• L'association « la Vie devant soi » a imaginé un lieu de vie pour les personnes cérébro-lésées, afin qu’elles retrouvent confiance en elles.

    La vie devant soi

    Situé à Lomme, dans le Nord (59), La Vie devant soi est un lieu imaginé pour les adultes cérébrolésés, suite à un traumatisme crânien ou un accident de santé, afin de répondre à leurs besoins médico-sociaux non pris en charge, et de les accompagner dans un véritable projet de vie.

    La vie devant soi

    Grâce au personnel médical et à la forte implication de bénévoles, l’association tente ainsi de permettre à ces personnes en situation de handicap de retrouver confiance en elles et d’optimiser leur autonomie.

    L’association La Vie devant soi recherche des bénévoles pour partager des temps de rencontres et de loisirs

    La vie devant soi

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  • Depuis les années 1970, La Rochelle est un modèle de mobilité douce. Son objectif : être le premier territoire à atteindre la neutralité carbone d'ici 2040.

    Réputée pour sa proximité avec l’océan, ses îles – d’Aix, de Ré et d’Oléron -, ses deux tours, ses Francofolie’s… La Rochelle est une ville où il fait bon vivre.

    Une ville modèle

    Ce qu’on sait peut-être moins, c’est qu’elle fut l’une des pionnières de la mobilité douce dans les années 1970. Des rues piétonnes au lancement de la journée sans voiture – aujourd’hui mondialement reprise – en passant par les célèbres vélos jaunes, elle continue d’être un modèle en France et dans le monde et n’a de cesse de se réinventer. À l’occasion du 10ème anniversaire de Yélo, son dispositif de transports doux et « à la carte », nous avons interrogé trois élus, dont le maire de La Rochelle, sur les origines et l’avenir de ce succès singulier.

     Il y a quelques années encore à La Rochelle, les deux voies qui séparent les terrasses de café de la promenade de son célèbre Vieux-Port étaient prises d’assaut par des milliers de véhicules chaque jour. Aujourd’hui, à l’exception des bus de l’agglomération et de quelques riverains, les véhicules polluants ont disparu. La part belle est faite aux piétons et aux cyclistes… et autres néo-irréductibles de la trottinette. Le bruit des moteurs et klaxons et l’odeur des gaz d’échappement ont fait place au plaisir de déambuler et de se croiser dans un espace apaisé.

    Une ville modèle

    Cette idée d’un port piéton et, plus largement, d’une ville à dimension humaine, sans pollution ni tension, n’est pas nouvelle. Elle est le résultat d’une politique entreprise à la fin des années 1970 par le député-maire emblématique de La Rochelle (de 1973 à 1999) – un temps ministre de l’environnement de François Mitterrand – Michel Crépeau.

    Son projet ? Denis Leroy, qui fut son directeur de cabinet puis, entre autres, vice-président de la Communauté d’agglomération en charge de la mobilité et des transports, nous le raconte :

    « Inventer le bonheur tous ensemble, c’était l’état d’esprit de Michel Crépeau quand il devient maire de La Rochelle en 1973. À cette époque, on dit que l’avenir c’est l’économie, les zones industrielles… lui, il dit non. Il pense qu’il faut remettre l’homme au centre de la cité et redonner une dimension humaine à tout ça : moins de voitures, moins de pression sur la ville, moins l’argent roi… Plutôt la culture, les rencontres, le plaisir de déambuler et de se fondre dans une belle histoire, c’était un peu ça son projet, un projet de poète.

