• Depuis 16 ans, ils vivent en communauté au bord du lac de Constance. Découvrez les dessous du château de Glarisegg, une communauté suisse intentionnelle et... durable.

    Communauté du château de Glarisegg

    Quitter la ville pour se rapprocher de la nature, quitter le stress et une vie à toute vitesse pour retourner à un mode de vie plus simple, quitter son quotidien « individualiste » pour redécouvrir la vie communauté… On est plusieurs à y penser, à en rêver.

    Mais avant de faire le premier pas, des milliers de questions nous assaillent : comment est-ce que je vais gagner ma vie ? Est-ce que je suis vraiment prêt à vivre en « communauté » ? Est-ce que j’arriverai à conserver mon indépendance et ma liberté ? Par où est-ce que je commence ? Comment je choisis les « bonnes personnes » ? Et la liste peut encore être très longue.

    Le premier pas qu’on vous propose est d’écouter des histoires de personnes qui ont déjà écrit des chapitres de cette aventure dans leur vie. Celle qui suit se déroule dans un château au bord du lac de Constance en Suisse.

    Communauté du château de Glarisegg

    L’élément déclencheur ? Un simple email envoyé à 300 personnes en 2002 contenant une invitation à un temps de rencontre pour celles et ceux qui auraient l’envie de vivre en communauté. Un jour, une heure, un lieu et l’audace et le courage d’une personne pour partager son rêve a permis à cette histoire de commencer. Et ce rêve se transforme, 16 années après, en une communauté de 35 adultes et 23 enfants. L’histoire est remplie de péripéties, de moments de doutes et de difficultés mais aussi de joie et d’accomplissement.

    Communauté du château de Glarisegg

    Aujourd’hui, la communauté du château de Glarisegg anime un centre de séminaires qui dispense par année plus de 130 ateliers autour des thématiques du développement personnel et accueille plus de 6000 visiteurs, dispose d’un jardin basé sur les principes de la permaculture, accueille une école alternative avec une crèche dans la nature (forest kindergarden), un atelier de construction d’instruments de musique et plein d’autres activités autour des arts, du chant, de la créativité.

    Communauté du château de Glarisegg

    Notre personnage principal aujourd’hui est Sonja-Vera Schmitt, une des fondatrices du projet.

     Au quotidien, comment la communauté s’organise et prend ses décisions ?

    Plusieurs temps rythment notre communauté. Tout d’abord, on se retrouve tous les matins un quart d’heure pour chanter ensemble, partager un instant de silence, une inspiration pour la journée (citation, poème …) ainsi que les informations nécessaires au déroulé de celle-ci. Tous les mardis soir, nous avons un espace d’expression libre où chacun peut partager ses émotions, ses doutes, les conflits qu'il peut avoir avec un autre membre, ses questions.

    Communauté du château de Glarisegg

    Pour cela, nous utilisons différents outils de facilitation, de résolution de conflit et de gestion des émotions comme la communication transparente, le possibility management, le forum ou encore les travaux de Scott Peck sur la vie en communauté. Tous les jeudis soir, on se retrouve pour prendre des décisions. On se base sur un système de 90/10, c’est-à-dire que si 90 % des personnes présentes sont d’accord, la proposition est retenue. Cependant nous écoutons toujours les objections (les 10 %) car ce sont, pour nous, aussi des paroles de « sagesse ».

    Communauté du château de Glarisegg

    Et financièrement, comment cela se passe ?

    L’acquisition du lieu est une histoire plutôt atypique. Le prix initial était d’environ 10 millions de francs suisse, autant vous dire une fortune ! Mais on y a cru et avec un petit coup de pouce du destin, ça a fonctionné !

    Nous avons créé une société par actions pour lever des fonds et suite à beaucoup d’énergie dépensée à parler du projet autour de nous, à inviter les gens sur le lieu, à partager notre vision, nous avons récolté 3,4 millions de francs. Ensuite, grâce à une vente aux enchères, le lieu a été acheté.

    Communauté du château de Glarisegg

    Depuis, afin de pérenniser notre modèle économique, nous avons créé une entreprise qui gère le centre de séminaire et notre secret est que chaque « espace du lieu » est loué. Cela s’applique aussi aux membres de la communauté qui paient un loyer. Environ 50 % travaillent sur le lieu (centre de séminaire, jardin, école…) et l’autre moitié a un travail à l’extérieur.

    Communauté du château de Glarisegg

     Pourquoi as-tu décidé de vivre en communauté ?

