• Pour faciliter l'accès de leur magasin au plus grand nombre, les gérants ont pris une nouvelle habitude assez surprenante mais bienvenue.

    Et si l’on plongeait les supermarchés dans la pénombre ? L’idée peut paraître saugrenue mais, en vérité, elle est tout simplement géniale. Au Super U de Thourotte (Oise), chaque mardi de 13h30 à 15h30, les lumières du magasin sont éteintes et tous les bruits sont réduits à leur minimum. Objectif : s’adapter aux personnes atteintes d’autisme ou de troubles cognitifs et leur permettre de faire leurs courses dans les meilleures conditions possibles. Lumière sur une idée en or.

    Pour aider les clients autistes

     

    L’information est relayée par un article du Parisien daté du 4 juin 2019. David et Nadia Blaise, les gérants du supermarché, ont décidé de prendre cette nouvelle habitude sur les conseils d’une association baptisée Éclosion Bleue. L’idée est d’apporter le maximum de sérénité aux usagers qui en ont besoin.

    Pour aider les clients autistes

    « Ce n’est pas difficile de couper les lumières et le son. Bien entendu, les vitrines réfrigérées sont toujours éclairées. On n’est pas dans le noir complet, il y a beaucoup d’ouvertures et de lumière naturelle. »

    Pour aider les clients autistes

    Ajoutez un peu de silence à cette obscurité (pas de musique et pas d’annonce au micro) et les personnes autistes, à qui l’on offre un plan du magasin pour pouvoir aller directement à l’essentiel, peuvent faire leurs achats en toute sérénité.

    Pour aider les clients autistes

    Tout le monde y gagne, notamment les parents d’enfants autistes qui, désormais, peuvent enfin faire leurs courses en famille plutôt que d’y aller séparément. Et puis, comme le souligne Le Parisien, même les clients non concernés semblent y trouver leur compte et apprécier « l’ambiance plus sereine, plus apaisée. »

    Pour aider les clients autistes

    Une sorte de retour au minimalisme qui, finalement fait du bien à tout le monde.


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  • Grenoble, Les élus de la ville ont décidé de frapper fort. Objectif : que plus personne ne se retrouve à la rue, même en cas de loyers impayés.

    Protection des plus faibles

    Bientôt, à Grenoble, plus personne ne pourra être mis à la rue sans qu’une solution de relogement ne soit proposée. Ainsi en a décidé le conseil municipal de la ville. Lumière sur une initiative inédite dans la lutte contre la misère sociale.

    Protection des plus faibles

    Cet arrêté, dit de « non-mise à la rue », a été voté ce lundi 13 mai et devrait être signé dans les jours qui viennent. Dès sa mise en application, il s’appliquera, précise France 3, aux logements privés, aux HLM, aux foyers, aux squats, aux hôtels, aux campings…

    Protection des plus faibles

    Voici ce que dit précisément le texte :

    « Il ne sera procédé à aucune expulsion sur le territoire de la commune tant qu’il n’aura pas été fourni au Maire ou à son représentant qualifié, la justification que le relogement de la personne expulsée et de sa famille aura été assuré. »

    Protection des plus faibles

    Cette mesure forte répond à l’explosion du nombre d’expulsions locatives (+ 46% en 10 ans). Voilà des mois que les associations Droit au logement (DAL) et Front contre les expulsions réclamaient cet arrêté par des manifestations, des courriers et des occupations de bâtiments.

    Protection des plus faibles

    Pleurer sur le sort des sans-abri, c’est bien. Faire en sorte que plus personne ne se retrouve à la rue, c’est beaucoup mieux. Bravo Grenoble.


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  • Notre-Dame, la fondation Abbé Pierre s'adresse aux riches donateurs.

    "Nous sommes très attachés au lieu des funérailles de l’abbé Pierre. Mais nous sommes également très attachés à son combat."

    On peut se poser la question

    Donner des centaines de millions d’euros pour reconstruire un lieu où les croyants pourront prier pour les plus pauvres, c’est bien. Mais si l’on pouvait aussi donner un peu d’argent directement aux plus pauvres, ça serait pas mal aussi. Voici, en somme, le message que tient à faire passer la Fondation Abbé Pierre.

