• J.ben dessine sur les plages de Charente-Maritime quelques-unes des plus belles et plus grandes toiles du monde:

     Jouer avec le sable est un jeu d’enfants ? Oui, mais pas seulement. En fait, avec l’âge, il n’y a que la taille du bac à sable qui devrait changer. Démonstration avec J.ben, dont les fresques vues du ciel sont aussi impressionnantes que magnifiques.

    Œuvres d'art sur la plage

    Inspirés par de grandes causes par l’art ou par la culture pop, J.Ben officie sur les plages de Charente-Maritime où ses créations font toujours sensation.

    J.Ben nous explique sa motivation:

    « La motivation première c’est de créer, de profiter de l’instant en pleine nature et la satisfaction de l’accomplissement lorsqu’une fresque est terminée. C’est un art qui permet vraiment de se déconnecter du monde et quelques fois la motivation peut aussi être simplement l’envie de lâcher prise pour quelques heures sur ce qui nous entoure. » 

    Œuvres d'art sur la plage

    « Il m’est arrivé d’abandonner une fresque et cela est dû à chaque fois à la météo capricieuse. Même si j’essaie de sortir sur la plage dans les meilleures conditions, il peut arriver parfois que le vent se lève violemment et avec l’aide du soleil se mette à sécher la fresque plus vite que prévu. On peut aussi se faire surprendre par la pluie bien entendu. Et je cours souvent après la marée, il ne m’est jamais arrivé de me faire rattrapé par celle-ci, mais quelques fois j’ai eu très chaud. Juste le temps de faire quelques images avant que la mer ne vienne grignoter le dessin. »

    Œuvres d'art sur la plage

    « Une fresque demande en moyenne 3h30 de travail. Cela dépend des coefficients de marée, qui peuvent laisser plus ou moins de temps pour travailler sur la plage à marée basse. »

    Œuvres d'art sur la plage

    Y a t-il un projet de qui vous résiste ou une idée de fresque ultime?

    « Il n’y a pas de fresque ultime, mais plutôt des idées, des projets qui trainent et ne demandent qu’à être réalisés. J’essaie autant que possible de proposer des choses innovantes autour de cette forme d’art, il y a eu et il y aura encore des surprises à venir ! »

    Œuvres d'art sur la plage

    Œuvres d'art sur la plage

    Œuvres d'art sur la plage

    Œuvres d'art sur la plage

    Une autre vidéo qui m'a été gentiment offerte par notre amie Marynord

    Un grand merci à elle

     


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  • À Banaue, aux Philippines, les hommes ont pris une drôle d’habitude : ils sculptent le bois pour le transformer en un véhicule à mi-chemin entre le vélo, le scooter et la trottinette. Une tradition spectaculaire et magnifique qui donne naissance à de véritables œuvres d’art, et qui suscite chaque année une folle course dans les rues de la ville.

    L'ingéniosité des aborigènes

    Loin, très loin des villes envahies par les trottinettes électriques, une tribu dont le nom signifie « peuple des montagnes » a placé le vélo au cœur du village, tel un totem. Bienvenue chez les Igolot-Garonne, grands fous de la mobilité en bois.

    Des têtes de chevaux, de lions ou de dragons pour customiser des vélos sculptés à la main dans le bois des forêts, à priori cela a tout d’un pitch de Game of Thrones version Ushuaïa. C’est pourtant tout sauf une fiction, comme en témoignent les impressionnants clichés du photographe Richard Haw, de passage aux Philippines. Alors que sa femme et lui traversent un village qu’on devine au milieu de nulle part, quelle n’est pas leur surprise de voir débouler une armée de vélos sortis d’une autre époque. C’est la tribu des Igolot-Garonne.

