• La France ayant souvent guerroyé, elle compte plus de 150 000 monuments aux morts. Et parmi eux, savez-vous combien sont considérés comme pacifistes ? Quelques dizaines seulement. Alors que notre pays se rappelle ses morts, l’occasion est trop belle, pour une fois, de mettre en lumière ces quelques monuments qui dénoncent la guerre plutôt que de la glorifier.

    Que maudite soit la guerre

    Rien que la Première Guerre mondiale a fait tomber 1 350 000 français. Une hécatombe sans nom qui valait bien un hommage. Seulement voilà, trop souvent, pour que ces morts aient un sens, on a cru devoir célébrer l’art et la nécessité de la guerre. À l’époque, raconte l’historienne Annette Becker dans L’Express.

     « dire que la guerre en soi est une mauvaise chose et ne devrait jamais exister, c’était renier la mémoire de ceux morts au front. »

    Résultat, seules une poignée communes ont osé contrevenir à cet état d’esprit et honorer leurs morts tout en maudissant la guerre. Quelques exemples :

    À Royère-de-Vassivière (Creuse)

    Sur la sépulture de Félix Baudy, soldat fusillé pour l’exemple en 2015 :

    « Maudite soit la guerre, maudits soient les bourreaux. Baudy n’st pas un lâche, mais un martyr. »

    Gentioux (Creuse)

    Sur le monument, un orphelin lève le point, le regard porté sur 58 noms, avec l’inscription suivante :

    « Maudite soit la guerre. »

    Que maudite soit la guerre

     Sainte-Savine (Aube)

    Inauguré le 12 novembre 1922, ce monument recense les morts de la commune ainsi que ceux de La-Rivière-du-Corps, la commune voisine. En haut de sa face sud, ces quatre mots :

    « Guerre à la guerre. »

    Rocles (Allier)

    Sous un visage d’enfant, cette inscription :

    « Apprenons à supprimer la guerre. »

    Meillard (Allier)

    Sur le monument aux morts, une plaque :

    « Maudite soit la guerre et ses auteurs. »

    Lezoux (Puy de Dôme)

    « Aux enfants de Lezoux, victimes de la guerre, à ceux qui ont combattu pour l’abolir. »

    Saint-Appolinaire (Rhône)

    Ici, le monument porte la célèbre phrase de Paul Valéry :

    « La guerre est le massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui, eux, se connaissent mais ne se massacrent pas. »

    Saint-Martin-d’Estréaux (Loire)

    Trois inscriptions sur le même monument :

    « Si vis pacem, para pacem (si tu veux la paix, prépare la paix). »

    « Maudite soit la guerre et ses auteurs. »

    « les Innocents au poteau d’exécution. »

    Dardilly (Rhône)

    « Contre la guerre, à ses victimes, à la fraternité des Peuples. »

    Que maudite soit la guerre

    « Que l’avenir console la douleur. »

    Éguzon-Chantôme (Indre)

    Cette citation d’Horace :

    « Bella matribus detestata » (Les mères détestent la guerre).

    Tournecoupe (Gers)

    « Avec l’espoir qu’il n’y aurait plus de guerre. »

    Avion (Pas-de-Calais)

    « La ville d’Avion à ses enfants, victimes civiles et militaires. Tu ne tueras point. »

    Equeurdeville (Manche)

    Que maudite soit la guerre

    « Que maudite soit la guerre. »

     Clans (Alpes-Maritimes)

    « Maudits soient les responsables de la guerre et honneur à ceux qui ont travaillé pour la paix. »

    Mazaugues (Var)

    Citant successivement Marx et Jean Jaurès :

    « L’Union des Travailleurs fera la paix dans le monde / L’Humanité est maudite si, pour faire preuve de courage, elle est condamnée à tuer éternellement. »

    Gy l'Évêque

    Que maudite soit la guerre

    Que maudite soit la guerre

    Que maudite soit la guerre

    Une page Wikipédia recense tous les monuments aux morts pacifistes de France, d’Allemagne, de Belgique et d’autres pays. C’est ici.

    On a trop souvent voulu donner un sens à la guerre pour donner un sens à la mort. Il est pourtant possible d’honorer les disparus sans glorifier ce qui les a tués. Ces monuments en sont la preuve. 


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  •  CE BOULANGER CULTIVE UN BLÉ DU MOYEN ÂGE POUR EN FAIRE UN PAIN PAUVRE EN GLUTEN.

    Grâce à une variété de blé remise en terre par son père il y a quelques années, Paul fabrique désormais sa propre farine et son propre pain.

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    Pour manger mieux, peut-être faudrait-il commencer par produire autrement. C’est le choix qu’a fait Paul, un paysan-boulanger qui, près de Nîmes, fabrique son pain à partir d’un blé datant du Moyen Âge.