     

    Mardi 16 avril dans un post publié sur Twitter, la Fondation Abbé Pierre a suggéré à Bernard Arnault (LVMH), François-Henri Pinault (LVMH) et Total, de consacrer 1% de leurs dons aux plus démunis.

    « Nous sommes très attachés au lieu des funérailles de l’abbé Pierre. Mais nous sommes également très attachés à son combat. Si vous pouviez abonder 1% pour les démunis, nous serions comblés. »

    On peut se poser la question

    Ce jeudi 18 avril, sur RTL, Manuel Domergue, directeur des études à la fondation Abbé Pierre, est allé plus loin et n’a pas caché pas sa colère :

    On peut se poser la question

    « Une cathédrale millénaire en feu, oui, ça choque tout le monde. Mais des gens qui meurent dans la rue, ça ne choque plus personne. Il y en a 3, 4 par jour qui meurent dans la rue : des enfants, des femmes, des hommes. Un milliard d’euros récoltés, c’est l’équivalent de 20 années de budget de la fondation Abbé Pierre. S’ils ont de quoi lâcher 300 millions d’euros en une nuit, je pense qu’ils ont des dessous de matelas assez confortables et nous, les mal-logés, ceux qui sont dans la merde, on en a besoin. »

    On peut se poser la question

    Mercredi 17 avril, selon les comptes de L’Obs, 880 millions d’euros avaient déjà été promis pour la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Il est vrai qu’avec 1% d’une telle somme, on pourrait déjà envisager pas mal de choses pour les personnes les plus en difficulté.

    On peut se poser la question

    Une telle démarche permettrait de reconstruire le patrimoine de l’Église tout en servant son message. D’une pierre deux coups, en somme.

    On peut se poser la question


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  • De Metz à Nancy, il coiffe bénévolement les sans-abri.

    Coiffeur au grand cœur

    Avec son chariot rempli de produits d'hygiène et ses ciseaux sous le bras, Laurent Santini, le coiffeur de Hagondange, réalise des maraudes pas comme les autres.

    Laurent Santini est coiffeur à Hagondange, en Moselle. Lorsqu’il ne coiffe pas ses clients réguliers dans son salon, il arpente les rues des grandes villes voisines pour proposer ses services aux sans-abri.

    Coiffeur au grand cœur

    Se faire tailler la barbe ou couper les cheveux est une façon de garder une image positive de soi, de retrouver sa dignité en quelque sorte. Indispensable lorsque l’on est à la rue, loin de tout confort. C’est ce constat qui a poussé le coiffeur mosellan à s’engager dans le collectif « Coiff’ in the street », lancé à Aubagne par un autre professionnel de la coiffure. Quand il découvre cette initiative, il raconte :

    Coiffeur au grand cœur

    « J’ai été touché, c’est quelqu’un qui parle la même langue que moi. »

    Coiffeur au grand cœur

    Dans ce reportage réalisé par Blue Storie, un nouveau média diffusé exclusivement sur les réseaux sociaux, Laurent Santini raconte les raisons de son engagement, sa peur de faire le premier pas et, finalement, la satisfaction de pouvoir agir à sa mesure.

    « J’espère que ça va leur apporter le même bien-être qu’un client au salon »

     

    Lors de ses maraudes, il n’offre pas seulement une coupe de cheveux. C’est un moment de détente, l’occasion de boire un café et de discuter si ses « clients » le souhaitent. « Clients » entre guillemets car il s’agit évidemment d’une activité bénévole. Dans son chariot, le coiffeur transporte également des produits d’hygiène (shampoing, dentifrice, baume à lèvre…) 

    Coiffeur au grand cœur

    collectés auprès des habitués de son salon et commerçants de la ville. Des contributions si nombreuses que Laurent Santini se retrouve débordé, incapable de tout distribuer lui-même. Il en a finalement fait don aux Restos du Cœur de sa ville et à l’association Action Froid de Metz.

    Coiffeur au grand cœur

    Comme quoi, un élan de générosité peut en entraîner un autre !


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