• UNE MARELLE EST DESSINÉE SUR UN TROTTOIR. QUI A GARDÉ SON ÂME D'ENFANT ?

    Combien sommes-nous à avoir gardé notre âme d’enfant ? Pour se faire une petite idée, Cut, une entreprise américaine, a eu une idée aussi simple que brillante : elle a dessiné un marelle colorée sur un trottoir très fréquenté. Qui aura à cœur d’en profiter ? Qui ne s’en apercevra même pas ? Pour le savoir, jetez un œil à cette vidéo pleine de fantaisie et de bonne humeur.

    Vous allez voir, il n’y a aucun stéréotype à tirer de cette belle expérience. Que ce soit chez les cols blancs et les ouvriers, chez les hommes et les femmes, chez les jeunes ou les moins jeunes, on trouve dans toutes les catégories des gens qui ont toujours envie de s’amuser comme des gosses. La bonne nouvelle, c’est ça ! Regardez :

     

    Qui garde son âme d'enfant ne vieillit jamais. Pendant dix heures d'affilée, Cut a enregistré à leur insu les réactions de milliers de passants face à ce jeu qui les replonge dans leur passé. Une craie, du charbon de bois et un caillou... il en faut peu pour être heureux et y jouer. Avec son projet intitulé "l'expérience de la marelle", l'entreprise basée à Seattle a voulu rendre hommage à ce jeu intemporel. C'est un parcours multicolore de 1 à 9 qui attend les piétons.

    Une marelle sur un trottoir

    Au début, la vidéo de plus trois minutes s'attache à montrer que beaucoup se révèlent indifférents devant cette marelle qui croise leur chemin. Nombreux sont ceux qui passent et repassent sans faire attention. Dans leur bulle, le nez sur l'écran de leurs smartphones, des centaines de passants oublient même de regarder. Certains froncent les sourcils à la vue du jeu d'enfant. Mais d'autres s'arrêtent dans la course du quotidien pour redevenir, le temps d'un saut, enfantins.

    Une marelle sur un trottoir

    À la vue des lignes de craies, des personnes de tous les âges lâchent prise et jouent le jeu. Ce sont des hommes, des femmes, des enfants, des personnages âgées, des ouvriers ou des cols blancs. En robe, en doudoune, en costume-cravate ou en tenue de chantier, avec des sacs à mains, des sacs à dos ou des valises, tous sautillent à cloche-pied en solo, en duo, même en trio.

    Une marelle sur un trottoir

    Ils sont 129 sur 1058 à s'être laissés tenter. Il y a les experts en la matière, les anciens cracks de la marelle, les rois des cours de récré qui dansent entre les carrés comme Michael Jackson sur les "dancefloors". Puis il y a les maladroits qui hésitent, trébuchent et craquent avant la fin. Enfin, il y a les persévérants qui recommencent trois ou quatre fois le parcours jusqu'à la victoire. Qu'importent les niveaux, tous les visages montrent des sourires qui prouvent que Jean de La Fontaine avait jadis raison: "le monde est vieux, dit-on, je le crois; cependant - Il le faut amuser encore comme un enfant."

    Une marelle sur un trottoir

    “Chaque homme cache en lui un enfant qui veut jouer.”
    – Friedrich Nietzsche

    Une marelle sur un trottoir


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  • L'ÉCOLE MATERNELLE DEHORS ? ELLE A TESTÉ, ÇA MARCHE !

    Éloignés de la nature et privés d'autonomie, les élèves apprécient ce nouvel espace au contact de la terre où les limites sont repoussées.

    Les enfants d’aujourd’hui sont de moins en moins en contact avec l’extérieur, avec le grand air, avec la terre. À la maison, c’est beaucoup d’écrans et, à l’école, la cour de récréation se limite souvent à une aire de jeux goudronnée. Alors, pour redonner aux gamins le goût de la liberté, des grands espaces et de la nature, une enseignante des Deux-Sèvres a décidé de faire classe dehors. Depuis, ils sont une soixantaine à l’imiter ! Lumière sur une initiative exemplaire.

    Faire l'école dehors, pourquoi pas?

    Cette pionnière (aujourd’hui conseillère d’éducation), c’est Crystèle Ferjou. En 2010, inspirée par Les Enfants des bois (un livre de Sarah Wauquiez), elle a décidé de faire classe en extérieur une demi-journée par semaine, été comme hiver. Son objectif ? Créer un lien direct entre ses élèves et la nature. Interrogée par le journal Le Monde elle se souvient :

    « J’ai présenté mon projet aux parents, avec mes arguments pour défendre ce choix pédagogique et ai présenté une liste de fournitures : en plus des classiques pour la maternelle à l’intérieur, il fallait une paire de bottes, un pantalon K-way et un blouson imperméable. »

    Faire l'école dehors, pourquoi pas?

    Au cour de ces demi-journées, ses élèves ne faisaient pas seulement la découverte de leur environnement. Ils faisaient aussi l’apprentissage de la liberté et de l’autonomie.

    « Les enfants étaient libres, dans l’espace du jardin. Les limites étaient posées verbalement. Cela fonctionne, même avec les très jeunes enfants. Il y avait une seule règle : ne pas se faire mal, ne pas faire mal aux autres. »

    Faire l'école dehors, pourquoi pas?

