• Depuis 9 mois, à Dunkerque, plus personne ne composte son billet dans le bus. Les transports sont devenus gratuits. Et l'opération a des retombées positives inattendues.

    Quand la gratuité paie

    À Dunkerque, on se déplace désormais plus volontiers en bus qu’en voiture. La raison ? Depuis 9 mois, la communauté d’agglomération de Dunkerque (Nord) a adopté la gratuité des transports, permettant aux usagers d'emprunter les bus sans débourser un sous, sept jours sur sept… Et le bilan est positif !

    Avec un centre-ville redynamisé et une fréquentation des transports publics décuplée, pas de doute, le dispositif mis en place par la ville est un véritable succès. D’un point de vue économique, social et écologique, la solution semble avoir tout bon. France Info a rencontré Patrice Vergriete, le maire de Dunkerque, qui explique vouloir ainsi emmener avec lui ses administrés sur le chemin de la transition écologique :

    Quand la gratuité paie

    « Il fallait faire évoluer les modes de déplacement. Plutôt que de le faire par la contrainte, on a souhaité le faire par l’incitation. Donner envie à la population d’accepter cette transition environnementale et énergétique. »

    Depuis que les transports urbains sont gratuits sans condition, les adeptes de la voiture sont de plus en plus nombreux à troquer leur véhicule pour un trajet en bus, et ceux qui ne pouvaient autrefois pas se le permettre sont à présent plus mobiles. En semaine, la fréquentation des bus a ainsi augmenté de 70%, et de 140% le weekend.

    Quand la gratuité paie

    Pour répondre à la demande, une nouvelle flotte de bus a été mise en place, les rotations multipliées et de grands aménagements de voirie ont également été réalisés. Partout en France, les regards se tournent vers la cité portuaire et grandes villes comme Paris, Calais ou Clermont-Ferrand envisagent de lui emboîter le pas.

    Quand la gratuité paie

    Espérons que ce bilan positif achève de les convaincre !


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  • Harcèlement scolaire : des motards escortent une collégienne à Abbeville.

    Devant des élèves surpris et impressionnés, la jeune fille est repartie sur une Harley en compagnie d'une bande de motards généreux et solidaires.

    Motards au grand cœur

    Lorsqu’un enfant est victime de harcèlement scolaire, le plus grand danger, c’est l’isolement, la solitude, le renfermement sur soi. Mais Louane, elle, n’a plus à s’inquiéter pour ça. Élève en classe de quatrième, elle a quitté son collège escortée par une bande de motards !

    Motards au grand cœur

    Ça s’est passé au collège de Ponthieu, à Abbeville. Mercredi 4 septembre, à midi, un gang de motards venus du Havre et de Paris, les Lag Spirit, ont déboulé pour accompagner la jeune fille. L’un d’eux s’est confié sur le site Actu.fr:

    Motards au grand cœur

    « Nous sommes là pour venir chercher Louanne et l’escorter jusque chez elle. Nous voulons qu’elle sache que nous sommes là pour elle, qu’on l’accompagne ainsi que ses parents. Maintenant, elle n’est plus seule et elle peut compter sur nous. »

    Motards au grand cœur

    Dans les premiers instants, Louane serait tombée en larmes avant d’être réconfortée par les motards. L’adolescente est ensuite montée à l’arrière d’une Harley au vu et au su de tous ses camarades impressionnés.

    Ce n’est pas la première fois que les Lag Spirit procèdent ainsi. En avril dernier, ils avaient notamment escorté Valentin, 12 ans, élève à Tours.

    Motards au grand cœur

    « Nous sommes principalement des fonctionnaires de police et des gendarmes. Mais quand nous intervenons, c’est au nom de l’association. Nous ne créons pas de problèmes, nous ne sommes pas des méchants. Nous sommes justes motivés par une cause noble. Nous intervenons quand une solution n’est pas trouvée et pour clôturer tout ça. »

    Motards au grand cœur

    Une belle philosophie au service d’une cause essentielle.


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  • J.ben dessine sur les plages de Charente-Maritime quelques-unes des plus belles et plus grandes toiles du monde:

     Jouer avec le sable est un jeu d’enfants ? Oui, mais pas seulement. En fait, avec l’âge, il n’y a que la taille du bac à sable qui devrait changer. Démonstration avec J.ben, dont les fresques vues du ciel sont aussi impressionnantes que magnifiques.

    Œuvres d'art sur la plage

    Inspirés par de grandes causes par l’art ou par la culture pop, J.Ben officie sur les plages de Charente-Maritime où ses créations font toujours sensation.