    À partir de là, tout ce qui fait la vie comme se former, se soigner, s’alimenter, se déplacer, devient un sujet. Et sur les questions du déplacement, Pompidou disait « l’avenir c’est la voiture, il faudra construire les villes autour de la voiture » et Crépeau disait exactement le contraire parce que d’abord elles enfument, elles polluent, et deuxièmement parce qu’elle coûtent très cher en carburant et un jour on manquera de carburant . »

    Une ville modèle

    Alors Michel Crépeau agit en lançant plusieurs chantiers pour réenchanter la ville. En 1976, La Rochelle inaugure simultanément un ensemble de rues piétonnes interconnectées dans son centre historique, et les tout premiers vélos jaunes, mis à disposition des usagers dans des bornes en libre service. Une initiative bien accueillie qui perdure encore aujourd’hui, malgré quelques couacs au démarrage : « Michel Crépeau lance les vélos mais à sa façon : il a une intuition donc il en met partout, il n’organise pas bien. Vous aviez un vélo en entrant chez le boulanger et quand vous en ressortiez, il avait été volé. Donc à la fois ça faisait des bagarres, des histoires mais on en a retrouvé aussi à Hambourg, à Amsterdam, etc. », sourit Denis Leroy. Une pub internationale à moindre frais qui a peut-être contribué à façonner la réputation de La Rochelle…

    Une ville modèle

    Michel Crépeau

    « Quand les gens sont enfermés dans leur caisse en fer, ils se font des bras d’honneur… » – 

    La politique de diminution du nombre de voitures en ville est en marche. Mais la vision du maire rochelais détonne dans un paysage où l’automobile apparaît plus que jamais aux françaises et français comme un moyen révolutionnaire de se déplacer.

    Une ville modèle

    Mais, de la liberté individuelle à l’individualisme, il n’y a qu’un pas que bon nombre d’automobilistes franchissent aisément, quels qu’ils soient. Michel Crépeau en avait fait l’amer constat : « Quand les gens sont enfermés dans leur caisse en fer, ils se font des bras d’honneur. Moi j’ai vu des bourgeoises très pointues me faire des bras d’honneur… et j’ai pas pris ça pour une invit’ », rappelait-il avec faconde à l’aube du lancement de la Journée sans voitures, le 9 septembre 1997. Événement qui fut expérimenté à La Rochelle et plébiscité par les habitants de la ville au point de devenir, les années suivantes, un succès national puis international qui se poursuit chaque année partout dans le monde… mais plus à La Rochelle.

    Une ville modèle

     Découvrez les coulisses du lancement de la Journée sans voitures et la genèse de la mobilité durable dans l’ITW de Denis Leroy ci-dessous :

    Dans la panoplie de l’offre de transports de La Rochelle, d’autres idées ont germé, se souvient Denis Leroy : « Il y a eu l’idée de rouvrir les petites gares de quartier qui avaient fermé, d'ou l’idée du train. La Rochelle est coupée en deux par la rade ; et si le bateau pouvait jouer un rôle pour traverser la rade ? Et puis les bus, mais dans une autre approche : il fallait que les bus fassent des grands circuits et drains sur l’agglomération pour ramener les gens aux portes de la vieille ville, pour qu’ensuite ils changent de braquet et sautent sur un vélo, par exemple ». En voilà de belles alternatives à la voiture.

    Une ville modèle

    Et puis, comme moins de voitures en ville ne veut pas dire plus de voitures du tout mais la voiture autrement, Michel Crépeau a alors une autre intuition : la voiture à partager. Électrique, bien évidemment, pour rester dans cette veine des transports doux qui ne nuisent ni à la santé ni aux oreilles. Une nouvelle fois, le succès est au rendez-vous puisque la voiture électrique enregistre, dès son lancement, 500 abonnements. Pas étonnant dans cette ville désormais habituée à être un laboratoire où la mobilité s’invente chaque jour.

    Une ville modèle

    Les pieds, le vélo, le train, les bus, le bateau, la voiture partagée… Sans vraiment la nommer, une offre de multi-modalités des transports est née. Nous sommes à la fin des années 1990 et, bien avant Paris et les grandes métropoles, c’est une petite révolution dans le domaine de la mobilité que réalise La Rochelle.

