• En Europe centrale, la Slovénie est un pays où les hommes et les ours cohabitent en relative harmonie, au beau milieu de lacs, de montagnes et de forêts. La population d’ours y est d’ailleurs en constante augmentation. Tout cela grâce à des efforts de conservation menés depuis près de 90 ans.

    Des hommes et des ours

    En mars 2018, Nicolas Hulot indiquait son souhait de réintroduire deux ours slovènes dans les Pyrénées orientales ; une déclaration qui rendait furieux les bergers locaux pour qui la cohabitation avec les plantigrades s’avère compliquée.

    Pourtant, en Slovénie (leur pays d’origine), ces grands mammifères sont nombreux et parviennent à coexister avec la population, alors qu’ils étaient au bord de l’extinction.

    Regardez :

     

    Miha Mlakar, guide touristique, explique à Brut :

    « Je ne peux pas imaginer les forêts sans les ours. Pour moi, les ours rendent les forêts sauvages et primaires, naturelles comme elles l’étaient il y a des centaines de milliers d’années. Pour moi, les ours sont des gentils animaux. »

    Des hommes et des ours

    La Slovénie est aujourd’hui considérée comme un exemple et fournit même d’autres pays européens, comme la France. Les 8 derniers ours réintroduits dans les Pyrénées avaient grandi dans les montagnes slovènes.

    Des hommes et des ours

    « L’Homme est le seul animal qui rougisse ; c’est d’ailleurs le seul animal qui ait à rougir de quelque chose. » George Bernard Shaw 


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  • Construire sa maison avec une imprimante 3D, c’est bien. Mais le faire avec des matériaux écologiques et locaux, c’est encore mieux. Surtout si l’opération vous coûte moins de 1 000€ ! Démonstration avec Gaia, un logement de paille et de terre érigée par une imprimante 3D.

    Gaïa, une maison imprimée

    Relayée par le site We Demain, ce projet fou est né dans les bureaux d’une entreprise italienne baptisée WASP (World’s Advanced Saving Project). L’idée ? Construire une maison à l’aide d’une imprimante 3D en remplaçant le béton traditionnel par des matériaux locaux et beaucoup moins polluants. Le choix s’est donc porté sur de la terre (récoltée sur le site même du chantier) et sur de la paille (issue des déchets de la culture du riz).

    Concrètement, voici comment ça marche :

     

    Selon WASP, avec ces matériaux et des murs épais de 40cm, ce type de construction n’aurait besoin ni de chauffage, ni de climatisation. Quant au toit, il est en bois. Seul le sol est en béton.

    Gaïa, une maison imprimée

    Un concept écologique, donc, mais pas que. Ce premier prototype, d’une surface de 20m², est aussi particulièrement économique : main d’œuvre exclue, il n’aurait coûté que 900€ ! Une paille !

    Cerise sur le gâteau, WASP n’a pas l’intention de garder ses secrets de fabrication pour elle seule. Bien au contraire. Les instructions sont laissées en open source, les tutoriels sont en ligne et les entreprises intéressées peuvent acheter un kit complet contenant tout le nécessaire (imprimante 3D et tous les outils).

    Gaïa, une maison imprimée

    La construction étant l’une des industries les plus polluantes du monde, voici une alternative plus que bienvenue !


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  • Et si l’école enseignait la bienveillance comme elle enseigne les mathématiques, l’histoire et le français ? L’idée a été émise ce jeudi 8 novembre 2018 par Brigitte Macron et, face aux cas de harcèlement scolaire qui détruisent la vie de nombreux petits Français, voici un projet dont l’ambition pourrait faire l’unanimité. Explications.

    Enseigner la bienveillance

    À l’image du Danemark, où des cours d'empathie sont obligatoires, la France pourrait donc, à son tour, apprendre aux élèves à se respecter entre eux, à se soutenir et à collaborer. Objectif : contribuer à l’épanouissement personnel de chacun, leur permettre de suivre une scolarité dans des conditions optimales et lutter contre la violence physique et / ou morale qui pousse certains gamins jusqu’au suicide.

    Si Brigitte Macron s’intéresse à cette question, c’est qu’elle y est sensibilisée depuis longtemps, comme elle l’a expliqué au micro de RTL:

    « J’ai été professeure, donc j’ai eu affaire très souvent dans ma vie à des élèves qui étaient harcelés, mais aussi à des élèves harceleurs. C’est un problème que je connais (…) C’est la raison pour laquelle j’ai eu envie de m’investir. »

    Reste que, pour beaucoup, le rôle de l’école devrait être circonscrit à l’enseignement des matières scolaires (français, mathématiques, histoire, langues), les questions d’éducation et autres principes moraux devant exclusivement relever de la responsabilité parentale. Autrement dit, si un enfant fait du mal à l’école, c’est parce que ses parents n’auraient pas fait le boulot. Un raisonnement compréhensible, mais pas toujours juste.

    Beaucoup d’enfant qui se tiennent impeccablement dans le huis clos du cercle familial, peuvent adopter un comportement tout autre à l’école (et vice versa). Et les harceleurs ne sont pas toujours ceux que l’on imagine. D’ailleurs, même les concernés n’ont pas toujours conscience de ce qu’ils font. Brigitte Macron :

    « Parfois, les harceleurs ne se rendent pas toujours compte qu’ils le sont. On peut l’être à son insu, pour rire… »

    Au final, en semaine, les enfants passent presque plus de temps en compagnie de leurs professeurs et de leurs camarades de classe qu’en compagnie de leurs parents et de leurs frères et sœurs. Il ne serait donc pas illogique que l’école s'empare de la question de la bienveillance. Il en va de l’équilibre et de la réussite de chacun.

