• Pour que l’accès à l’eau potable ne soit plus un privilège, mais un droit, voici une invention spectaculaire en tout point remarquable. En une seule journée, ce simple conteneur est capable de produire, tenez-vous bien, 2 000 litres d’eau potable ! Comment ça marche et qui en a eu l’idée ? Réponses.

    Droit à l'eau

    Pour parvenir à un tel exploit, il a fallu que deux entreprises s’associent, en l’occurrence, Skysource et Skywater. Leur objectif initial? Remporter conjointement le concours XPrize  et dont les règles étaient aussi simples qu’ambitieuses : construire un appareil capable de produire 2 000 litres d’eau potable par jour à partir de la seule humidité de l’air, le tout pour un prix n’excédant pas les 2 centimes par litre, soit les 40 dollars par jour. Et ils ont réussi.

    Droit à l'eau

    Concrètement, leur conteneur est équipé d’un appareil qui aspire l’air chaud de l’extérieur pour le réfrigérer et, ainsi, transformer l’humidité en gouttes d’eau par effet de condensation.

    Droit à l'eau

    Ce n’est pas la première fois qu’un tel procédé est mis en œuvre mais, cette fois-ci, le système fait encore mieux car il fonctionne non pas à l’électricité (une énergie coûteuse et pas toujours disponible) mais au biogaz. Pour le faire fonctionner, il suffit donc de l’alimenter en déchets végétaux tels que de de la sciure de bois ou des feuilles morts, matières que l’on trouve en abondance.

    Et ce n’est pas tout. Comme le souligne le site WeDemaincette invention produit un engrais naturel appelé biochar qui améliore la qualité des terres agricoles et séquestre le carbone dans les sols.

    Autant de bons points et d’atouts qui ont permis à Skysource et Skywater de remporter le fameux XPrize le 22 octobre dernier. Une récompense méritée pour une invention qui apporte un début de réponse à la question cruciale de l’accès à l’eau potable dans le monde.

    Bravo.


    11 commentaires
  • Sublimer plutôt que de jeter : l'idée géniale et surprenante d'un sculpteur aussi doué que créatif dont la matière première est constituée de pneus usagés.

    Une seconde vie

    C’est fou tout ce qu’on peut faire avec un déchet à partir du moment où l’on cesse de le considérer comme tel. Démonstration avec Blake McFarland, joueur de baseball… et sculpteurs de pneus usagés !

    On savait déjà qu’il était possible de transformer des pneus en chaussures ou en ceintures. maintenant, on apprend qu’on peut également les recycler en sculptures. Blake Mcfarland lui, aime particulièrement leur donner l’apparence d’animaux.

    Une seconde vie

    Le relief et les aspérités de cette matière sont particulièrement adaptés à l’exercice. Ils donnent aux œuvres un caractère quasi vivant et c’est assez impressionnant.

    Une seconde vie

    Pour chacune de ses sculptures, Blake McFarland utilise entre 50 et 100 pneus.

    Une seconde vie

    Et certaines réalisations lui demandent jusqu’à un mois de travail.

    Une seconde vie

    Une seconde vie

    Il a tout du cliché américain, et pourtant… Blake McFarland est un joueur de base-ball professionnel, né en Californie, qui joue pour le club Toronto Blue Jays. Comme tout Californien qui se respecte, il est aussi amateur de surf. Mais les apparences sont trompeuses : derrière le sportif  se cache l'artiste.

    Une seconde vie

    Une seconde vie

    Les sujets de prédilection de l'artiste sont les animaux : requins, dinosaures, cougars, pandas ou chevaux.

    Une seconde vie

    Une seconde vie

    Une seconde vie

    Une seconde vie

    Il a ainsi combiné sa passion de la peinture et du surf en peignant sur de vieilles planches.

     

    De l’art animalier spectaculaire et écologique. Bravo Blake Mcfarland. Pour en savoir plus, rendez-vous sur son site.

