• Notre-Dame, la fondation Abbé Pierre s'adresse aux riches donateurs.

    "Nous sommes très attachés au lieu des funérailles de l’abbé Pierre. Mais nous sommes également très attachés à son combat."

    On peut se poser la question

    Donner des centaines de millions d’euros pour reconstruire un lieu où les croyants pourront prier pour les plus pauvres, c’est bien. Mais si l’on pouvait aussi donner un peu d’argent directement aux plus pauvres, ça serait pas mal aussi. Voici, en somme, le message que tient à faire passer la Fondation Abbé Pierre.

     

    Mardi 16 avril dans un post publié sur Twitter, la Fondation Abbé Pierre a suggéré à Bernard Arnault (LVMH), François-Henri Pinault (LVMH) et Total, de consacrer 1% de leurs dons aux plus démunis.

    « Nous sommes très attachés au lieu des funérailles de l’abbé Pierre. Mais nous sommes également très attachés à son combat. Si vous pouviez abonder 1% pour les démunis, nous serions comblés. »

    On peut se poser la question

    Ce jeudi 18 avril, sur RTL, Manuel Domergue, directeur des études à la fondation Abbé Pierre, est allé plus loin et n’a pas caché pas sa colère :

    On peut se poser la question

    « Une cathédrale millénaire en feu, oui, ça choque tout le monde. Mais des gens qui meurent dans la rue, ça ne choque plus personne. Il y en a 3, 4 par jour qui meurent dans la rue : des enfants, des femmes, des hommes. Un milliard d’euros récoltés, c’est l’équivalent de 20 années de budget de la fondation Abbé Pierre. S’ils ont de quoi lâcher 300 millions d’euros en une nuit, je pense qu’ils ont des dessous de matelas assez confortables et nous, les mal-logés, ceux qui sont dans la merde, on en a besoin. »

    On peut se poser la question

    Mercredi 17 avril, selon les comptes de L’Obs, 880 millions d’euros avaient déjà été promis pour la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Il est vrai qu’avec 1% d’une telle somme, on pourrait déjà envisager pas mal de choses pour les personnes les plus en difficulté.

    On peut se poser la question

    Une telle démarche permettrait de reconstruire le patrimoine de l’Église tout en servant son message. D’une pierre deux coups, en somme.

    On peut se poser la question


    1 commentaire
  • De Metz à Nancy, il coiffe bénévolement les sans-abri.

    Coiffeur au grand cœur

    Avec son chariot rempli de produits d'hygiène et ses ciseaux sous le bras, Laurent Santini, le coiffeur de Hagondange, réalise des maraudes pas comme les autres.

    Laurent Santini est coiffeur à Hagondange, en Moselle. Lorsqu’il ne coiffe pas ses clients réguliers dans son salon, il arpente les rues des grandes villes voisines pour proposer ses services aux sans-abri.

    Coiffeur au grand cœur

    Se faire tailler la barbe ou couper les cheveux est une façon de garder une image positive de soi, de retrouver sa dignité en quelque sorte. Indispensable lorsque l’on est à la rue, loin de tout confort. C’est ce constat qui a poussé le coiffeur mosellan à s’engager dans le collectif « Coiff’ in the street », lancé à Aubagne par un autre professionnel de la coiffure. Quand il découvre cette initiative, il raconte :

    Coiffeur au grand cœur

    « J’ai été touché, c’est quelqu’un qui parle la même langue que moi. »

    Coiffeur au grand cœur

    Dans ce reportage réalisé par Blue Storie, un nouveau média diffusé exclusivement sur les réseaux sociaux, Laurent Santini raconte les raisons de son engagement, sa peur de faire le premier pas et, finalement, la satisfaction de pouvoir agir à sa mesure.

    « J’espère que ça va leur apporter le même bien-être qu’un client au salon »

     

    Lors de ses maraudes, il n’offre pas seulement une coupe de cheveux. C’est un moment de détente, l’occasion de boire un café et de discuter si ses « clients » le souhaitent. « Clients » entre guillemets car il s’agit évidemment d’une activité bénévole. Dans son chariot, le coiffeur transporte également des produits d’hygiène (shampoing, dentifrice, baume à lèvre…) 

    Coiffeur au grand cœur

    collectés auprès des habitués de son salon et commerçants de la ville. Des contributions si nombreuses que Laurent Santini se retrouve débordé, incapable de tout distribuer lui-même. Il en a finalement fait don aux Restos du Cœur de sa ville et à l’association Action Froid de Metz.

    Coiffeur au grand cœur

    Comme quoi, un élan de générosité peut en entraîner un autre !


    24 commentaires
  • Partager un repas pour seulement deux euros, c’est possible. Créés par l’association Habitat et Humanisme, les « Escales Solidaires », à Lyon sont des lieux de partage et de convivialité qui positionnent le lien social au cœur de leurs priorités.