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    Ce blé très ancien, c’est la Touzelle. Tombé dans l’oubli, il a été redécouvert par Henri, le père de Paul, il y a quelques années. Depuis, notre boulanger en cultive sur 3 hectares, ce qui lui permet de fabriquer sa propre farine dans son propre moulin, et de faire cuire son propre pain, un pain rare et particulièrement pauvre en gluten. Regardez (un reportage signé France 3 Occitanie) :

     

    Henri, le père de Paul :

    « J’ai semé à la main, d’abord dans mon jardin, puis après un peu plus grand, puis je récoltais à la faucille. »

    L’histoire commence il y a 20 ans, quand le père de Paul, Henri découvre la graine de blé dans des ouvrages anciens. Il décide alors de la cultiver. Henri trouve des graines au conservatoire de l’INRA, il se lance alors dans la culture, exactement comme à l’époque, sauf qu’aujourd'hui elle a une particularité, elle est bio !

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    Il faudra attendre environ sept pour qu’Henri produise sa première farine avec cette graine de blé. Puis en 2009, il passe la main à son fils Paul, qui maintenant moud son blé dans son propre moulin.

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    Henri a créé une association qui permet de diffuser des graines de cette variété ancienne a d’autres artisans. Quant à Paul, lui, vend les petits pains.

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    Un travail de patience et de passion qui, aujourd’hui, permet d’alimenter des supermarchés bio en pains sûrs et sains. Un immense bravo.


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  • À force de voir des gamins scotchés à leurs écrans, on en oublierait presque comment les enfants d'autrefois occupaient leur temps. Petit rappel.

    À quoi jouaient les enfants avant que les écrans n’envahissent leur quotidien ?

    Marelle, élastique, colin maillard… autant de jeux simples et désuets qui faisaient autrefois le bonheur des bambins et qui pourraient bien revenir au goût du jour, regardez ces quelques images.

    Comment jouait on autrefois?

    Comment jouait on autrefois?

    Comment jouait on autrefois?

    L’idée n’est pas de dire que c’était mieux avant ni que les écrans sont à bannir, mais sur ce point, le passé peut aider.

    Comment jouait on autrefois?

    Comment jouait on autrefois?

    Comment jouait on autrefois?

    Comment jouait on autrefois?

    Non pas parce que ces jeux seraient nécessairement mieux que les jeux vidéos, mais parce qu’ils ne pouvaient se jouer qu’à plusieurs et au grand air, encourageant ainsi les mômes à se rencontrer et à sortir de chez eux.

    Comment jouait on autrefois?

    Comment jouait on autrefois?

    Comment jouait on autrefois?

    Comment jouait on autrefois?

    Comment jouait on autrefois?

    Que ces quelques photos rappellent de bons souvenirs aux parents, c’est bien, mais si elle pouvait aussi donner des idées aux enfants, ça serait encore mieux.


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  • Interrogé en 1976, cet Indien d'Amérique évoquait la difficulté de défendre des valeurs dans une société corrompue par l'argent et l'individualisme.

    Quand l’homme, piégé par un individualisme forcené, saccage sa planète en échange de quelques billets, c’est qu’il est grand temps de revenir à l’essentiel. Mais l’essentiel, c’est quoi ? Pour répondre à cette question fondamentale, réécoutons les paroles de Russel Means, un indien d’Amérique qui, en 1976, avait déjà tout compris.

    Cette année-là, ce Sioux Oglala avait été interrogé par la télévision française. L'Ina a ressorti cette archive… et il a bien eu raison. Écoutez, car ce petit discours résume très bien quelques-unes des réalités de ce monde :

     

    « C’est trop facile d’être blanc dans ce monde. Pour eux, ce qui compte, c’est l’argent et ce qu’ils appellent les plaisirs de la vie. Alors que pour nous, le plaisir, c’est cette vie qui nous entoure. La vie, c’est l’herbe qui pousse, ce sont nos proches, les nuages, les oiseaux, toutes les choses vivantes qui font notre famille. C’est cela la beauté.

    Où se trouve la beauté du monde

    L’homme blanc dit qu’il faut exploiter toutes ces choses pour en tirer du plaisir. C’est du pur égoïsme.

    Où se trouve la beauté du monde

    C’est si facile d’être blanc, de trouver du travail, de ne penser qu’à l’argent. On commence alors à mettre des barrières autour de sa maison. Des barrières autour de sa ville. Des barrières autour de son pays. En fait, on met des barrières autour de soi-même.››

    Où se trouve la beauté du monde

    Russel Means, qui s’était notamment fait connaître pour son rôle dans Le Dernier des Mohicans, est mort le 22 octobre 2012 à l'âge de 72 ans. Mais son discours, lui, ne doit pas s’éteindre.


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