• Partager un repas pour seulement deux euros, c’est possible. Créés par l’association Habitat et Humanisme, les « Escales Solidaires », à Lyon sont des lieux de partage et de convivialité qui positionnent le lien social au cœur de leurs priorités.

    Un repas pour 2 euros

    C’est en mai 2018 que naît la première « Escales Solidaires » dans le sixième arrondissement lyonnais. Une table d’hôte pas comme les autres, où l’accueil se veut « inconditionnel ». On y retrouve aussi bien des personnes en situation de précarité que des riverains en quête de convivialité. Tout se beau monde se réunit pour préparer un repas avec les bénévoles de l’association avant de partager un moment ensemble.

     

    Une table d'hôtes "solidaire" ouverte à tous. On y mange pour 2 euros, fromage et café compris. L'objectif: faire se rencontrer "deux mondes". Un défi.

    Nassira annonce à la criée le menu: "salade mixte, poulet rôti accompagné de purée de patate douce, champignons et carottes à la crème, fromage et salade de fruits".

    La cheffe du jour, Dominique Jacotet, est "très légumes, fruits, herbes fraiches et épices". Les amateurs de "chips-saucisson" repasseront: "ça la déprime".

    Un repas pour 2 euros

    De dehors, l'endroit ressemble un énième café cosy, mais ici tout a été chiné ou récupéré.

    Servis au moins quatre fois par semaine, les repas sont confectionnés uniquement avec des produits de la banque alimentaire et "on ne met pas les pieds sous la table !", prévient Mélanie Dagneau, un des deux salariés du lieu.

    Chaque convive - le restaurant peut en accueillir trente - doit aider en cuisine, débarrasser, passer un coup sur la table ou faire la plonge. Tous, sauf Paulette Boiraud.

    Paulette n'a pas quitté son bonnet gris ni son étole brillante. "Quand je viens ici, je n'ai pas de courses à faire. Je me traîne maintenant. Et c'est plus agréable de manger avec du monde", confie cette frêle dame de 94 ans qui vit dans une résidence municipale à quelques pas.

    Un repas pour 2 euros

    "Le repas est une méthode d'accroche et un créateur de lien", poursuit M. Dulin. Car l'Escale propose des ateliers d'insertion, coiffure, couture et fait venir des recruteurs. Ce n'est pas un accueil de jour pour SDF mais un lieu chaleureux où il est possible de reprendre confiance en soi.

    Dans les escales, tout le monde est le bienvenu.
    Avec les tables d'hôtes comme moteur de rencontre, les Escales Solidaires sont destinées à toutes les personnes seules qui ressentent l'envie de s'y rendre : pour les ateliers, pour les repas à 2 euros ou simplement pour passer un moment chaleureux.

    Un repas pour 2 euros

    L’objectif est de lutter contre la solitude, l’exclusion, la perte d’un logement, le chômage, la perte d’un emploi… C'est un lieu ressource de quartier qui favorisent l'insertion et le lien social des habitants. Il a pour objectif :
    - de bien vivre dans son quartier en favorisant la mixité sociale.
    - de lutter contre des situations d’isolement et de solitude en recréant du lien social.
    - d’être un lieu d'accompagnement dans son parcours d’insertion sociale et professionnelle.

    Un repas pour 2 euros

    En dehors des repas, les espaces sont utilisés pour des activités d’accompagnement, d’inclusion et d’insertion aussi bien sociale que professionnelle. Entre activités ludiques (jeux de cartes, jeux de société, théâtre, chorale …), interventions d’écrivains publics, de coiffeurs, d’esthéticiens ou accompagnement dans la recherche d’emploi, tout est pensé pour faire des « Escales Solidaires » un véritable espace de vivre-ensemble.

    Un repas pour 2 euros

    L’association Habitat et Humanisme ambitionne d’étendre son concept dans les années à venir et espère ouvrir cinq nouvelles adresse d’ici trois ans.

    Un repas pour 2 euros

    Cuisiner et s’attabler ensemble… y’a-t-il plus beau vecteur de lien social ?

    Un repas pour 2 euros


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  • Alors que lsa sécheresse fait rage, des milliers de fermiers sont à bout de souffle. Amitabh Bachchan, qui n'a pas ces problèmes, a décidé de les aider.

    Quand la fortune des uns combat la misère des autres, on ne peut qu’applaudir. En Inde, un acteur célèbre a décidé d'employer une part de sa richesse au remboursement de la dette de 1 398 fermiers gravement touchés par la sécheresse. Lumière sur un geste exemplaire.