     

     À Trappes, dans les Yvelines, la plupart des enseignants des écoles primaires du Réseau d’éducation prioritaire expérimentent une pédagogie fondée sur l’empathie, pour aider leurs élèves à mieux apprendre en développant la bienveillance et la coopération en classe.

    Enseigner la bienveillance

    60 % des enseignants du Réseau d’éducation prioritaire de Trappes sont aujourd’hui formés aux bases de la bienveillance, grâce à un programme conçu par le psychologue et sociologue Omar Zanna.

     

    Si l’école a bien pour vocation de former les esprits de demain, elle a aussi la responsabilité de former les futurs citoyens. « Les compétences sociales et relationnelles sont aussi importantes que les connaissances. Ceux qui réussissent sont ceux qui savent conjuguer les deux ».


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  • La France ayant souvent guerroyé, elle compte plus de 150 000 monuments aux morts. Et parmi eux, savez-vous combien sont considérés comme pacifistes ? Quelques dizaines seulement. Alors que notre pays se rappelle ses morts, l’occasion est trop belle, pour une fois, de mettre en lumière ces quelques monuments qui dénoncent la guerre plutôt que de la glorifier.

    Que maudite soit la guerre

    Rien que la Première Guerre mondiale a fait tomber 1 350 000 français. Une hécatombe sans nom qui valait bien un hommage. Seulement voilà, trop souvent, pour que ces morts aient un sens, on a cru devoir célébrer l’art et la nécessité de la guerre. À l’époque, raconte l’historienne Annette Becker dans L’Express.

     « dire que la guerre en soi est une mauvaise chose et ne devrait jamais exister, c’était renier la mémoire de ceux morts au front. »

    Résultat, seules une poignée communes ont osé contrevenir à cet état d’esprit et honorer leurs morts tout en maudissant la guerre. Quelques exemples :

    À Royère-de-Vassivière (Creuse)

    Sur la sépulture de Félix Baudy, soldat fusillé pour l’exemple en 2015 :

    « Maudite soit la guerre, maudits soient les bourreaux. Baudy n’st pas un lâche, mais un martyr. »

    Gentioux (Creuse)

    Sur le monument, un orphelin lève le point, le regard porté sur 58 noms, avec l’inscription suivante :

    « Maudite soit la guerre. »

    Que maudite soit la guerre

     Sainte-Savine (Aube)

    Inauguré le 12 novembre 1922, ce monument recense les morts de la commune ainsi que ceux de La-Rivière-du-Corps, la commune voisine. En haut de sa face sud, ces quatre mots :

    « Guerre à la guerre. »

    Rocles (Allier)

    Sous un visage d’enfant, cette inscription :

    « Apprenons à supprimer la guerre. »

    Meillard (Allier)

    Sur le monument aux morts, une plaque :

    « Maudite soit la guerre et ses auteurs. »

    Lezoux (Puy de Dôme)

    « Aux enfants de Lezoux, victimes de la guerre, à ceux qui ont combattu pour l’abolir. »

    Saint-Appolinaire (Rhône)

    Ici, le monument porte la célèbre phrase de Paul Valéry :

    « La guerre est le massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui, eux, se connaissent mais ne se massacrent pas. »

    Saint-Martin-d’Estréaux (Loire)

    Trois inscriptions sur le même monument :

    « Si vis pacem, para pacem (si tu veux la paix, prépare la paix). »

    « Maudite soit la guerre et ses auteurs. »

    « les Innocents au poteau d’exécution. »

    Dardilly (Rhône)

    « Contre la guerre, à ses victimes, à la fraternité des Peuples. »

    Que maudite soit la guerre

    « Que l’avenir console la douleur. »

    Éguzon-Chantôme (Indre)

    Cette citation d’Horace :

    « Bella matribus detestata » (Les mères détestent la guerre).

    Tournecoupe (Gers)

    « Avec l’espoir qu’il n’y aurait plus de guerre. »

    Avion (Pas-de-Calais)

    « La ville d’Avion à ses enfants, victimes civiles et militaires. Tu ne tueras point. »

    Equeurdeville (Manche)

    Que maudite soit la guerre

    « Que maudite soit la guerre. »

     Clans (Alpes-Maritimes)

    « Maudits soient les responsables de la guerre et honneur à ceux qui ont travaillé pour la paix. »

    Mazaugues (Var)

    Citant successivement Marx et Jean Jaurès :

    « L’Union des Travailleurs fera la paix dans le monde / L’Humanité est maudite si, pour faire preuve de courage, elle est condamnée à tuer éternellement. »

    Gy l'Évêque

    Que maudite soit la guerre

    Que maudite soit la guerre

    Que maudite soit la guerre

    Une page Wikipédia recense tous les monuments aux morts pacifistes de France, d’Allemagne, de Belgique et d’autres pays. C’est ici.

    On a trop souvent voulu donner un sens à la guerre pour donner un sens à la mort. Il est pourtant possible d’honorer les disparus sans glorifier ce qui les a tués. Ces monuments en sont la preuve. 


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