se sentent abandonnés.

    Grâce à un journal, les familles prennent également connaissance des activités se déroulent au sein de l’EHPAD. Pour une personne âgée, ces différentes activités lui créent vraiment un lien permanent avec sa famille. Ce projet nous a paru intéressant.

    Les appartements, nous les avions. Nous avons fait réaliser les rénovations par nos services techniques, qui de toutes façon sont employés du CCAS. L’idée était vraiment de rénover un patrimoine foncier. Il y avait un véritable besoin. C’est de l’argent public, donc nous avons été très prudents par rapport à cette rénovation.

    Pour la suite, les étudiants paient un loyer. Cet argent apporté à travers les loyers va alimenter les activités des étudiants. Le CCAS ne récolte aucune somme. Cela crée une petit cagnotte qui va grossir au fil des mois. Cela va permettre aux étudiants de mettre en place des projets qui s’autofinanceront. Cela a été pensé de cette façon-là et en contrepartie, l’étudiant y trouve son compte puisqu’il a un loyer modéré. Il n’a pas non plus le souci de payer son électricité, car tout est compris dedans.

    Étudiants en maison de retraite

    Concernant les étudiants, ils sont très satisfaits. Que ce soit des appartements ou des activités réalisées à côté. Pour les résidents, nous leur en avions parlé avant et ils sont très contents de la mise en place de ce projet. Cela nous a permis aussi d’augmenter les activités en extérieur. Certains étudiants accompagnent les résidents sur des événements sportifs ou des événements artistiques se déroulant à Montpellier. Le partage au cours de ces activités et de ces sorties est quelque chose de très important pour les étudiants comme pour les résidents.

    Étudiants en maison de retraite

    Après, mesurer l’apport humain est très difficile car c’est très subjectif. Nous, nous voyons des étudiants qui sont heureux de participer à ce projet et nos résidents qui sont ravis de pouvoir être accompagnés par de la jeunesse. Il y a un manque dans nos EHPAD : la vie extérieure. Pour ceux qui peuvent sortir, ce n’est pas un problème. Nous leurs proposons des activités à l’extérieur. Pour ceux qui sont dans l’incapacité de sortir, et ils sont nombreux, c’est plus compliqué. Ce projet permet à la jeunesse de rentrer à l’intérieur de l’EHPAD, et ça c’est quelque chose qui n’est pas mesurable, mais qui est incontestable.

    Étudiants en maison de retraite

    Un projet qui semble porter ses fruits, et bel exemple de solidarité. Espérons que l’idée prospère !


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