    Quand la fortune combat la misère

    En novembre dernier, comme la relevé le site Aleteia, Amitabh Bachchab (75 ans) a annoncé avoir réglé lui-même la somme que ces fermiers devaient à l’État indien.

    « Mon action est motivée par le désir d’ôter certaines des charges dont les fermiers continuent de souffrir… »

    Montant de l’ardoise effacée ? 500 000€, intégralement payés par l’acteur.

    Depuis 1995, 300 000 fermiers indiens se seraient donnés la mort, étranglés par les sécheresses successives et des dettes faramineuses. Le geste d’Amitabh Bachchan est donc bien plus qu’un simple coup de pub.

    Quand la fortune combat la misère

    Voilà ainsi à quoi pourait servir l’argent.

    Bravo à ce Monsieur.


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  • Que se passe-t-il quand une marque décide de donner plus de moyens financiers à une ONG en créant une activité rentable et pérenne ? Aujourd’hui, on vous propose de découvrir Hindbag, une marque d’accessoires et cadeaux textile née d’un constat et d’une question courante : les ONG font beaucoup et avec peu de moyens… comment faire pour les aider sur le long terme ?

    Créée il y a 4 ans, la marque Hindbag est le fruit d’un lien unique et authentique avec une ONG indienne, le Swami Sivananda Memorial Institute (SSMI).

    Le cadeau éthique pour Noël

    Conçus en France, les accessoires et cadeaux personnalisables Hindbag (trousses, tote bags, carnets, housses de coussin, pochons) sont fabriqués par les femmes de l’association SSMI, en Inde, et permettent de financer les activités de l’ONG qui oeuvre pour l’émancipation des femmes défavorisées de Dehli, dans le quartier de Punjabi Bagh, et la scolarisation de leurs enfants.

    Le cadeau éthique pour Noël

    Un sujet primordial au sein du pays :

    « Grâce à notre détermination et à la fidélité de notre communauté, c’est ensemble que nous pouvons aujourd’hui aider l’ONG à développer son action sociale. »

    Le cadeau éthique pour Noël

    Comme nous le confie Pierre Monnier, cofondateur d’Hindbag : ce n’est pas seulement une marque :

    « Hindbag, ce n’est pas seulement une marque.

    Ce sont des femmes et des hommes animés par l’envie permanente d’aider des personnes dans le besoin, en France et en Inde.

    Ce sont 74 femmes qui peuvent aujourd’hui vivre dans des conditions de vie saines que ce soit au niveau de l’alimentation, de l’hygiène et de leur vie sociale.

    Ce sont des enfants à qui on offre des perspectives d’avenir.

    C’est aussi des milliers de personnes chaque jour qui aident à faire de ce projet social et solidaire une réalité.

    C’est le petit cadeau qui essaie de donner le sourire, tout en faisant une bonne action, puisque 40% du prix des produits est dédié à l’ONG.

    C’est finalement une vision de l’éthique : un produit qui donne le sourire à celle qui le fabrique et celui ou celle qui le reçoit ! »

    La marque œuvre chaque jour pour proposer des produits de qualité, à des prix abordables, pour toutes les occasions : Noël, Fête des Mères, Fête des Pères, ou autres anniversaires.

    Le cadeau éthique pour Noël

    Une réalité qui n’aurait pas pu voir le jour sans les femmes de l’ONG qui accompagnent la marque depuis ces d’années. Cette confiance mutuelle permet aujourd’hui de proposer toujours plus de produits… Des modèles pour tous les goûts et tous les budgets qui parleront à tous.

    Le cadeau éthique pour Noël

    « Le meilleur reste à venir, nous en sommes persuadés, mais l’aventure n’a de goût que si elle est partagée. »

    Pour découvrir les produits de la marque Hindbag, vous pouvez retrouver l’ensemble du catalogue sur la boutique en ligne


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  • Initié par Les amis d’Enercoop, fournisseur de l’électricité d’origine 100% renouvelable, le programme Énergie Solidaire est un fonds de dotation qui accompagne et finance les associations de terrain qui luttent contre la précarité énergétique.

    La précarité énergétique n'est pas une fatalité

     Kevin Chaplais, responsable du programme, nous en dit plus.

     

    Depuis 2017, Énergie Solidaire, « excroissance » solidaire – comme son nom l’indique – du fournisseur d’énergie 100% renouvelable et militant Enercoop, collecte les micro-dons sur facture des clients de ce dernier pour alimenter un fonds de dotation dédié à la lutte contre la précarité énergétique.