    Début des années 2000, si de nombreuses alternatives à la voiture existent pour décongestionner la ville, l’offre de service n’est pas lisible pour les usagers. S’ils veulent combiner les moyens de transports – ce qui est l’objectif – ils doivent souscrire à plusieurs abonnements à différents tarifs et exploitants (la ville pour les vélos, le département pour les bus, la région pour le train, une entreprise privée pour les voitures électriques, etc.) en fonction de leurs besoins. À celle ou celui qui souhaite par exemple alterner vélo, bus et bateau pour se déplacer, trois abonnements sont à souscrire et à régler à trois opérateurs différents. Bref, il faut avoir le portefeuille riche en étuis à cartes. C’est pourquoi en 2009, après des années de concertation et de négociation entre les nombreux opérateurs, la Communauté d’agglomération de La Rochelle lance Yélo, une marque ombrelle qui regroupe tous les services de mobilité sur une seule carte.

    « Notre mot d’ordre, c’est l’inter-modalité »

    Brigitte Desveaux, vice-présidente de la Communauté d’agglomération de La Rochelle en charge de la mobilité et des transports depuis 2014, nous explique :

    Une ville modèle

    « On a voulu anticiper sur ce qu’on appelle la mobilité « as a service », c’est-à-dire que dans la journée, pour vous déplacer d’un point à un autre, vous pouvez avoir besoin d’utiliser des moyens de transports différents. Par exemple, vous partez au travail en bus, vous revenez avec des collègues en covoiturage parce que vous êtes chargé ou, tout simplement, vous prenez un vélo parce que vous allez chercher un colis ou faire une course, et bien la carte Yélo vous permet d’utiliser tous ces transports avec un seul support et un seul mode de paiement.

    Et même si ça n’a pas été simple à mettre en place avec les différentes parties prenantes, l’essentiel c’est de faciliter la vie aux usagers grâce à l’inter-modalité. Notre mot d’ordre, c’est l’inter-modalité ! »

    Une ville modèle

    10 ans après le lancement de cette carte, le résultat semble une nouvelle fois positif même si le travail d’amélioration des services doit être continu, basé sur le retour d’expériences et l’écoute des usagers : « En 2014, on a fait un diagnostic du réseau en interrogeant les gens (…) », explique Brigitte Desveaux. Qui a été suivi d’effets : « Sur le réseau de bus, on nous a dit que ce n’était pas toujours lisible et pratique, que passer par la Place de Verdun (ndlr : gare routière du centre ville) pour traverser la ville d’est en ouest, c’était une perte de temps. On a donc essayé d’avoir des fréquences plus nombreuses, des trajets plus directs, une offre plus lisible et des cartographies plus compréhensibles .

    Ensuite, La Rochelle est la ville du vélo – la deuxième ville de France après Strasbourg – mais on nous a dit « vous avez pris un peu de retard sur les infrastructures » donc là aussi, on a décidé de mettre en place des kilomètres de pistes cyclables avec partout le même type d’aménagement en site propre et sécurisé. Et on voit bien que les familles commencent à prendre de plus en plus le vélo avec les enfants et on constate que les comportements et les taux d’usage changent. Aujourd’hui, l’agglomération de La Rochelle a un taux d’usage du vélo de 7% et là où on a mis en place des pistes cyclables, on a constaté grâce au comptage que les taux d’usage ont explosé. Donc les gens consentent à abandonner la voiture dès lors qu’on leur offre une alternative fiable, sûre et à prix abordable », conclut l’élue.

    Une ville modèle

    Aujourd’hui, la mobilité est l’affaire de la communauté d’agglomération de La Rochelle, qui regroupe 28 communes. Ce sont près de 170 000 habitants qui ont besoin de se déplacer quotidiennement sur le territoire. Pour cela, ils bénéficient d’un réseau multi-modal complet, partagé et à l’empreinte carbone la plus légère possible :

    Des taxis partant du centre de La Rochelle suivent certains parcours de bus les jeudis, vendredis, samedis et veilles de jours fériés de 21h à 6h du matin. Ce service est inclus dans l’abonnement mensuel.

