• L'acte est symbolique et ne manque pas d'humour. Mais il met surtout en lumière un drame auquel ces habitants aimeraient échapper.

    Pour une petite commune, la fermeture d’une classe peut être un drame. Alors, pour éviter le désastre, Crêts-en-Belledonne (Isère) a eu une idée culottée : inscrire 15 moutons pour la rentrée prochaine ! Explications.

    Avant, l’école de Crêts-en-Belledonne comptait 266 élèves. Aujourd’hui, elle n’en compte plus que 261. Une différence de cinq enfants qui entraînera la probable fermeture de l’une de ses onze classes. Une triste perspective à laquelle élus et parents d’élèves refusent de se résigner.

    Pour sauver leur école

    Mardi 7 mai, certificats de naissance à l’appui, 15 moutons ont donc été officiellement inscrits à l’école, histoire de renflouer les effectifs et, ainsi, répondre aux exigences administratives.

     

    Gaëlle Laval, membre de la FCPE, reconnaît dans Le Figaro avoir voulu jouer sur l’humour pour mobiliser les gens, tout en rappelant la gravité de la situation :

    «Il y a ici des enfants en difficulté, mais l’éducation nationale ne se préoccupe pas des arguments de terrain, juste des chiffres. »

    Pour sauver leur école

    Partout en France, des hommes et des femmes font tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter des fermetures de classes. Mais face aux décideurs, leurs pouvoirs sont bien minces. D’où la nécessité de faire preuve d’originalité. Objectif : que leur combat ne passe pas inaperçu.

    Très bien vu !


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  • Une nouvelle espèce d'oiseau de paradis vient d'être découverte en Nouvelle-Guinée. Son plumage est d'un noir presque absolu.

    Les oiseaux de paradis, ou Paradisiers superbes – à ne pas confondre avec la plante vivace aux formes rigolotes – sont une espèce d’oiseaux très spéciale. En effet, le plumage des mâles de certaines espèces possède la particularité d’absorber environ 99,95% de la lumière. Autrement dit, leur plumage est si sombre qu’il se rapproche du noir parfait.

    Un plumage d'un noir intense

    Dans le règne animal, les mâles se donnent souvent beaucoup de mal pour attirer leurs futures partenaires. Certains changent de forme, d’autres se parent de couleurs tape-à-l’œil, d’aucuns vont même jusqu’à réaliser des œuvres d'art. Chez le Paradisier superbe, une nouvelle espèce aux particularités remarquables vient d’être découverte en Nouvelle-Guinée : son plumage est si noir qu’il absorbe 99,95% de la lumière. C’est l’oiseau de paradis de Vogelkop.

    Un plumage d'un noir intense

     

    Cette caractéristique singulière lui vaut d’être comparée au Vantablack, une matière composée de minuscules tubes de carbone, utilisée dans les nanotechnologies. Agencés verticalement, les nanotubes sont serrés les uns contre les autres, ce qui a pour effet d’absorber la lumière à 99,965%. Notre drôle d’oiseau n’en est pas loin !

    Un plumage d'un noir intense

    Ce noir profond fait ressortir de manière intense le peu de couleurs qu’il a sur lui : des reflets bleus sous les yeux, ainsi que sur son élégante collerette, et l’intérieur du bec tout jaune. Et c’est ainsi, tout pimpant, qu’il se met à danser pour impressionner les donzelles. En atteste cette vidéo du National Geographic :

     

    C’est en réalité cette gracieuse danse qui a permis de le distinguer de certains de ses cousins, ainsi que son plumage en forme de croissant lorsqu’il charme les femelles, et de l’identifier en tant que nouvelle espèce. Pour preuve, cette vidéo signée Zapping Sauvage :

     

    De Vogelkop ou non, cet oiseau de paradis est un vrai flambeur !


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  • Dimitar Karanikolov, un photographe bulgare, a filmé la timidité des arbres au dessus d'une forêt du Mexique. Résultat : ces images sublimes.

