• Et si l’école enseignait la bienveillance comme elle enseigne les mathématiques, l’histoire et le français ? L’idée a été émise ce jeudi 8 novembre 2018 par Brigitte Macron et, face aux cas de harcèlement scolaire qui détruisent la vie de nombreux petits Français, voici un projet dont l’ambition pourrait faire l’unanimité. Explications.

    Enseigner la bienveillance

    À l’image du Danemark, où des cours d'empathie sont obligatoires, la France pourrait donc, à son tour, apprendre aux élèves à se respecter entre eux, à se soutenir et à collaborer. Objectif : contribuer à l’épanouissement personnel de chacun, leur permettre de suivre une scolarité dans des conditions optimales et lutter contre la violence physique et / ou morale qui pousse certains gamins jusqu’au suicide.

    Si Brigitte Macron s’intéresse à cette question, c’est qu’elle y est sensibilisée depuis longtemps, comme elle l’a expliqué au micro de RTL:

    « J’ai été professeure, donc j’ai eu affaire très souvent dans ma vie à des élèves qui étaient harcelés, mais aussi à des élèves harceleurs. C’est un problème que je connais (…) C’est la raison pour laquelle j’ai eu envie de m’investir. »

    Reste que, pour beaucoup, le rôle de l’école devrait être circonscrit à l’enseignement des matières scolaires (français, mathématiques, histoire, langues), les questions d’éducation et autres principes moraux devant exclusivement relever de la responsabilité parentale. Autrement dit, si un enfant fait du mal à l’école, c’est parce que ses parents n’auraient pas fait le boulot. Un raisonnement compréhensible, mais pas toujours juste.

    Beaucoup d’enfant qui se tiennent impeccablement dans le huis clos du cercle familial, peuvent adopter un comportement tout autre à l’école (et vice versa). Et les harceleurs ne sont pas toujours ceux que l’on imagine. D’ailleurs, même les concernés n’ont pas toujours conscience de ce qu’ils font. Brigitte Macron :

    « Parfois, les harceleurs ne se rendent pas toujours compte qu’ils le sont. On peut l’être à son insu, pour rire… »

    Au final, en semaine, les enfants passent presque plus de temps en compagnie de leurs professeurs et de leurs camarades de classe qu’en compagnie de leurs parents et de leurs frères et sœurs. Il ne serait donc pas illogique que l’école s'empare de la question de la bienveillance. Il en va de l’équilibre et de la réussite de chacun.

     

     À Trappes, dans les Yvelines, la plupart des enseignants des écoles primaires du Réseau d’éducation prioritaire expérimentent une pédagogie fondée sur l’empathie, pour aider leurs élèves à mieux apprendre en développant la bienveillance et la coopération en classe.

    Enseigner la bienveillance

    60 % des enseignants du Réseau d’éducation prioritaire de Trappes sont aujourd’hui formés aux bases de la bienveillance, grâce à un programme conçu par le psychologue et sociologue Omar Zanna.

     

    Si l’école a bien pour vocation de former les esprits de demain, elle a aussi la responsabilité de former les futurs citoyens. « Les compétences sociales et relationnelles sont aussi importantes que les connaissances. Ceux qui réussissent sont ceux qui savent conjuguer les deux ».


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  • Pour cette édition 2018 de la coupe du monde de football, l’exemple pourrait bien venir davantage des tribunes que du terrain. C’est en tout cas l’impression que donnent les supporters sénégalais et japonais qui montrent l’exemple en nettoyant eux-mêmes leurs tribunes ! 

    Si ni l'une ni l'autre de ces deux équipes ne sont favorites sur le plan sportif, côté tribune, leurs supporters assurent un maximum !

    Ici, les Sénégalais après le match Sénégal-Pologne :

    Coupe du monde, l'exemple dans les tribunes

    Un rassemblement de plusieurs milliers de personnes dans un stade, cela produit beaucoup de déchets. Et souvent après les matchs, ces déchets sont abandonnés sur le sol et laissent un spectacle désolant.

    Pourtant, des supporters ont montré qu’ils pouvaient agir différemment et être respectueux de leur environnement.

    Coupe du monde, l'exemple dans les tribunes

    Hier après-midi, le Japon s’est imposé face à la Colombie (2-1). Malgré la victoire, les supporters japonais sont restés dans le stade pour célébrer mais également pour nettoyer les tribunes. Peu de temps après, alors que le Sénégal l’emportait également sur la Pologne (2-1), les supporters sénégalais ont fait de même, en ramassant tous les déchets laissés dans les tribunes.

    Coupe du monde, l'exemple dans les tribunes

    Sous l'œil moqueur des brésiliens

    Coupe du monde, l'exemple dans les tribunes

    Laisser un endroit aussi propre qu’on l’a trouvé. Par respect pour tous et pour son environnement, cette règle devrait être la norme. Bravo à ces supporters qui nous rappellent cette évidence avec une très grande classe.

    LES IRLANDAIS AVANT EUX

    Dans un autre style, d'autres supporters un peu plus excentriques, les Irlandais et les Nord-Irlandais, avaient aussi fait parler d'eux lors de l'euro en France en 2016. Capables de mettre une ambiance de folie dans les stades, ils avaient également participé de leur propre chef au nettoyage des rues de l'Hexagone, après y avoir passé des soirées plutôt arrosées. 


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  • Un maire s'endette pour ouvrir un café dans son village

    C'est un maire à la générosité hors du commun. Benoît Hennart, élu à Quittebeuf (Eure), refuse de voir son petit village mourir. Comme dans de nombreux villages ruraux de France, dans sa commune de 642 habitants, presque tous les petits commerces ont fermé ces dernières années.

    Pour lutter contre cette désertification, le maire a décidé de s'engager personnellement en contractant un prêt personnel pour faire revivre un commerce comme le raconte Le Parisien. Il vient donc d'investir 200.000 euros sur ses fonds propres pour acquérir un ancien commerce et que la petite commune de Quittebeuf retrouve un café-restaurant.

    En plus de contracter un prêt sur vingt ans, ce maire pas comme les autres a même réalisé lui-même les travaux ! Ce café-restaurant sera géré par un jeune de 25 ans qui lui versera un loyer de 500 euros par mois. "On était très motivés pour ouvrir un café en milieu rural et M. le maire nous a offert une possibilité en or. À nous de tout mettre en œuvre pour le faire vivre", explique Pierre Sanchez, le nouveau patron du bar.

    Le maire a déjà permis la réouverture d'une boulangerie

    "C'est toute une vie qui reprend. On se retrouve autour d'un café ou d'un verre à l'apéritif. C'est la vie collective qui est sauvée et puis, pour le moral de ceux qui sont seuls, c'est vraiment génial !", confie avec enthousiasme un des habitants de la commune. Une volonté de dynamiser sa commune qui n'est pas nouvelle pour le maire. 

    En effet, il avait déjà permis la réouverture d'une boulangerie en menant bénévolement les travaux avec l'aide de ses enfants. L'édile ne veut pas s'arrêter en si bon chemin. Benoît Hennart espère dans les prochains mois "s'attaquer" à une autre bâtisse. Après le café-restaurant et la boulangerie, le maire souhaite permettre l'ouverture d'une nouvelle boucherie.


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