    Tous ces services sont accessibles aux personnes à mobilité réduite et intégrables,  au besoin sur la carte Yélo.

    Découvrez les évolutions à venir du dispositif Yélo dans l’ITW de Brigitte Desveaux ci-dessous :

    Entre gestion des flux domicile-travail, tarification juste, financement des matériels et infrastructures, accessibilité des transports à toutes et tous, l’équation n’est pas simple. Mais la ville travaille et propose.

    Les trajets domicile-travail représentent une part importante des déplacements vers et en dehors de la ville. Des flux qu’il s’agit d’optimiser en favorisant les transports en commun et le co-voiturage. En plus de proposer des abonnements facilitant des déplacements doux basés sur l’inter-modalité, l’agglomération accompagne les entreprises dans l’aménagement de leur plan de déplacement. Ce qui, du reste, est une obligation pour les collectivités, nous confie Brigitte Desveaux.

    « On a par exemple mis en plan une médiation très importante avec les entreprises. On a développé des plans de déplacement inter-entreprises, parce que parfois, après avoir passé la journée avec ses collègues, on n’a pas forcément envie de faire le trajet avec eux. Ça permet de faciliter les échanges entre les gens qui partent du même endroit et qui arrivent à la même heure dans une même zone d’activité. On a aussi mis en place un partenariat de prêt de flotte de vélos électriques aux entreprises pour qu’elles les mettent à disposition des salariés pendant deux ou trois semaines. On espère ainsi créer de l’engouement pour ce moyen de transport. »

    Partenariat astucieux pour, qui sait, inciter les travailleurs à acheter leur propre vélo électrique.

    Quand on est à la recherche d’un emploi, la moindre dépense pèse sur le porte-monnaie et il n’est pas toujours possible de financer ne serait-ce qu’un simple trajet de bus. La ville a donc récemment mis en place une tarification sociale et solidaire à destination des familles les moins favorisées qui bénéficient d’abonnements jusqu’à 80% moins chers. Les 13 000 étudiants rochelais ont également un tarif spécifique, environ 30% moins cher qu’un abonnement standard. Pour autant, pas question pour le moment de mettre en place la gratuité, qui fera l’objet d’un débat dans les mois à venir. Même si les habitants et touristes peuvent d’ores et déjà découvrir la ville de manière gratuite par le bus chaque premier samedi du mois ou en empruntant les fameux vélos jaunes dont les deux premières heures d’utilisation sont gratuites.

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    Depuis la fin des années 2000, La Rochelle expérimente CityMobil. Cette navette autonome propulsée à l’énergie 100% électrique mesure 5 mètres de long pour 1,5 mètre de large, roule à 15 km/h maximum et peut transporter jusqu’à 10 personnes. Testée sur une portion de 1,6 km entre le campus universitaire et le Vieux-Port, elle a effectué près de 15 000 trajets entre novembre 2014 et avril 2015, sans incident. Après ce test concluant, Brigitte Desveaux espère transformer l’essai prochainement à plus grande échelle : « On voudrait les tester en zone périurbaine. Les navettes autonomes qui feraient le tour de l’hypercentre permettraient d’éviter le passage de véhicules lourds qui ont parfois du mal à manœuvrer dans les rues étroites de la ville. Et puis on aimerait tester la navette dans un contexte plus rural pour desservir des centres-bourgs qui ne justifient pas, pour des raisons économiques, la desserte par des transports de masse ».

    La ville poursuit également sa stratégie de motorisation « propre » puisqu’elle n’achète plus de bus diesel depuis 2014 et tend à renouveler sa flotte en se dotant de bus 100% électriques, hybrides ou fonctionnant au biométhane, dont les premiers sont déjà en circulation. Les bus de mer aussi ont droit à un lifting moteur puisque l’année dernière, une expérimentation a été menée. Propulsés à l’hydrogène, ils permettent un gain de puissance et d’autonomie. Un résultat encourageant qui devrait être décliné à d’autres moyens de transport. Enfin, les vélos électriques vont aussi être généralisés : d’abord mis à disposition dans les stations en libre service existantes ; puis par une aide à l’achat qui sera mise en place pour les particuliers.