    J.Ben nous explique sa motivation:

    « La motivation première c’est de créer, de profiter de l’instant en pleine nature et la satisfaction de l’accomplissement lorsqu’une fresque est terminée. C’est un art qui permet vraiment de se déconnecter du monde et quelques fois la motivation peut aussi être simplement l’envie de lâcher prise pour quelques heures sur ce qui nous entoure. » 

    Œuvres d'art sur la plage

    « Il m’est arrivé d’abandonner une fresque et cela est dû à chaque fois à la météo capricieuse. Même si j’essaie de sortir sur la plage dans les meilleures conditions, il peut arriver parfois que le vent se lève violemment et avec l’aide du soleil se mette à sécher la fresque plus vite que prévu. On peut aussi se faire surprendre par la pluie bien entendu. Et je cours souvent après la marée, il ne m’est jamais arrivé de me faire rattrapé par celle-ci, mais quelques fois j’ai eu très chaud. Juste le temps de faire quelques images avant que la mer ne vienne grignoter le dessin. »

    Œuvres d'art sur la plage

    « Une fresque demande en moyenne 3h30 de travail. Cela dépend des coefficients de marée, qui peuvent laisser plus ou moins de temps pour travailler sur la plage à marée basse. »

    Œuvres d'art sur la plage

    Y a t-il un projet de qui vous résiste ou une idée de fresque ultime?

    « Il n’y a pas de fresque ultime, mais plutôt des idées, des projets qui trainent et ne demandent qu’à être réalisés. J’essaie autant que possible de proposer des choses innovantes autour de cette forme d’art, il y a eu et il y aura encore des surprises à venir ! »

    Œuvres d'art sur la plage

    Œuvres d'art sur la plage

    Œuvres d'art sur la plage

    Œuvres d'art sur la plage

    Une autre vidéo qui m'a été gentiment offerte par notre amie Marynord

    Un grand merci à elle

     


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  • À Banaue, aux Philippines, les hommes ont pris une drôle d’habitude : ils sculptent le bois pour le transformer en un véhicule à mi-chemin entre le vélo, le scooter et la trottinette. Une tradition spectaculaire et magnifique qui donne naissance à de véritables œuvres d’art, et qui suscite chaque année une folle course dans les rues de la ville.

    L'ingéniosité des aborigènes

    Loin, très loin des villes envahies par les trottinettes électriques, une tribu dont le nom signifie « peuple des montagnes » a placé le vélo au cœur du village, tel un totem. Bienvenue chez les Igolot-Garonne, grands fous de la mobilité en bois.

    Des têtes de chevaux, de lions ou de dragons pour customiser des vélos sculptés à la main dans le bois des forêts, à priori cela a tout d’un pitch de Game of Thrones version Ushuaïa. C’est pourtant tout sauf une fiction, comme en témoignent les impressionnants clichés du photographe Richard Haw, de passage aux Philippines. Alors que sa femme et lui traversent un village qu’on devine au milieu de nulle part, quelle n’est pas leur surprise de voir débouler une armée de vélos sortis d’une autre époque. C’est la tribu des Igolot-Garonne.

    L'ingéniosité des aborigènes

    Chez ces autochtones tentant de résister comme ils peuvent à la modernité (et au saccage de leurs terres), le scooter et les motos sont un signe de réussite sociale ; pour la simple et bonne raison que très peu gagnent assez d’argent pour s’en acheter. L’équivalent des Ferrari et autres Lamborghini chez les occidentaux, en somme. Afin de sublimer ce désir de possession, mais sans polluer ni dénaturer leur environnement, les Igolot-Garonne – pour qui les Dieux vivent dans des objets naturels comme les arbres – semblent donc avoir décidé de construire leurs propres Harley en bois, le tout en prenant soin de les customiser. Une version ancestrale de Pimp My Ride, pour résumer, qui donne naissance à des créations d’une beauté à tomber par terre.

    L'ingéniosité des aborigènes

    Non seulement les Igolot-Garonne sont parvenus à dépasser les modèles initiaux avec leurs vélos aux formes tribales et mystiques, mais ils organisent également des courses sur route sur l’île de Luçon, aux Philippines. Sans protection ni casque, ils s’adonnent à des remakesaborigènes de Easy Rider en tenues traditionnelles et ont même développé des pédales en bois pour ne pas se désintégrer au premier virage mal amorcé. Car les bécanes peuvent tout de même atteindre 40 km/h dans les descentes.

    L'ingéniosité des aborigènes

    Chaque « scooter » est sculpté avec soin, prenant le plus souvent l’apparence d’un animal.

    Regardez (un reportage en anglais signé Great Big Story) :

     Inutile de préciser que ces scooters mythologiques ne rejettent pas de CO2 dans l’atmosphère, ne coutent rien ni à la location ni à l’achat et, Dieu merci, ne sont pas non plus à vendre. On n’ose imaginer ce dont ils seraient capables s’ils venaient un jour à tomber amoureux des avions.

    L'ingéniosité des aborigènes

    L'ingéniosité des aborigènes

    Pourvu que cette tradition survive à la modernité.


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