    La timidité des arbres est un phénomène bien connu des botanistes : bien qu’ayant poussé les uns à côté des autres, les arbres feront tout pour éviter de se toucher ou de s’entremêler. Ainsi se forment ce qu’on appelle des « couronnes de timidité » et, vu du ciel, ce petit jeu d’esquive est aussi magnifique que troublant.

    La timidité des arbres

    La « timidité des cimes » a été mise en évidence pour la première fois en Australie dans les années 60 mais les spécialistes ont encore bien du mal à l’expliquer. Cependant, qu’ils agissent pour protéger leurs bourgeons, optimiser l’exposition au soleil ou éviter la propagation des insectes (ces trois hypothèses étant envisagées), les arbres semblent en tout cas avoir « conscience de l’autre » comme en atteste cette vidéo où l’on distingue nettement ces couronnes de timidité, autrement dit, ces zones de vide parfaitement respectées par les arbres, et ce, malgré la puissance du vent.

    La timidité des arbres

     Une vidéo intrigante, envoutante et de toute beauté signée Dimitar Karanikolov. Regardez :

    Ces images ont été réalisées au Mexique. Et si elle n’aident pas nécessairement à résoudre le mystère, elles nous le présentent sous un angle tout ce qu’il y a de plus fascinant.

     

    La prochaine fois que vous vous baladerez en forêt, arrêtez vous un instant et levez le nez vers la cime des arbres, vous risqueriez d’être surpris. Il existe un phénomène naturel appelé la « couronne de timidité », une singularité végétale par laquelle les arbres évitent de se toucher, formant des labyrinthes de lumière. Fascinant.

    La timidité des arbres


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  • Le chantier est énorme mais essentiel et le département du Tarn s'est officiellement engagé à le mener jusqu'au bout par la signature d'une charte.

    Les perturbateurs endocriniens sont dangereux pour notre santé ? Très bien, alors débarrassons-nous-en ! Voici, en somme, le raisonnement tout simple qui pousse le Tarn à vouloir devenir le premier département sans perturbateurs endocriniens. Lumière sur une initiative ambitieuse et exemplaire.

    Un département exemplaire

    Le 28 mars, comme le rapporte France Bleu, le Conseil départemental du Tarn a signé la charte « Villes & Territoires sans perturbateurs endocriniens ». Objectif de ce texte réalisé par le Réseau environnement santé (RES) ? Que les habitants ne soient plus en contact avec ces produits néfastes que l’on trouve aujourd’hui un peu partout dans notre quotidien (produits sanitaires, peintures, crèmes, meubles, vêtements, tapis, moquette, électroménager…)

     

    Pour rappel, voici la définition d’un perturbateur endocrinien, donné par l’Organisation Mondiale de la Santé :

    « Un perturbateur endocrinien est une substance ou un mélange de substances, qui altère les fonctions du système endocrinien et, de ce fait, induit des effets néfastes dans un organisme intact, chez sa progéniture ou au sein de (sous-) populations ».

    Jamais un département n’avait rejoint cette démarche. Pour atteindre son ambition, le Tarn va élaborer un plan visant, à terme, à éliminer l’usage de tout produit contenant des perturbateurs endocriniens. Dans les collèges, par exemple, les cantines devront rapidement privilégier les produits bio et, comme le souligne franceinfo, « l’usage de matériels pour cuisiner et chauffer comportant des perturbateurs endocriniens sera interdit. »

     

    Un département exemplaire

    Mieux, les entreprises liées par contrat au département devront respecter une clause « sans perturbateur » et des opérations de sensibilisation seront organisées auprès de la population.

    Christophe Ramond, président du conseil départemental du Tarn, au micro de France Bleu :

    « On le voit, l’espérance de vie stagne en France. Il nous semblait intéressant de sensibiliser nos concitoyens aux perturbateurs endocriniens. »

     

    Un bel exemple de volonté politique au service de la santé.


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