    Une ville modèle

    Enfin, difficile de faire de la ville un espace « propre » sans embarquer les commerçants qui ont des besoins évidents de livraisons régulières jusqu’à leur boutique. Facteur important de pollution et de congestion. Là aussi, la ville travaille : « J’ai engagé une concertation avec les commerçants, les transporteurs et les donneurs d’ordre pour qu’ils se préparent à ne plus pénétrer dans le centre avec des véhicules diesel », explique Brigitte Desveaux. Par ailleurs, certains véhiculent de livraison carburent déjà à l’huile de friture récupérée dans certains restaurants de la ville.

    La Rochelle ne lésine pas pour garder un temps d’avance et rendre son dispositif de mobilité toujours plus innovant et doux. Et c’est tant mieux quand on sait que le transport représente 40% des émissions de gaz à effet de serre de l’agglomération. Et qu’il sera au cœur du projet « Territoire Zéro Carbone » qui vise à faire du territoire rochelais le premier à atteindre un bilan carbone neutre d’ici à 2040.

    Découvrez l’interview de Jean-François Fountaine qui fait un bilan du dispositif Yélo et esquisse les contours de « Territoire Zéro Carbone » :

    Pas à pas, décennie après décennie, la voiture s’efface progressivement du paysage urbain rochelais, au profit de mobilités plus douces et plus rassembleuses qui n’entravent pas la liberté de se déplacer. Et c’est vrai que quand on déambule sur la promenade du Vieux-Port à La Rochelle, on se réapproprie l’espace. On redécouvre le plaisir de flâner sans aucun autre objectif que de prendre son temps, croiser une connaissance ou prendre une glace chez Ernest. Sans pression ni pollution. C’est là qu’on entraperçoit les bienfaits de la transition écologique…

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  • Le collectif de mannequins grande taille The All Sizes Catwalk a organisé ce dimanche 28 avril un « happening body positif » à Paris.

    The All Sizes Catwalk (TASC) est un collectif de mannequins grandes tailles. Ce dimanche 28 avril 2019, elles ont organisé au Trocadéro de Paris un « happening body positif », événement où des modèles de toutes tailles et de toutes origines, professionnelles et amatrices, étaient conviés. Leur but ? Passer un message fort à toutes les femmes qui se sentent mal dans leur peau : qu’on ait trop de formes ou pas assez, on s’assume et on est belles quoiqu’il arrive !

    Les mannequins grande taille défilent

    En France, on entend beaucoup parler de tolérance religieuse, culturelle ou sexuelle, mais rarement de celle du corps de la femme… Et la grossophobie est un mouvement malheureusement grandissant. Or, la majorité des françaises font du 42. Eh oui, on est loin des critères de beauté imposés par les médias, qui affichent des images de femmes en 36, quand ce n’est pas du 34.

    Les mannequins grande taille défilent

    La société créé des complexes en exhibant des mannequins toutes minces alors que la femme est majoritairement ronde… Les photos sont retouchées et les « défauts » naturels gommés. Pourtant, la cellulite, les vergetures et autres imperfections sont bel et bien communs à tous et à toutes !

    Les mannequins grande taille défilent

    Le 6 mars 2016, Harris interactif réalisait un sondage pour Dove. Résultat : seulement 3% des françaises se trouvent belles. Pour Georgia Stein, mannequin grande taille de 32 ans et fondatrice des TASC, c’est un constat choquant. Et elle ne comprend pas que les médias publicitaires n’en aient pas pris de la graine:

    «C’est hyper choquant ! Mais ça représente la situation actuelle. Je suis étonnée qu’après ce sondage, l’industrie de la mode ne s’en soit pas inspirée pour décider de faire changer les choses.»

