• Initié par Les amis d’Enercoop, fournisseur de l’électricité d’origine 100% renouvelable, le programme Énergie Solidaire est un fonds de dotation qui accompagne et finance les associations de terrain qui luttent contre la précarité énergétique.

    La précarité énergétique n'est pas une fatalité

     Kevin Chaplais, responsable du programme, nous en dit plus.

     

    Depuis 2017, Énergie Solidaire, « excroissance » solidaire – comme son nom l’indique – du fournisseur d’énergie 100% renouvelable et militant Enercoop, collecte les micro-dons sur facture des clients de ce dernier pour alimenter un fonds de dotation dédié à la lutte contre la précarité énergétique.

    La précarité énergétique n'est pas une fatalité

    Tous les mois, de manière indolore (mais visible en termes de résultats, comme vous le lirez plus bas), les client.e.s volontaires d’Enercoop donnent un ou deux centimes (ou plus) par kilowatt/heure consommé, ce qui représente quelques euros en fin de mois, pour abonder le fonds de dotation Énergie Solidaire qui, à son tour, finance des associations présentes sur le territoire pour lutter contre la précarité énergétique dont souffrent 12 millions de personnes en France.

    La précarité énergétique, c’est quoi ?

    Selon la loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement, « est en situation de précarité énergétique une personne qui éprouve dans son logement des difficultés particulières à disposer de la fourniture d’énergie nécessaire à la satisfaction de ses besoins élémentaires en raison de l’inadaptation de ses ressources ou conditions d’habitat ».

    Une définition moins officielle indique qu’est en situation de précarité énergétique un ménage qui dépense plus de 10% de son revenu dans la fourniture d’énergie et/ou qui n’atteint pas les 18°C de température dans son logement.

    La précarité énergétique n'est pas une fatalité

    Comment fonctionne Énergie Solidaire ?

    Énergie Solidaire travaille avec les acteurs de la solidarité de dimension nationale, comme la fédération Solilah (Solidaires pour l’Habitat), la fondation Abbé Pierre et l’ANSA (Agence nouvelle des solidarité actives), qui connaissent et comprennent parfaitement les enjeux territoriaux de la précarité énergétique. Ces organismes orientent ainsi les dons d’Énergie Solidaire auprès des acteurs associatifs de terrain qui en ont besoin. « Des associations qui ont besoin d’argent, il y en a une multitude sur le territoire. C’est pourquoi le choix de l’allocation de fonds, nous souhaitons le faire avec ces structures qui connaissent le terrain et nous guident, parce que nous ne sommes pas des experts de ces questions », explique Kevin.

    La précarité énergétique n'est pas une fatalité

    Trois associations accompagnées en moins d’un an 

    Enerterre, association qui fait de l’auto-réhabilitation accompagnée et qui permet à des ménages de bénéficier de l’aide d’artisans, de bénévoles et de matériaux « recyclés » d’autres chantiers à proximité et/ou écologiques dans leurs travaux de rénovation thermique. Une manière de minimiser les coûts pour assurer une meilleure isolation thermique de l’habitat des personnes en difficulté financière.

    La précarité énergétique n'est pas une fatalité

    L’AAGDA (Association Aide et Garde à Domicile de l’Aisne) qui aide les travailleur.euse.s sociaux de l’association à repérer, chez les personnes qu’ils.elles accompagnent, celles qui sont en situation de précarité énergétique pour pouvoir les soutenir et les orienter dans les démarches pour en sortir.

    Camel (Collectif pour l’Amélioration Énergétique du Logement), une association qui fait du tiers financement, c’est-à-dire qui permet d’avancer les fonds nécessaires à la réalisation de travaux de rénovation énergétique pour les personnes en difficulté financière. En effet, le dispositif d’État d’aide à la rénovation énergétique des bâtiments est intéressant dans le sens où il rembourse deux tiers du montant des travaux – ce qui est une bonne chose – mais seulement après travaux.

    La précarité énergétique n'est pas une fatalité

    Les donateurs ont accès aux informations relatives à leurs dons telles que les associations bénéficiaires, le montant alloué ou encore la nature du projet. Une démarche d’utilité publique qui bénéficie à l’ensemble des personnes en situation de précarité énergétique, qu’elles soient clientes Enercoop ou pas. Pas de sectarisme dans la solidarité.

    La précarité énergétique n'est pas une fatalité


    Si vous connaissez des personnes dans cette situation – qui parfois n’en n’ont pas conscience – ou des associations spécialisées dans le domaine qui auraient besoin d’un coup de pouce, voilà un acteur fiable de la solidarité de plus.

    La précarité énergétique n'est pas une fatalité

    Un cinquième de la population sur le bord de la route

    Énergie Solidaire est donc un acteur de la transition énergétique puisque l’une des causes principales de la précarité énergétique, c’est le nombre élevé de logements dont l’isolation thermique est médiocre, les fameuses passoires énergétiques. Contribuer à financer, à sa modeste mesure et par le truchement d’associations de terrain compétentes, les travaux de rénovation énergétique de logements et bâtiments, c’est, en plus d’assurer des conditions de vie décentes aux plus précaires, garantir une consommation énergétique modérée sur le long terme. Et « pour aller au bout de ses objectifs, la transition énergétique ne peut pas laisser un cinquième de la population sur le bord de la route », conclut Kevin, calme et résolu.

    La précarité énergétique n'est pas une fatalité

    Voilà qui est dit, et bien dit.

