• Le corps humain n’ayant aucun standard, nul ne devrait juger le sien. Tel est, en somme, le très beau message de Simon Jaupart, interne en médecine.

    Le diktat du corps parfait

    Qui, mieux qu’un médecin, peut se faire une idée sur la question ? Des corps humains, ces professionnels en voient à longueur de journée et de la tête aux pieds. Des petits, des grands, des minces, des gros, des jeunes, des vieux, des velus, des pas velus… Aussi quand l’un d’eux affirme haut et fort que chaque corps est différent et que « l’anatomie n’a pas vocation à être moulée par la société« , on l’écoute. Surtout quand c’est dit avec tact et sagesse. Regardez cette vidéo.

     

    Extraits du texte de Simon Japuart lu ici par Baptiste Beaulieu :

    Le principe de la médecine générale, c’est que tu vois de tout. Et de toutes. Avec une moyenne de trois consultations requérant un examen « entier » du corps par jour, on a le temps de voir passer beaucoup de personnes. Des personnes avec leurs âges, leurs histoires, leurs traits, leur morphologie, leurs marques… Des gens concrets. Je sais que ça ne va pas servir à grand chose de le répéter, mais : le corps humain n'a pas de standard. Personne n’est taillé dans le marbre, personne n’a une peau photoshoppée, personne n’a des proportions Instagram… Les tétons sont tous différents, les vergetures sont normales, les poils sont naturels, les pores sont juste votre peau qui fait son job. Ne serait-ce que la cellulite, c’est un truc qui est tellement commun… Tous les corps ont des taches, tous les corps ont des reliefs. 

    Le diktat du corps parfait

    Même un coach sportif, reçu pour tendinite, avec un corps très musclé : il avait les orteils complètement tordus. Même des gens sportifs ont du gras, des gens très bien maquillés ont des articulations tordues qui dépassent, des gens très jeunes ont des varices…

    L’anatomie n’a pas vocation à être moulée par la société. Votre anatomie, elle est déjà belle.

    Le nombre de gens avec des yeux, des seins, des testicules, un dos… asymétriques ! Toutes ces personnes sont belles, je vous jure.

    Le diktat du corps parfait

    Le diktat du corps parfait

    La perfection, c’est vous. 

    C’est votre vie, c’est votre corps que vous incarnez du mieux possible. Un corps, vous, est beau. Les boutons, les plaques, les stries, les cicatrices… C’est tellement normal, c’est tellement inhérent à ce qu’on est. N’ayez pas honte.Je sais. C’est con et niais et ça ne sert à rien quand on est mal, quand on complexe… C’est pas facile, c’est pas dix phrases qui vont tout changer. 

    Le diktat du corps parfait

    Mais juste. 

    Si deux secondes on peut se poser. De façon objective : Votre corps il est là. Il est ce qu’il est. Il est ce qu’il peut. Vous en faîtes ce que vous voulez. Mais essayez de l’aimer un petit peu plus. Parce que je peux vous jurer qu’il n’a absolument rien de laid. Les « imperfections », c’est ce qui est la norme. Vraiment. Littéralement. C’est normal.

    T’es belle. T’es beau. Si, si. »

    Le diktat du corps parfait

    Contre le diktat de la beauté et des corps parfaits, on ne saurait mieux dire. Bravo.


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  • Lassés de devoir changer leur bébé à genoux sur le sol des toilettes, des papas réclament en images que les choses changent.

    Le sexisme est partout, et même là où on n’y prête plus attention. Un exemple ? Les toilettes publiques. Peut-être avez-vous remarqué que seules les toilettes pour femmes étaient équipées de tables à langer pour changer les bébés. Ça paraît tout bête, mais ça envoie quand même un message puissant tout droit sorti des temps anciens : c’est aux mamans de s’occuper des enfants, et non aux papas ! Aussi, pour que cela change et que leurs responsabilités de père soient enfin reconnues, des papas ont décidé d’envoyer des photos sous le hashtag #SquatForChange. On vous explique.

    Accroupissez vous

    Squat for change pourrait se traduire par « accroupissez-vous pour le changement ». Une expression qui se réfère à la position inconfortable et instable dans laquelle les pères sont obligés de se mettre pour changer leurs bébés dans les toilettes publiques (vu que, du côté des hommes, on ne trouve quasiment jamais de tables à langer).

    Accroupissez vous

    L’idée de ce hashtag lancé il y a quelques semaines par un papa de Californie ? Occuper les réseaux sociaux, les inonder de photos illustrant cette aberration sexiste dans l’espoir d’y mettre un terme.

    Accroupissez vous

    Oui, un père peut et doit changer les couches de son bébé et, oui, beaucoup aimeraient le faire dans de meilleures conditions.

    Accroupissez vous

    Pour l’heure, le hashtag #SquatForChange semble surtout prendre aux États-Unis. Mais, vu que la France ne fait pas exception, peut-être le verra-t-on débarquer par chez nous. En tout cas, on ne s’en plaindrait pas.

    Accroupissez vous

    L’égalité des sexes passera aussi par les toilettes publiques. 


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  • Expliquer la vie à son enfant ? Tout parent en rêve, mais la tâche est rude. 

    La vie c'est quoi?

    Heureusement, en ce domaine comme en d’autres, on peut compter sur l’imagination des artistes et le pouvoir de la poésie pour nous montrer le chemin. Exemple, avec La vie c’est quoi ?, une chanson intelligente, drôle et touchante signée du génial Aldebert.