    L'ingéniosité des aborigènes

    Chez ces autochtones tentant de résister comme ils peuvent à la modernité (et au saccage de leurs terres), le scooter et les motos sont un signe de réussite sociale ; pour la simple et bonne raison que très peu gagnent assez d’argent pour s’en acheter. L’équivalent des Ferrari et autres Lamborghini chez les occidentaux, en somme. Afin de sublimer ce désir de possession, mais sans polluer ni dénaturer leur environnement, les Igolot-Garonne – pour qui les Dieux vivent dans des objets naturels comme les arbres – semblent donc avoir décidé de construire leurs propres Harley en bois, le tout en prenant soin de les customiser. Une version ancestrale de Pimp My Ride, pour résumer, qui donne naissance à des créations d’une beauté à tomber par terre.

    L'ingéniosité des aborigènes

    Non seulement les Igolot-Garonne sont parvenus à dépasser les modèles initiaux avec leurs vélos aux formes tribales et mystiques, mais ils organisent également des courses sur route sur l’île de Luçon, aux Philippines. Sans protection ni casque, ils s’adonnent à des remakesaborigènes de Easy Rider en tenues traditionnelles et ont même développé des pédales en bois pour ne pas se désintégrer au premier virage mal amorcé. Car les bécanes peuvent tout de même atteindre 40 km/h dans les descentes.

    L'ingéniosité des aborigènes

    Chaque « scooter » est sculpté avec soin, prenant le plus souvent l’apparence d’un animal.

    Regardez (un reportage en anglais signé Great Big Story) :

     Inutile de préciser que ces scooters mythologiques ne rejettent pas de CO2 dans l’atmosphère, ne coutent rien ni à la location ni à l’achat et, Dieu merci, ne sont pas non plus à vendre. On n’ose imaginer ce dont ils seraient capables s’ils venaient un jour à tomber amoureux des avions.

    L'ingéniosité des aborigènes

    L'ingéniosité des aborigènes

    Pourvu que cette tradition survive à la modernité.


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  • Il était le seul à vouloir s'installer sur l'île d'Ouessant en tant qu'instituteur. Huit ans plus tard, il ne regrette rien.

    Lorsqu’il accepte un poste d’instituteur sur l’île d’Ouessant il y a huit ans, Timothée Priol ne pensait pas y rester aussi longtemps. Finalement, le cadre exceptionnel et la proximité avec les habitants l’ont convaincu de s’installer pour de bon.

    Celui qui ne regrette pas son choix

    C’est un peu le bout du monde. L’île d’Ouessant, située à une vingtaine de kilomètres des côtes du Finistère, est une des îles les plus sauvages de la région. Avec moins de 1 000 habitants, c’est aussi un territoire peu peuplé qui peine parfois à attirer les professionnels, médecins ou instituteurs. Pour ces derniers, affectés ici ou là par leur académie, enseigner en zone rurale est parfois vu comme une punition.

    Pas pour Timothée. Il vient d’obtenir le concours d’enseignant des écoles lorsqu’on lui propose à lui et aux autres diplômés de sa promotion un poste à Ouessant. Si ses camarades hésitent, lui finit par accepter le poste. C’était il y a huit ans, et depuis, le maître rock’n’roll de l’île ne l’a jamais regretté.

    Rencontré par l’équipe de Brut, il raconte :

    « J’aime bien les petits microcosmes où tout le monde se connaît, tout le monde se salue, tout le monde est bienveillant les uns envers les autres. »

    Celui qui ne regrette pas son choix

    « Dans les plus grandes villes, on perd peut-être un peu le rapport de proximité qu’on peut avoir avec les élèves, les parents et même la mairie avec laquelle je travaille beaucoup pour tout ce qui touche à la gestion de l’école. »

    Celui qui ne regrette pas son choix

    De quoi alimenter la légende du « plus beau métier du monde ».


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  • « Où la terre touche les nuages », un documentaire à la découverte d'une autre vision de la vie, une porte ouverte sur un monde entre deux mondes.

    Où la terre touche les nuages

    Afin de trouver du temps, réfléchir et donner du sens à sa vie, Aude Joël, 33 ans, a décidé de faire une pause aussi bien professionnelle que personnelle pour découvrir de nouvelles façons de faire et de voir le monde. Elle est donc partie à la découverte d’endroits reculés, et de personnes qui ont fait le cheminement de la solitude et de la quête de soi. C’est ainsi qu’est née l’idée du projet de documentaire « Où la terre touche les nuages » : à la rencontre de bergers, au cœur des montagnes françaises.