    Les femmes s’identifient difficilement à ces images imposées, et même celles qui se sentent bien ont à un moment ou un autre des doutes sur elles-mêmes, leur féminité, leur personne. Et c’est sans parler des problèmes de santé tels que l’anorexie ou les atteintes psychologiques que cela engendre… Et ça, ça ne devrait pas arriver.

    Les mannequins grande taille défilent

    Toutes les femmes sont différentes, et chacune est unique. Alors pour représenter cette diversité, il faut prôner la différence ! Ce que l’événement organisé par The All Sizes Catwalk a su faire avec brio ce dimanche, en permettant à des femmes de tailles, de morphologies, d’âges et d’origines ethniques différentes de défiler et s’afficher fièrement !

     

    «Chaque personne est unique, a sa propre représentation, il faut s’identifier à soi-même et non aux autres. Et puis, tout le monde est le modèle de quelqu’un !»

    Georgia Stein, accompagnée de Leslie Lauthelin, Ella Saint-Honoré, Fatima Sallak et Maéva Chambaz, également mannequins grandes tailles et membres de TASC, avaient répondu à nos questions avant l’évènement:

     

    Paris est la ville de la mode, et la France l’image du luxe à la française. L’industrie de la grande taille y est trop peu existante par rapport à l’étranger, et cette diversité ne se retrouve pas du tout dans les campagnes publicitaires.

    Ce dimanche au Trocadéro, En plus représenter des femmes de diverses morphologies, les TASC se sont données pour mission de montrer qu’elles étaient là pour le marché français :

    «On incarne la France, on est là.»

    Ce n’est pourtant pas la première fois que The All Sizes Catwalk organise un tel événement, en avril dernier déjà, ou encore en juillet à l’occasion de la Fashion Week Haute-Couture. Après un premier évènement bien médiatisé, elles n’avaient pas fait l’objet d’un seul article dans la presse pour ce deuxième opus…

    Les mannequins grande taille défilent

    Seulement ce dimanche, ça s’est passé très différemment! Georgia Stein est ravie.

    «Nous avons fait le tour du monde des médias en 24h. Une centaine d‘articles. Plus de 10 000 commentaires, 20 000 partages, 50 000 likes. La majorité des commentaires est positif ! (…) Nous avons reçu des centaines de messages de remerciements de femmes de tous les styles.»

     Une très belle réussite.

    Les mannequins grande taille défilent

    Pour que les diktats de la beauté imposés par l’industrie de la mode et de l’audiovisuel changent, il faut commencer par apprendre à s’accepter et s’assumer comme on est. Espérons que des événements tels que ce happy body positive aident à faire passer le message… et qu’on y verra aussi des hommes pour les prochaines éditions. Qui sait ?

    Les mannequins grande taille défilent


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  • A Tourcoing, une crèche s'est installée dans une maison de retraite. Ce qui fait plaisir aux seniors mais aussi aux enfants.

    Une crèche dans un EHPAD

    Comment créer du lien intergénérationnel aujourd’hui ? Cet établissement qui combine crèche et maison de retraite permet aux seniors de rompre avec la solitude et de transmettre leurs savoirs aux futures générations.

    Une crèche dans un EHPAD

    Ce partenariat est né en 2012, à Tourcoing, entre l’ancienne directrice de l’Ehpad des Orchidées et la fondatrice des crèches Rigolo Comme la Vie.

    Une crèche dans un EHPAD

    Elles se sont inspirées d’initiatives existantes en Belgique et aux Etats-Unis. Enfants et seniors se retrouvent pour partager différents ateliers (cuisine, sport, créations artistiques) plusieurs fois par semaine. 

    Une crèche dans un EHPAD

    De vrai moments d’échanges qu’enfants et seniors attendent avec impatience !

    Une crèche dans un EHPAD


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