     


    11 commentaires
  • Dans la série « les déchets ne sont qu’une simple vue de l’esprit », voici une invention qui, à nouveau pourrait bousculer nos certitudes. En Afrique du sud, des étudiants ingénieurs sont en effet parvenus à créer des briques… à partir d’urine ! Dit comme ça, ça peut ressembler à une blague, mais quand on sait que l’industrie du bâtiment est l’une des plus polluantes, ça laisse entrevoir des perspectives plus qu’intéressantes. Explications.

    Rien ne se perd

    Pour parvenir à un tel résultat, il a d'abord fallu collecter l’urine. Des urinoirs spécifiques ont donc été installés à cet effet dans l’université.

    Rien ne se perd

    Ensuite, le liquide collecté à été mélangé à du sable et à une sélection de bactéries puis versé dans un moule pour y reposer à température ambiante. Résultat ? une brique !

    Rien ne se perd

    Un processus assez simple qui s’inspire de la façon dont se forment naturellement les coquillages explique le HuffPost, relayant une information du Guardian.

    Dr Dyllon Randall, professeur à l'université du Cap:

    « On prend quelque chose qui est considéré comme un déchet et on le recycle. Il faut repenser les choses. »

    Principal avantage de cette invention : elle évite la traditionnelle cuisson des briques dans des fours à 1 400° qui dégagent une quantité considérable de gaz à effet de serre.

    « Si un client veut des briques 40% plus solides que des briques classiques, il suffit de laisser notre brique reposer plus longtemps dans son moule. Plus on laisse de temps aux petites bactéries pour créer ce ciment, plus dur est le produit final. »

    Rien ne se perd

    Rien ne se perd

    Autre avantage : l’urine récoltée est aussi source de phosphore, d’azote et de potassium permettant de produire un engrais sain au service de l’agriculture. À en croire ces chercheurs sud africains, une centaine de passages aux toilettes suffirait à produire une brique… et 1kg d’engrais !

    Rien ne se perd

    Grâce à la science, plus rien ne se perd. Même pas l’urine ! Une invention étonnante.

    Rien ne se perd


    8 commentaires
  • Reprendre en main la gestion environnementale de sa commune, ça fait faire des économies, c’est bon pour l’écologie, c’est excellent pour le prestige et, en plus, ça resserre les liens entre les habitants ! Exemple à Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle, un petit village transfiguré et fier de ses nouvelles habitudes.

    Un modèle de transition écologique

    Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle, 44 habitants, a été récompensé par l’Unesco. Pourquoi un tel honneur ? Parce que cette minuscule commune fait figure de pionnier dans la lutte pour la sauvegarde de la biodiversité. Ici, d’un commun accord, tous les habitants ont uni leurs forces et leurs savoir-faire pour se débarrasser des pesticides.

    Un modèle de transition écologique

    Un exemple ? Le cimetière. Plutôt que de conserver des allées en graviers desquels les « mauvaises herbes » étaient extraites à grand renfort de produits chimiques, il a été décidé de tout revoir, ensemble.

    Un modèle de transition écologique

    Jean-Michel Teulière, maire de Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle, à France 2.

    « On s’est dit, à un moment donné, il faut arrêter les frais. C’est le cas de le dire parce que ça coûtait très très cher ces molécules chimiques. On s’est dit : « plutôt que de chasser cette herbe, on va la faire venir ! »

    Et au lieu de dépenser les 15 000€ qu’aurait dû coûter cette mise en gazon (une somme énorme pour un si petit village), chaque habitant s’est retroussé les manches et s’est mis au boulot. Résultat ? Un cimetière magnifique et écologique, symbole de la collaboration de chacun au service de son environnement.

    Un modèle de transition écologique

    Regardez (un reportage France 2 de juin 2017) :

     

    Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle nous le prouve : la transition écologique ne doit pas être perçue comme une perspective contraignante mais comme l’opportunité de vivre un formidable projet commun. Tant mieux, car on en a tous besoin.

    Un modèle de transition écologique

    Un modèle de transition écologique

    Un modèle de transition écologique


    11 commentaires