    Où la terre touche les nuages

    Pouvez vous nous présenter votre projet?

    Le documentaire « Où la terre touche les nuages » est une porte entrouverte sur le monde de ces jeunes bergers et bergères, et le long travail de réflexion et de construction d’eux-mêmes qui les a menés dans les alpages.

    « Chacun à leur manière, ils ont affronté leurs peurs, accepté de se regarder en face tels qu’ils sont, et ont fait des choix de vie parfois durs, mais toujours réfléchis et conscients. »

    Les côtoyer durant plusieurs semaines a fait naître de nombreux questionnements en moi : pourquoi ces êtres, auxquels je peux facilement m’identifier, ont-ils fait ce choix de vie ? Ils me parleront de leur histoire, de leur vision de la vie, de leur rapport à la nature, de ces deux mondes qu’ils chevauchent, celui d’en haut, débranché, et celui d’en bas, connecté, et comment ils passent de l’un à l’autre.

    Où la terre touche les nuages

    De nos nombreux échanges aux sommets des crêtes naît l’idée de ce documentaire. De la confrontation de nos points de vue s’impose la certitude que leur histoire est riche d’enseignements pour toute une génération, et mérite d’être racontée et écoutée.

    « Où la terre touche les nuages », c’est l’entrée dans l’intimité et la tête de représentants de toute une génération qui se pose des questions. C’est aussi présenter une alternative à cette course contre les autres et surtout à cette course contre soi-même, une parmi tant d’autres.

    Où la terre touche les nuages

    Aude Joël explique :

    « Du haut de mes 33 ans, j’observe un monde en changement. La société industrielle et de consommation a connu un âge d’or suivi de grandes désillusions. Les nouvelles technologies viennent aujourd’hui bouleverser notre quotidien et notre intimité. Notre paraître devient plus important que notre être. Pour beaucoup, cela se caractérise par une perte de repères généralisée, une perte de sens. »

    Présentation en images par Aude et ses proches :

     

    Pourquoi avoir voulu vous lancer dans cette aventure?

    Ce projet de documentaire, c’est la croisée des chemins entre des envies de parler de sens et de construction de soi comme écho aux questions que je me pose, entre la rencontre avec une communauté de bergers et bergères ouverts sur le monde, dont la tête est dans les nuages mais dont les pieds sont fermement ancrés dans le sol. C’est aussi une histoire de bon timing.

    Où la terre touche les nuages

    C’est au cœur des montagnes françaises que l’étincelle a eu lieu. J’ai rencontré ces bergers et bergères d’un genre nouveau, qui pensent le monde différemment. J’ai rencontré des jeunes gens qui font preuve d’une maturité hors du commun, presque sages malgré eux, qui portent des messages et des valeurs qui résonne fortement dans le contexte contrasté d’aujourd’hui. Ce projet s’imposait alors comme une évidence : j’avais un documentaire sur leur histoire.

    Où la terre touche les nuages

    Le message que vous souhaitez faire passer?

    L’ambiance des alpages de mes bergers est particulière : magique grâce à ses paysages, son silence, sa solitude choisie, et dure aussi car les montagnes sont capricieuses : des reliefs accidentés et souvent dangereux, un climat rude et instable ; orages, froid, vent… Dans cette parenthèse, dans ce monde entre deux mondes, ce documentaire est l’occasion de repenser notre rapport à la société, aux autres, à soi et de prendre le temps de s’interroger, de lâcher prise et de privilégier l’être sur l’avoir.

    Où la terre touche les nuages

    Ce film, sera l’éloge de la lenteur, du moment présent, de l’attention aux détails, tout en subtilité et en douceur, en prenant son temps et de façon bienveillante.

    Où la terre touche les nuages

    Afin de vous donner un avant-goût de ce documentaire à venir, on vous laisse découvrir ces quelques images pleines de douceur et de sérénité :

    Où la terre touche les nuages

    Où la terre touche les nuages


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