    La précarité énergétique n'est pas une fatalité

    Tous les mois, de manière indolore (mais visible en termes de résultats, comme vous le lirez plus bas), les client.e.s volontaires d’Enercoop donnent un ou deux centimes (ou plus) par kilowatt/heure consommé, ce qui représente quelques euros en fin de mois, pour abonder le fonds de dotation Énergie Solidaire qui, à son tour, finance des associations présentes sur le territoire pour lutter contre la précarité énergétique dont souffrent 12 millions de personnes en France.

    La précarité énergétique, c’est quoi ?

    Selon la loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement, « est en situation de précarité énergétique une personne qui éprouve dans son logement des difficultés particulières à disposer de la fourniture d’énergie nécessaire à la satisfaction de ses besoins élémentaires en raison de l’inadaptation de ses ressources ou conditions d’habitat ».

    Une définition moins officielle indique qu’est en situation de précarité énergétique un ménage qui dépense plus de 10% de son revenu dans la fourniture d’énergie et/ou qui n’atteint pas les 18°C de température dans son logement.

    La précarité énergétique n'est pas une fatalité

    Comment fonctionne Énergie Solidaire ?

    Énergie Solidaire travaille avec les acteurs de la solidarité de dimension nationale, comme la fédération Solilah (Solidaires pour l’Habitat), la fondation Abbé Pierre et l’ANSA (Agence nouvelle des solidarité actives), qui connaissent et comprennent parfaitement les enjeux territoriaux de la précarité énergétique. Ces organismes orientent ainsi les dons d’Énergie Solidaire auprès des acteurs associatifs de terrain qui en ont besoin. « Des associations qui ont besoin d’argent, il y en a une multitude sur le territoire. C’est pourquoi le choix de l’allocation de fonds, nous souhaitons le faire avec ces structures qui connaissent le terrain et nous guident, parce que nous ne sommes pas des experts de ces questions », explique Kevin.

    La précarité énergétique n'est pas une fatalité

    Trois associations accompagnées en moins d’un an 

    Enerterre, association qui fait de l’auto-réhabilitation accompagnée et qui permet à des ménages de bénéficier de l’aide d’artisans, de bénévoles et de matériaux « recyclés » d’autres chantiers à proximité et/ou écologiques dans leurs travaux de rénovation thermique. Une manière de minimiser les coûts pour assurer une meilleure isolation thermique de l’habitat des personnes en difficulté financière.

    La précarité énergétique n'est pas une fatalité

    L’AAGDA (Association Aide et Garde à Domicile de l’Aisne) qui aide les travailleur.euse.s sociaux de l’association à repérer, chez les personnes qu’ils.elles accompagnent, celles qui sont en situation de précarité énergétique pour pouvoir les soutenir et les orienter dans les démarches pour en sortir.

    Camel (Collectif pour l’Amélioration Énergétique du Logement), une association qui fait du tiers financement, c’est-à-dire qui permet d’avancer les fonds nécessaires à la réalisation de travaux de rénovation énergétique pour les personnes en difficulté financière. En effet, le dispositif d’État d’aide à la rénovation énergétique des bâtiments est intéressant dans le sens où il rembourse deux tiers du montant des travaux – ce qui est une bonne chose – mais seulement après travaux.

    La précarité énergétique n'est pas une fatalité

    Les donateurs ont accès aux informations relatives à leurs dons telles que les associations bénéficiaires, le montant alloué ou encore la nature du projet. Une démarche d’utilité publique qui bénéficie à l’ensemble des personnes en situation de précarité énergétique, qu’elles soient clientes Enercoop ou pas. Pas de sectarisme dans la solidarité.

    La précarité énergétique n'est pas une fatalité


    Si vous connaissez des personnes dans cette situation – qui parfois n’en n’ont pas conscience – ou des associations spécialisées dans le domaine qui auraient besoin d’un coup de pouce, voilà un acteur fiable de la solidarité de plus.

    La précarité énergétique n'est pas une fatalité

    Un cinquième de la population sur le bord de la route

    Énergie Solidaire est donc un acteur de la transition énergétique puisque l’une des causes principales de la précarité énergétique, c’est le nombre élevé de logements dont l’isolation thermique est médiocre, les fameuses passoires énergétiques. Contribuer à financer, à sa modeste mesure et par le truchement d’associations de terrain compétentes, les travaux de rénovation énergétique de logements et bâtiments, c’est, en plus d’assurer des conditions de vie décentes aux plus précaires, garantir une consommation énergétique modérée sur le long terme. Et « pour aller au bout de ses objectifs, la transition énergétique ne peut pas laisser un cinquième de la population sur le bord de la route », conclut Kevin, calme et résolu.

    La précarité énergétique n'est pas une fatalité

    Voilà qui est dit, et bien dit.

    La précarité énergétique n'est pas une fatalité


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