    Au départ, peu habitués à ce qu’on leur laisse le champ libre, les enfants restaient collés à leur maîtresse, mais, à force, il ont appris à s’occuper seul et, surtout, à y prendre beaucoup de plaisir. Quant aux accompagnateurs, eux aussi ont dû trouver leurs repères. Crystèle Ferjou se souvient :

    « Au début, c’était difficile pour eux de laisser les enfants jouer avec la terre, ne pas interdire, ne pas confisquer un bâton au premier geste brusque mais expliquer à l’enfant comment l’utiliser sans faire mal aux copains. L’objectif étant de donner la liberté aux enfants de se faire confiance. »

    Faire l'école dehors, pourquoi pas?

    Offrir aux enfants l’occasion de prendre confiance en eux était un objectif, mais il était loin d’être le seul. Faire classe dehors a bien d’autres vertus.

    « Dehors, il s’agissait de leur permettre de vivre des explorations sensorielles, au contact direct avec les éléments naturels pour qu’ils se construisent un rapport vrai à leur corps, à leurs sens, à leur intelligence, à la vie et aux autres. »

    Faire l'école dehors, pourquoi pas?

    Depuis 2016, en tant que conseillère pédagogique, Crystèle Ferjou partage son expérience avec les enseignants. Et ce ne sont pas les volontaires qui manquent. Dans le département des Deux-Sèvres, une soixantaine de ses collègues l’auraient déjà imitée.

    Faire l'école dehors, pourquoi pas?

    Retrouvez l’interview de Crystèle Ferjou dans Le Monde et Les Enfants des Bois, le livre qui a inspiré son expérimentation, à la Fnac.


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  • Quel que soit leur niveau de richesse ou de pauvreté, tous les enfants du monde sont attachés à leur jouet préféré.

    De quoi nos enfants ont-ils vraiment besoin pour s’amuser ? Des derniers jouets à la mode, et en quantité, peu importe leurs prix ? Pas nécessairement. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à jeter un œil aux photos qui vont suivre. À elles seules, elles résument cette vérité universelle : les enfants s’amusent d’un rien.

    Pour le projet Dollar Street, une équipe de photographes a visité 260 maisons dans 50 pays. Leur objectif : documenter et illustrer ce qui différencie le mode de vie des familles à travers la planète. Dans chaque maison, ces professionnels de l’image ont photographié des dizaines, voire des centaines d’objets. Les meubles, les chaussures, les brosses à dents, les décorations… mais aussi les jouets préférés des enfants. Ainsi naissait cette formidable série de photos révélant des inégalités criantes d’une part mais aussi le bonheur d’avoir un jouet, peu importe lequel, d’autre part.

    Burkina Faso.

    Enfants du monde et leur jouet

    Enfants du monde et leur jouet

    Inde.

    Enfants du monde et leur jouet

    Enfants du monde et leur jouet

    Haïti.

    Enfants du monde et leur jouet

    Enfants du monde et leur jouet

    Rwanda.

    Enfants du monde et leur jouet

    Palestine.

    Enfants du monde et leur jouet

    Colombie.

    Enfants du monde et leur jouet

    Enfants du monde et leur jouet

    Jordanie.

    Enfants du monde et leur jouet

    Bolivie.

    Enfants du monde et leur jouet

    France.

    Enfants du monde et leur jouet

    États-Unis.

    Enfants du monde et leur jouet

    Enfants du monde et leur jouet

    Chine.

    Enfants du monde et leur jouet

    Alors, bien sûr, l’idée n’est pas de dire qu’un enfant vivant sans argent a autant de chance que n’importe quel autre. Ce serait injuste et mensonger. Mais ces photos nous rappellent que, pour un enfant, rien n’est plus précieux qu’un jouet, peu importe sa valeur marchande.

    Des images qui questionnent l’abondance de cadeaux sous nos latitudes. Alors, essayez de vous souvenir de nos jeux d'enfant.

    Enfants du monde et leur jouet

    Enfants du monde et leur jouet

    Enfants du monde et leur jouet

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  • LES HABITANTS PAYÉS POUR REPEINDRE LEUR MAISON

    Pourquoi 90% des maisons et immeubles de France sont-ils de couleur plus ou moins grise alors qu’il suffirait d’un peu de peinture pour redonner du peps à nos villes ? En fait, il n’existe aucune raison valable. Du coup, la ville de Brest s’est lancée un défi génial : aider financièrement les habitants à colorer leurs façades ! Explications.

    Les propriétaires volontaires ont droit à 700€ de la part de la ville pour financer la mise en couleur de leur maison (qu’ils fassent appel à une entreprise ou qu’ils se chargent eux-mêmes des travaux). Et cette subvention double s’il s’agit d’un immeuble comprenant au minimum deux logements

    LES HABITANTS PAYÉS POUR REPEINDRE LEUR MAISON

    Mieux : si deux propriétaires voisins font une demande de subvention conjointe, ils touchent chacun 100€ supplémentaires. Objectif : encourager la concertation, favoriser un effet de contagion et limiter les coûts (pose d’un échafaudage plutôt que deux par exemple.) Seul impératif : que les couleurs soient vives. C’est aux propriétaires de choisir.

    Pour l’heure, cette offre ne concerne pas toutes les rues de la ville mais uniquement celles qui sont les plus fréquentées. Cependant, six propriétaires d’une rue non ciblée par la commune ont malgré tout tenté leur chance par le biais d’une requête commune, et ils ont obtenu gain de cause.

    LES HABITANTS PAYÉS POUR REPEINDRE LEUR MAISON

    Apparemment, la coloration des façades fait déjà tache d’huile et c’est tant mieux. D’autres villes sont partantes ?

    Sans doute la façon la plus simple, logique et efficace de combattre cette grisaille urbaine que tout le monde déplore. Bien joué !

    LES HABITANTS PAYÉS POUR REPEINDRE LEUR MAISON

     


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