    Pour moi, vivre en communauté est le meilleur terrain d’apprentissage. C’est un espace dans lequel je peux créer des connexions plus profondes et transparentes avec des personnes et recevoir en permanence des feedbacks du groupe afin de mieux découvrir qui je suis. C’est aussi un lieu pour explorer, en tant que groupe, comment est-ce qu’on peut vivre de façon plus pérenne sur cette planète.

    Communauté du château de Glarisegg

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  • Vous connaissez tous la Cour des Comptes ou vous en avez déjà entendu parler dans les médias, mais connaissez vous la Cour des Contes?

    La Cour des Contes a un but à la fois simple et important : nous faire écouter, aimer et peut-être même, un jour à notre tour, raconter des histoires.

    La Cour des Contes

    La Cour des Contes

    La Cour des Contes, troupe de sept jeunes conteuses et conteurs, a un but dans la vie : nous faire écouter, nous faire aimer et peut-être même, un jour, nous aussi, nous faire raconter des histoires. Guillermo, Greffier Suprême de la Cour, nous raconte son histoire.

     

    Barbe de trois jours et chevelure flamboyante, en résonance avec ce verbe dont il maîtrise les intonations, le rythme et les silences, Guillermo et sa voix doucement rocailleuse nous emportent dès les premiers mots :

    « À la Cour des Contes, on a un but qu’on juge à la fois très beau et très nécessaire, c’est de vous faire écouter, de vous faire aimer et peut-être même, vous aussi, un jour, vous faire raconter des histoires ».

    Le décor est planté.

    La Cour des Contes

     Les bons contes font les bons amis.

    Amoureux d’histoires et conteurs amateurs dans leur jeunesse en vallée de Chevreuse, Guillermo et Arthur, le fondateur de la compagnie, ont, pour divers raisons et malgré eux, délaissé cet art dans les premières années de leur vie d’adulte. C’est de retour d’un échange universitaire au Chili, où il participait chaque semaine à des ateliers autour du conte l’oralité étant très prégnante dans les pays d’Amérique Latine, qu’Arthur convainc Guillermo de lancer une compagnie conteuse d’histoires :

    La Cour des Contes

    « Arthur est rentré à Paris et il m’a dit, mais regarde ce que je viens de découvrir, est-ce que c’est pas exactement ce qu’il nous faut ? », relate Guillermo. La flamme des deux amis ravivée fut-elle réellement perdue ? La Cour des Contes voyait le jour en 2014. Avec une promesse: faire sortir le conte du placard de l’enfance auprès de la génération des 18-35 ans.

    La Cour des Contes

    Depuis, (Le roi) Arthur et Guillermo (Greffier Suprême), rejoints au fil des années par d'autres conteuses et conteurs, content leurs histoires à qui veut bien et ils sont nombreux les écouter. Sédentaire tous les premiers mercredis du mois, de septembre à mai, dans le patio du restaurant de la Grande Mosquée de Paris, la compagnie se veut nomade le reste du temps.

    La Cour des Contes

    Elle arpente ainsi les lieux qui l’appellent pour raconter petites et grandes histoires, souvent écrites sur mesure, en résonance avec un événement particulier, comme l’explique Guillermo: « le conte a ça de formidable qu’il s’adapte aux lieux. Le seul impératif, c’est un peu de silence. On s’occupe du reste ».

    La Cour des Contes

    C’est ainsi qu’à l’été 2018, à la tombée de la nuit, les membres de la troupe se retrouvèrent sur le toit du Panthéon pour raconter l’histoire d’une grande femme qui, sous leurs pieds, venait de faire de ce lieu son éternelle demeure : « L’idée, c’était à l’occasion de l’entrée de Simone Veil au Panthéon, de créer toute une histoire autour du bâtiment et des femmes qui y sont présentes ». Car, raconter la grande Histoire avec de petites histoires, c’est un des objectifs non dissimulés de la Cour : « Avec une subjectivité assumée, on n’est pas des scientifiques ni des historiens, nos petites histoires permettent de rentrer en résonance avec ce bâtiment, qui peut impressionner, et avec l’histoire de ces grandes femmes », explique simplement Guillermo.

     

    Ce côté Cheval de Troie pédagogique, Guillermo en est conscient et il le revendique même : « chaque histoire, chaque récit n’est pas neutre. Il porte une vision du monde, il porte une idée. Quand dans une histoire la nature est magique et un personnage à part entière, ou que la princesse est l’héroïne qui n’a pas besoin du prince pour exister, on porte une vision écologiste ou égalitaire du monde ». C’est vrai que les histoires, quand elles sont bien racontées, ont cela de précieux qu’elles nous embarquent le temps d’un voyage imaginaire, nous ôtant toutes barrières. « À notre humble échelle d’artiste, avec de petites histoires qui ont l’air de rien, les gens se laissent pénétrer par des messages très forts. » Ces petites graines semées sont un bienfait à double détente. Qui s’ajoute au plaisir immédiat d’écouter et de se laisser embarquer. La cour appelle ça l’effet aspirine !

    La Cour des Contes

    D’ailleurs, connaissez-vous l’histoire de l’homme qui a une histoire pour répondre à chaque problème de l’existence? Un homme à la fois fascinant et désopilant qui, quand on lui demande comment il fait pour avoir une histoire pour tout, répond par une histoire ! Celle du Grand Samouraï noir.

    La Cour des Contes

    Une histoire passionnante à la chute inattendue mais pleine de bon sens… Que vous aurez certainement le plaisir d’entendre un jour si vous suivez la Cour des Contes.

    La Cour des Contes


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  • Rédacteur en chef du bien nommé "Le Paresseux", ce journaliste britannique a érigé l'oisiveté en art de vivre et en modèle à suivre. Voici pourquoi.

    L'art d'être fénéant

    La paresse n’a pas très bonne presse. Surtout ces temps-ci. Pourtant, à y regarder de plus près, l’oisiveté pourrait être le plus court chemin vers le bonheur. Seule condition ? La pratiquer avec sagesse, intelligence et talent ! Explications avec Tom Hodgkinson, journaliste britannique rédacteur en chef de la revue Le Paresseux.

    L'art d'être fénéant

    Être paresseux est un art de vivre. C’est refuser de sacrifier sa vie au travail. C’est dire non à la surconsommation. C’est profiter du spectacle du monde. C’est laisser libre cours à son imagination. Et si ça vous semble impossible d’être paresseux en 2018 (ou si vous ne voyez pas très bien comment vous y prendre), regardez tout de suite l’interview que Tom Hodgkinson a accordée à L'Obs. Une vidéo qui réhabilite les paresseux et qui donne les clefs à tous ceux qui ont la glorieuse ambition de le devenir !

     

    Tom Hodgkinson, cité par L'Obs:

    L'art d'être fénéant

    « Rester au lit à ne rien faire est noble, juste et productif »,

    « Les gens qui se lèvent tôt ne sont ni en bonne santé, ni riches, ni sages. Ils sont souvent malades, pauvres et irréfléchis. Ils servent ceux qui se lèvent tard. »

    L'art d'être fénéant

     

    « Seuls les idiots travaillent tard le soir, parce qu’ils ne sont pas efficaces et qu’ils ont perdu leur temps pendant la journée. »

    L'art d'être fénéant

    Pour info, sachez que Tom Hodgkinson a publié L’Art d’être oisif dans un monde de dingue, disponible notamment chez Les Librairies indépendantes, à La Fnac ou sur Amazon. Qui sait, ça pourrait donner quelques petites idées à ceux qui songent à ralentir !


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  • La Terre contenant à peu près autant d'êtres humains que de cons, voici une réflexion beaucoup plus sérieuse et essentielle qu'il ny' paraît.

    Ayant partagé son logement avec un colocataire particulièrement irrespectueux, Maxime Rovere, philosophe, en a profité pour laisser ses émotions guider sa réflexion sur un thème universel et passionnant : les cons ! Résultat ? Très instructif.

    Que faire des cons?

    C’est instructif parce que, qu’on le veuille ou non, s’interroger sur les cons, c’est s’interroger sur soi-même (eh oui, pour rappel, nous sommes tous le con de quelqu’un). Alors, que faire face à un con ? Pourquoi en voit-on de plus en plus (notamment sur les réseaux sociaux) ? Et comment est-ce que quelqu’un d’intelligent et de parfaitement instruit peut-il être, lui aussi, un « parfait con » ? Réponses dans cette interview pas bête du tout signé France-Info. Regardez :

     

    « Il y a toujours deux cons quand on parle de connerie. Il y a celui qu’on identifie comme un objet, et celui qu’on est en train de devenir, ou de redevenir. Il faut lutter contre les deux. »

     

    « Apprendre à recevoir des leçons des autres, c’est la grande proposition du livre. Quand on est face à des gens que l’on juge moins intelligents que soi, c’est très difficile de rester intellectuellement humble. Or, c’est indispensable parce que c’est justement ce défaut d’humilité qui fait des gens les plus instruits de parfaits cons. »

    Que faire des cons?

    C’était donc ça ?!

    Que faire des cons?

    Que faire des cons pour ne pas en rester un soi même ?, le livre de Maxime Rovere, est notamment disponible sur le site de la Fnac.

    Que faire des cons?


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