    La précarité énergétique n'est pas une fatalité


    16 commentaires
  • Pour que l’accès à l’eau potable ne soit plus un privilège, mais un droit, voici une invention spectaculaire en tout point remarquable. En une seule journée, ce simple conteneur est capable de produire, tenez-vous bien, 2 000 litres d’eau potable ! Comment ça marche et qui en a eu l’idée ? Réponses.

    Droit à l'eau

    Pour parvenir à un tel exploit, il a fallu que deux entreprises s’associent, en l’occurrence, Skysource et Skywater. Leur objectif initial? Remporter conjointement le concours XPrize  et dont les règles étaient aussi simples qu’ambitieuses : construire un appareil capable de produire 2 000 litres d’eau potable par jour à partir de la seule humidité de l’air, le tout pour un prix n’excédant pas les 2 centimes par litre, soit les 40 dollars par jour. Et ils ont réussi.

    Droit à l'eau

    Concrètement, leur conteneur est équipé d’un appareil qui aspire l’air chaud de l’extérieur pour le réfrigérer et, ainsi, transformer l’humidité en gouttes d’eau par effet de condensation.

    Droit à l'eau

    Ce n’est pas la première fois qu’un tel procédé est mis en œuvre mais, cette fois-ci, le système fait encore mieux car il fonctionne non pas à l’électricité (une énergie coûteuse et pas toujours disponible) mais au biogaz. Pour le faire fonctionner, il suffit donc de l’alimenter en déchets végétaux tels que de de la sciure de bois ou des feuilles morts, matières que l’on trouve en abondance.

    Et ce n’est pas tout. Comme le souligne le site WeDemaincette invention produit un engrais naturel appelé biochar qui améliore la qualité des terres agricoles et séquestre le carbone dans les sols.

    Autant de bons points et d’atouts qui ont permis à Skysource et Skywater de remporter le fameux XPrize le 22 octobre dernier. Une récompense méritée pour une invention qui apporte un début de réponse à la question cruciale de l’accès à l’eau potable dans le monde.

    Bravo.


    16 commentaires
  • Un avenir permanent est possible ! En Belgique, les enfants de Flémalle ont eu une idée : créer un potager dans chaque école pour aider les plus démunis.

    Légumes pour les plus démunis

    Permavenir crée des potagers avec les enfants dans plusieurs écoles en Belgique. À Flémalle, ce sont 15 écoles, soit 15 potagers. La majeure partie des récoltes est destinée au bar à soupe du C.P.A.S. de Flémalle, un lieu de chaleur et de convivialité pour tous les plus démunis. L’autre partie est destinée aux crèches, pour le ventre des plus petits.

    Voyez plutôt :

     

    L’initiative du projet provient des enfants des écoles de Flémalle (via les délégués communaux). La commune a contacté Permavenir, qui a pris en charge le projet en collaboration avec le C.P.A.S. de Flémalle, la Maison de la Laïcité, la Croix-Rouge, le relais santé et le plan de cohésion sociale.

    Légumes pour les plus démunis

    Légumes pour les plus démunis

    Permacole est une émission créée par Permavenir où chaque école est invitée à réfléchir autour d’un thème de transition (le commerce équitable, les énergies alternatives, les circuits courts/longs, les abeilles, le boycott, etc.).

    Légumes pour les plus démunis

     

    Légumes pour les plus démunis


    16 commentaires
  • Ils partagent leurs jolis mots avec des inconnus grâce à de longues cannes creuses.

    Un jour, dans la rue, vous croiserez peut-être une personne habillée tout en noir, armée d’un éventail, d’un parapluie et d’une grande canne creuse. Si cette personne vient vous chuchoter de la poésie à l’oreille, ne vous inquiétez surtout pas : elle fait juste ça pour changer le monde ! Lumière sur les Souffleurs, un collectif infiniment inspirant dont on aimerait tous croiser la route.

    Les souffleurs

    Depuis plus de 20 ans, une troupe se déplace dans le monde entier en chuchotant de la poésie dans le creux des oreilles. Avec de beaux textes choisis, en 17 langues, ses membres veulent changer le monde.

    Les souffleurs

    Tous les membres du collectif se ressemblent. Habillés tout en noir, chacun a son éventail, son parapluie pour cacher les larmes et une canne creuse pour souffler les mots au plus près de l'oreille.

    Les souffleurs

    Ils agissent en commando. Ils s'insinuent dans des lieux fermés comme les gares, les stations de métro, les musées ou dans des espaces ouverts comme les places ou des plages. Et là, au milieu de la foule, ils utilisent leurs cannes creuses pour susurrer des textes au creux des oreilles des passants.

    Les souffleurs

    Les souffleurs

    « Il peut y avoir des réactions jusqu’aux pleurs. C’est pour ça qu’on est accompagnés de nos parapluies. Le parapluie est un parapleur qui permet de se cacher s’il y a des bouleversements un peu trop forts qu’on n’a pas envie de montrer à tout le monde. »

    Les souffleurs

    Pour apprendre toujours de nouveaux textes, ils pratiquent ce qu'ils appellent "la mise au trésor". Des textes sont lus à haute voix. L'attribution de ceux-ci se fait ensuite entre les comédiens dans un combat souvent acharné.

    Les souffleurs

    Pour connaitre la suite retrouvez Julia Loyer l'une des quarante souffleuses et Olivier Comte le fondateur des Souffleurs au micro d'Emmanuel Moreau. 

    Les souffleurs

    Les souffleurs

    Les souffleurs

    Les souffleurs

    Une initiative pleine de fantaisie et d’humanité.

    Les souffleurs


    13 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique