• Interrogé en 1976, cet Indien d'Amérique évoquait la difficulté de défendre des valeurs dans une société corrompue par l'argent et l'individualisme.

    Quand l’homme, piégé par un individualisme forcené, saccage sa planète en échange de quelques billets, c’est qu’il est grand temps de revenir à l’essentiel. Mais l’essentiel, c’est quoi ? Pour répondre à cette question fondamentale, réécoutons les paroles de Russel Means, un indien d’Amérique qui, en 1976, avait déjà tout compris.

    Cette année-là, ce Sioux Oglala avait été interrogé par la télévision française. L'Ina a ressorti cette archive… et il a bien eu raison. Écoutez, car ce petit discours résume très bien quelques-unes des réalités de ce monde :

     

    « C’est trop facile d’être blanc dans ce monde. Pour eux, ce qui compte, c’est l’argent et ce qu’ils appellent les plaisirs de la vie. Alors que pour nous, le plaisir, c’est cette vie qui nous entoure. La vie, c’est l’herbe qui pousse, ce sont nos proches, les nuages, les oiseaux, toutes les choses vivantes qui font notre famille. C’est cela la beauté.

    Où se trouve la beauté du monde

    L’homme blanc dit qu’il faut exploiter toutes ces choses pour en tirer du plaisir. C’est du pur égoïsme.

    Où se trouve la beauté du monde

    C’est si facile d’être blanc, de trouver du travail, de ne penser qu’à l’argent. On commence alors à mettre des barrières autour de sa maison. Des barrières autour de sa ville. Des barrières autour de son pays. En fait, on met des barrières autour de soi-même.››

    Où se trouve la beauté du monde

    Russel Means, qui s’était notamment fait connaître pour son rôle dans Le Dernier des Mohicans, est mort le 22 octobre 2012 à l'âge de 72 ans. Mais son discours, lui, ne doit pas s’éteindre.


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  • Alors que les abeilles sont déjà largement menacées par l’usage des pesticides,  il faut également veiller à un autre fléau : le frelon asiatique qui décime les colonies. Heureusement, grâce à un apiculteur amateur et ingénieux, on a peut-être trouvé la riposte idéale que tout le monde attendait. Explications.

    Jean-Pierre, 40 ans de passion derrière lui, a imaginé un piège à la fois simple et redoutable. Son principe ? Deux cônes grillagés qui mènent à un morceau de miel sans possibilité de retour. Est-ce que ça fonctionne ? Oh oui ! Pour en être convaincu, il n’y a qu’à jeter un œil au tableau de chasse de Jean-Pierre : plusieurs centaines de frelons asiatiques ! Ce n’est d’ailleurs pas pour rien si son invention est en voie d’être industrialisée et que, déjà, des étrangers s’y intéressent.

     

    La boîte, à première vue, ne paie pas de mine, mais est d’une efficacité redoutable. Jean-Pierre Thomain l’a testée durant un an, dans sa cour de maison, en plein centre-ville de Segré, là où, dit-il, « il y a plein de nids ». Les résultats sont stupéfiants.

    Contre le frelon asiatique

    Avec cette boîte de 50 cm de long, 25 cm de large et 20 cm de hauteur, les amoureux des abeilles tiennent peut-être enfin la solution. Même si Jean-Pierre Thomain est lucide : « On ne pourra pas l’éradiquer. Il est là et il faudra faire avec. Mais on peut le réguler. »

    Le secret de l’efficacité du piège réside dans la combinaison d’une grille à reine et d’un cône grillagé, placés de chaque côté de la boîte. Avec au-dessus, une vitre. Cette grille, que Jean-Pierre Thomain a choisie en plastique, sert d’ordinaire en apiculture, à empêcher la reine d’accéder à certains endroits de la ruche et d’y pondre.

    Pour l’appât, les apiculteurs ont opté pour des drêches, un mélange de cire et de miel, qu’ils récupèrent dans les ruches et qui, d’habitude, termine à la poubelle. Le frelon asiatique en raffole. Les autres insectes un peu moins.

    Ainsi attiré, le frelon entre par le cône grillagé. Une fois à l’intérieur, il ne peut plus sortir. Contrairement aux abeilles, qui peuvent toujours se faufiler à travers les interstices. « On prend à 90 % du frelon asiatique. C’est beaucoup plus sélectif. »

    Contre le frelon asiatique

    Les apiculteurs ont pensé à tout, jusqu’à la couleur. Du rouge. « Ça les attire. » Quand la boîte est pleine ou qu’il n’y a plus d’appât, deux solutions : la placer au congélateur ou la plonger dans une caisse remplie d’eau. Les frelons meurent congelés ou noyés, au choix.

    Contre le frelon asiatique

    Grâce à l’ingéniosité d’un homme, au dévouement d’un groupe de retraités et à la participation des enfants, on va peut-être sauver les abeilles et doper l’activité économique locale. Un très, très joli coup.


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  •  UNE CROISIÈRE POUR DÉPOLLUER L'OCÉAN ET APPRENDRE À NAVIGUER.

    Julien Wosnitza et Sébastien Fau, anciens membres de Sea Shepherd, se lancent un pari fou : dépolluer les océans de son plastique et des filets dérivants (dits fantômes) et offrir aux océanologues une plateforme de recherche. Pour cela, les deux écologistes ont eu l’idée de créer une École de Voile autour du monde.

    Joindre l'utile à l'agréable

    Le principe est simple : à bord du Kraken, un navire trois-mâts, l’éco-volontaire apprendra à naviguer, intégré aux membres de l'équipage. Il sera formé à la navigation et prendra part aux manœuvres et à la vie en communauté. Il pourra, par exemple, larguer les amarres, hisser les voiles et prendre son quart de navigation.

    Joindre l'utile à l'agréable

    Mais, à bord du Kraken, le but n’est pas seulement d’apprendre à naviguer. La mission principale sera de dépolluer la mer de tout le plastique dont elle peut regorger. Pour cela, le navire se rendra dans des zones polluées de l’océan Atlantique et effectuera des nettoyages de plages.

    Joindre l'utile à l'agréable

    Le voyage sera également l’occasion pour les scientifiques d’effectuer des recherches concernant l’impact de l’homme sur l’océan. Une équipe sera sur place et présentera son travail lors de conférences, à bord du navire.

    Le navire partira d’Amsterdam le 3 octobre avec à son bord 24 éco-volontaires n’ayant pas nécessairement d’expérience préalable en mer. Des ateliers seront également proposés, sur des thèmes variés, tels que les nouvelles techniques pour consommer de façon responsable ou comment recycler nos objets du quotidien.

    Joindre l'utile à l'agréable

    Ce voyage sera également l’occasion de transporter des produits biologiques et ainsi limiter leur impact sur l’environnement.

    Joindre l'utile à l'agréable

    Vous pouvez rejoindre l'aventure et monter à bord du Kraken lors de ses différentes escales : Saint-Malo, Lisbonne, Madère, Les Canaries, Cap-Vert, la Guyane Française, Saint-Vincent-et-les-Grenadines.


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  • Si l’on veut que chacun adopte un comportement écologique de façon naturelle et instinctive, sans doute faudrait-il initier les enfants dès leur plus jeune âge à l’environnement. C’est l’idée de la Green School, considérée comme l’école la plus écolo du monde. Présentation.

    La Green school a ouvert ses portes à Bali en 2008. Intégralement construite en bambous, alimentée en énergie renouvelable et dotée d’un potager bio, elle transmet des valeurs environnementales aux enfants et les pousse très tôt à imaginer des solutions d’avenir.

    Pour vous donner une idée de son fonctionnement et de ses principes, voyez ce petit reportage signé Brut:

     

    Plantée au milieu des rizières et de la forêt tropicale de l’enchanteresse commune d’Ubud (Bali), cette école a été imaginée autour de la notion de développement durable tant dans sa construction que dans les programmes scolaires.

    L'école la plus écologique du monde

    John et Cynthia Hardy, couple d’expatriés nord-américains, sont installés sur l’île indonésienne de Bali depuis plus de trente ans. C’est après une prise de conscience brutale sur le réchauffement climatique, raconté dans le film Une vérité qui dérange de David Guggenheim, que le couple a voulu prouver que l’on peut vivre dans le respect de l’environnement.

    L'école la plus écologique du monde

    En 2008, ils ont créé la Green School dans le but de sensibiliser et de responsabiliser les générations futures à la préservation de l’environnement. Leur vision consiste alors à créer un milieu naturel centré sur l’apprentissage de l’élève et qui stimule sa créativité, sa curiosité et son respect pour la biodiversité :

    « Nous souhaitons former une génération de citoyens responsables, capables d’agir durablement pour la planète. Nous leur apprenons à consommer équitablement, à économiser l’énergie, à jardiner et à profiter des bénéfices de la terre sans polluer ni gaspiller. »

    Trois mois ont suffi pour construire le bâtiment principal de cette école faite en bambou. La flexibilité de ce matériau a permis de réaliser une structure aux formes arrondies.

    L'école la plus écologique du monde

     

    L'école la plus écologique du monde

    Ici, les salles de classe n’ont pas de murs, les instituteurs écrivent sur des tableaux noirs en bambou, les bureaux ne sont pas carrés et les toilettes sont sèches. Grâce à des panneaux solaires, une centrale hydraulique installée sur la rivière voisine et une batterie de stockage d’électricité, l’école fonctionne en totale autonomie énergétique.

    L'école la plus écologique du monde

    Chaque classe dispose d’un potager pour cultiver riz, fruits et légumes.

    L'école la plus écologique du monde

    À la Green School, les élèves suivent le programme éducatif traditionnel anglo-saxon enseigné de la maternelle à la terminale, avec le côté durable en plus. Ils peuvent concevoir des aqua-fermes, calculer le bilan carbone de l’école, participer à la préservation des étourneaux de Bali ou encore écrire des poèmes en s’inspirant des jardins et des fleurs.

    L'école la plus écologique du monde

    Les Hardy souhaitent également mettre en avant la riche culture de Bali. L’école propose donc des cours de sport, de musique et d’art inspirés des pratiques locales comme le mepentigan (art martial qui se joue dans la boue), le gamelan (ensemble instrumental), la peinture sur le tissu batik ou encore les créations florales.

    L'école la plus écologique du monde

    L'école la plus écologique du monde

    L'école la plus écologique du monde

    Si la majorité des élèves sont étrangers, un dispositif d’aides financières pour encourager les indonésiens à inscrire leurs enfants a été mis en place. L’école espère ainsi doubler le nombre d’élèves en provenance d’Indonésie.

    En 2012, la Green School a été élue « école plus verte du monde » par l’US Green Building Council. Cette organisation qui attribue le label LEED (Leardership in Energy and Environmental Design) aux bâtiments de qualité environnementale a fait de l’école son modèle parmi les centaines autres de son réseau.

    « Je pense qu’on doit tous commencer à utiliser notre cerveau et à innover, à construire plus de choses pour aider l’environnement. »

    L'école la plus écologique du monde

    Pour que l’écologie soit au cœur des préoccupations de chaque citoyen, mettons-la au cœur de l’éducation. Il y a urgence, prenons exemple.

    Et si cette école verte était la première d’une longue série ?


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