     

    Votre enfant vos pose mille questions dans tous les sens ? Voici quelques réponses…

    C’est quoi la musique ?
    C’est du son qui se parfume
    C’est quoi l’émotion ?
    C’est l’âme qui s’allume
    C’est quoi un compliment ?

    Un baiser invisible
    Et la nostalgie ? Du passé comestible
    C’est quoi l’insouciance ?
    C’est du temps que l’on sème
    C’est quoi le bon temps ?
    C’est ta main dans la mienne

    C’est quoi l’enthousiasme ?
    C’est des rêves qui militent
    Et la bienveillance ?
    Les anges qui s’invitent
    Et c’est quoi l’espoir ?
    Du bonheur qui attend
    Et un arc-en-ciel ?
    Un monument vivant
    C’est quoi grandir ?
    C’est fabriquer des premières fois
    Et c’est quoi l’enfance ?
    De la tendresse en pyjama

    Mais dis papa, la vie c’est quoi ?
    Petite, tu vois
    La vie c’est un peu de tout ça mais surtout c’est toi
    C’est toi

    C’est quoi le remord ?
    C’est un fantôme qui flâne
    Et la routine ?
    Les envies qui se fânent
    C’est quoi l’essentiel ?
    C’est de toujours y croire
    Et un souvenir ?
    Un dessin sur la mémoire
    C’est quoi un sourire ?
    C’est du vent dans les voiles
    Et la poésie ?
    Une épuisette à étoiles

    C’est quoi l’indifférence ?
    C’est la vie sans les couleurs
    Et c’est quoi le racisme ?
    Une infirmité du cœur
    C’est quoi l’amitié ?
    C’est une île aux trésors
    Et l’école buissonnière ?
    Un croche-patte à Pythagore
    C’est quoi la sagesse ?
    C’est TinTin au Tibet
    C’est quoi le bonheur ?
    C’est maintenant ou jamais

    Mais dis papa, la vie c’est quoi ?
    Petite, tu vois
    La vie c’est un peu de tout ça mais surtout c’est toi
    C’est toi

    Dans tes histoires,
    Dans tes délires,
    Dans la fanfares de tes fous-rires
    La vie est là, la vie est là
    Dans notre armoire à souvenirs
    Dans l’espoir de te voir vieillir
    La vie est là, la vie est là

    La vie c'est quoi?

    Superbe…

    La vie c'est quoi?


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  • UNE MARELLE EST DESSINÉE SUR UN TROTTOIR. QUI A GARDÉ SON ÂME D'ENFANT ?

    Combien sommes-nous à avoir gardé notre âme d’enfant ? Pour se faire une petite idée, Cut, une entreprise américaine, a eu une idée aussi simple que brillante : elle a dessiné un marelle colorée sur un trottoir très fréquenté. Qui aura à cœur d’en profiter ? Qui ne s’en apercevra même pas ? Pour le savoir, jetez un œil à cette vidéo pleine de fantaisie et de bonne humeur.

    Vous allez voir, il n’y a aucun stéréotype à tirer de cette belle expérience. Que ce soit chez les cols blancs et les ouvriers, chez les hommes et les femmes, chez les jeunes ou les moins jeunes, on trouve dans toutes les catégories des gens qui ont toujours envie de s’amuser comme des gosses. La bonne nouvelle, c’est ça ! Regardez :

     

    Qui garde son âme d'enfant ne vieillit jamais. Pendant dix heures d'affilée, Cut a enregistré à leur insu les réactions de milliers de passants face à ce jeu qui les replonge dans leur passé. Une craie, du charbon de bois et un caillou... il en faut peu pour être heureux et y jouer. Avec son projet intitulé "l'expérience de la marelle", l'entreprise basée à Seattle a voulu rendre hommage à ce jeu intemporel. C'est un parcours multicolore de 1 à 9 qui attend les piétons.

    Une marelle sur un trottoir

    Au début, la vidéo de plus trois minutes s'attache à montrer que beaucoup se révèlent indifférents devant cette marelle qui croise leur chemin. Nombreux sont ceux qui passent et repassent sans faire attention. Dans leur bulle, le nez sur l'écran de leurs smartphones, des centaines de passants oublient même de regarder. Certains froncent les sourcils à la vue du jeu d'enfant. Mais d'autres s'arrêtent dans la course du quotidien pour redevenir, le temps d'un saut, enfantins.

    Une marelle sur un trottoir

    À la vue des lignes de craies, des personnes de tous les âges lâchent prise et jouent le jeu. Ce sont des hommes, des femmes, des enfants, des personnages âgées, des ouvriers ou des cols blancs. En robe, en doudoune, en costume-cravate ou en tenue de chantier, avec des sacs à mains, des sacs à dos ou des valises, tous sautillent à cloche-pied en solo, en duo, même en trio.

    Une marelle sur un trottoir

    Ils sont 129 sur 1058 à s'être laissés tenter. Il y a les experts en la matière, les anciens cracks de la marelle, les rois des cours de récré qui dansent entre les carrés comme Michael Jackson sur les "dancefloors". Puis il y a les maladroits qui hésitent, trébuchent et craquent avant la fin. Enfin, il y a les persévérants qui recommencent trois ou quatre fois le parcours jusqu'à la victoire. Qu'importent les niveaux, tous les visages montrent des sourires qui prouvent que Jean de La Fontaine avait jadis raison: "le monde est vieux, dit-on, je le crois; cependant - Il le faut amuser encore comme un enfant."

    Une marelle sur un trottoir

    “Chaque homme cache en lui un enfant qui veut jouer.”
    – Friedrich Nietzsche

    Une marelle sur un trottoir


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