    Un repas pour 2 euros

    C’est en mai 2018 que naît la première « Escales Solidaires » dans le sixième arrondissement lyonnais. Une table d’hôte pas comme les autres, où l’accueil se veut « inconditionnel ». On y retrouve aussi bien des personnes en situation de précarité que des riverains en quête de convivialité. Tout se beau monde se réunit pour préparer un repas avec les bénévoles de l’association avant de partager un moment ensemble.

     

    Une table d'hôtes "solidaire" ouverte à tous. On y mange pour 2 euros, fromage et café compris. L'objectif: faire se rencontrer "deux mondes". Un défi.

    Nassira annonce à la criée le menu: "salade mixte, poulet rôti accompagné de purée de patate douce, champignons et carottes à la crème, fromage et salade de fruits".

    La cheffe du jour, Dominique Jacotet, est "très légumes, fruits, herbes fraiches et épices". Les amateurs de "chips-saucisson" repasseront: "ça la déprime".

    Un repas pour 2 euros

    De dehors, l'endroit ressemble un énième café cosy, mais ici tout a été chiné ou récupéré.

    Servis au moins quatre fois par semaine, les repas sont confectionnés uniquement avec des produits de la banque alimentaire et "on ne met pas les pieds sous la table !", prévient Mélanie Dagneau, un des deux salariés du lieu.

    Chaque convive - le restaurant peut en accueillir trente - doit aider en cuisine, débarrasser, passer un coup sur la table ou faire la plonge. Tous, sauf Paulette Boiraud.

    Paulette n'a pas quitté son bonnet gris ni son étole brillante. "Quand je viens ici, je n'ai pas de courses à faire. Je me traîne maintenant. Et c'est plus agréable de manger avec du monde", confie cette frêle dame de 94 ans qui vit dans une résidence municipale à quelques pas.

    Un repas pour 2 euros

    "Le repas est une méthode d'accroche et un créateur de lien", poursuit M. Dulin. Car l'Escale propose des ateliers d'insertion, coiffure, couture et fait venir des recruteurs. Ce n'est pas un accueil de jour pour SDF mais un lieu chaleureux où il est possible de reprendre confiance en soi.

    Dans les escales, tout le monde est le bienvenu.
    Avec les tables d'hôtes comme moteur de rencontre, les Escales Solidaires sont destinées à toutes les personnes seules qui ressentent l'envie de s'y rendre : pour les ateliers, pour les repas à 2 euros ou simplement pour passer un moment chaleureux.

    Un repas pour 2 euros

    L’objectif est de lutter contre la solitude, l’exclusion, la perte d’un logement, le chômage, la perte d’un emploi… C'est un lieu ressource de quartier qui favorisent l'insertion et le lien social des habitants. Il a pour objectif :
    - de bien vivre dans son quartier en favorisant la mixité sociale.
    - de lutter contre des situations d’isolement et de solitude en recréant du lien social.
    - d’être un lieu d'accompagnement dans son parcours d’insertion sociale et professionnelle.

    Un repas pour 2 euros

    En dehors des repas, les espaces sont utilisés pour des activités d’accompagnement, d’inclusion et d’insertion aussi bien sociale que professionnelle. Entre activités ludiques (jeux de cartes, jeux de société, théâtre, chorale …), interventions d’écrivains publics, de coiffeurs, d’esthéticiens ou accompagnement dans la recherche d’emploi, tout est pensé pour faire des « Escales Solidaires » un véritable espace de vivre-ensemble.

    Un repas pour 2 euros

    L’association Habitat et Humanisme ambitionne d’étendre son concept dans les années à venir et espère ouvrir cinq nouvelles adresse d’ici trois ans.

    Un repas pour 2 euros

    Cuisiner et s’attabler ensemble… y’a-t-il plus beau vecteur de lien social ?

    Un repas pour 2 euros


    17 commentaires
  • Alors que lsa sécheresse fait rage, des milliers de fermiers sont à bout de souffle. Amitabh Bachchan, qui n'a pas ces problèmes, a décidé de les aider.

    Quand la fortune des uns combat la misère des autres, on ne peut qu’applaudir. En Inde, un acteur célèbre a décidé d'employer une part de sa richesse au remboursement de la dette de 1 398 fermiers gravement touchés par la sécheresse. Lumière sur un geste exemplaire.

    Quand la fortune combat la misère

    En novembre dernier, comme la relevé le site Aleteia, Amitabh Bachchab (75 ans) a annoncé avoir réglé lui-même la somme que ces fermiers devaient à l’État indien.

    « Mon action est motivée par le désir d’ôter certaines des charges dont les fermiers continuent de souffrir… »

    Montant de l’ardoise effacée ? 500 000€, intégralement payés par l’acteur.

    Depuis 1995, 300 000 fermiers indiens se seraient donnés la mort, étranglés par les sécheresses successives et des dettes faramineuses. Le geste d’Amitabh Bachchan est donc bien plus qu’un simple coup de pub.

    Quand la fortune combat la misère

    Voilà ainsi à quoi pourait servir l’argent.

    Bravo à ce Monsieur.


    15 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique