• L’Afrique fournit au monde quelques-unes des matières premières les plus précieuses de la planète. Pourtant, les Africains n’en profitent pas. Ils plantent, cultivent et récoltent mais, en retour, ne touchent presque rien, la plus value de leur dur travail étant réservée à la finance internationale. Alors, pour en finir avec cette injustice plus que centenaire, un Togolais a décidé de montrer la voie. Son terrain de jeu ? Le cacao. Son objectif ? Que chaque cultivateur vive dignement de son labeur ? Son surnom ? Le Robin des bois du chocolat ! Présentation.

    Le Robin des bois du cacao

    Cet homme, c’est Komi Agbokou. Le métier du chocolat, il l’a appris en Italie. Pourtant, c’est au Togo qu’il a décidé de l’exercer avec comme ambition que son pays maîtrise la filière de bout en bout, indépendamment des acheteurs occidentaux et des marchés boursiers.

    Le Robin des bois du cacao

    Pour y parvenir, l’un de ses principaux chantiers est de révéler aux paysans la véritable valeur de leur travail, le véritable prix du chocolat, un aliment dont ils ne connaissent même pas le goût, faute de moyens. Ensuite, il leur propose un deal : « maintenant, c’est moi qui vous achète votre production, au double du prix du marché, à condition que vous arrêtiez d’utiliser des pesticides. »

    Le Robin des bois du cacao

    Le Robin des bois du cacao

    Et ça marche. Quatre ans après sa création, Chocotogo, la marque de Komi Agbokou, ne perd déjà plus d’argent. Son secret ? Transformer le cacao dans le pays en confiant ce travail à des femmes elles aussi beaucoup mieux payées qu’ailleurs.

    Le Robin des bois du cacao

    Le Robin des bois du cacao

    Le Robin des bois du cacao

    Le Robin des bois du cacao

    Komi Agbokou :

    « C’est parce que nous sommes ignorants que nous sommes pauvres. »

    Le Robin des bois du cacao

    Une ignorance qui, jusqu’ici, a toujours fait les affaires du monde occidental. Longue vie à Chocotogo !

    Le Robin des bois du cacao


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  • En plein centre-ville de Tonnerre, dans l’Yonne, cet énorme trou d’où sort une folle quantité d’eau est aussi un gigantesque mystère. Plusieurs plongeurs y ont déjà perdu la vie en tentant de l’explorer et, depuis plus de vingt ans, toute excursion y était carrément interdite. Mais, ces jours-ci, grâce à la détermination d’un homme curieux et passionné, les recherches reprennent enfin. Gros plan sur la Fosse Dionne, un site naturel fascinant qui reste à découvrir.

    Un vrai mystère en centre ville

    La Fosse Dionne est une exsurgence. Autrement dit, une source alimentée par l’eau de pluie qui infiltre les sols et emprunte de longues galeries souterraines avant de refaire surface à un rythme de 311 litres… par seconde (et jusque 3 000 litres par seconde en cas de crue).

    Voilà. C’est à peu près tout ce que l’on sait. Pour le reste, la Fosse Dionne est un mystère. Comme le rapporte France 3, plusieurs tentatives d’exploration ont eu lieu, notamment en 1955, 1979 et 1989 mais, à la suite de plusieurs accidents mortels, l’accès au site a été interdit en 1996.

    Un vrai mystère en centre ville

    C’était sans compter sur la volonté de Pierre-Éric Deseigne. Ce plongeur a obtenu l’autorisation d’entrer dans la Fosse, avec trois objectifs en tête : poser un nouveau fil d’Ariane qui lui permettra de retrouver son chemin, nettoyer la fosse des déchets bêtement jetés là, cartographier le réseau et revenir avec des images.

    Pour l’heure, la galerie a déjà été explorée sur 360 mètres. Pierre-Éric Deseigne rêve d’aller plus loin. Regardez (un reportage signé France 3) :

     

    Nous sommes en France, en 2018, et il reste encore des sites sublimes qui n’ont encore jamais été explorés. La nature est décidément bien loin d’avoir livré tous ses mystères !

    Un vrai mystère en centre ville

     


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  • Lassés de devoir changer leur bébé à genoux sur le sol des toilettes, des papas réclament en images que les choses changent.

    Le sexisme est partout, et même là où on n’y prête plus attention. Un exemple ? Les toilettes publiques. Peut-être avez-vous remarqué que seules les toilettes pour femmes étaient équipées de tables à langer pour changer les bébés. Ça paraît tout bête, mais ça envoie quand même un message puissant tout droit sorti des temps anciens : c’est aux mamans de s’occuper des enfants, et non aux papas ! Aussi, pour que cela change et que leurs responsabilités de père soient enfin reconnues, des papas ont décidé d’envoyer des photos sous le hashtag #SquatForChange. On vous explique.

    Accroupissez vous

    Squat for change pourrait se traduire par « accroupissez-vous pour le changement ». Une expression qui se réfère à la position inconfortable et instable dans laquelle les pères sont obligés de se mettre pour changer leurs bébés dans les toilettes publiques (vu que, du côté des hommes, on ne trouve quasiment jamais de tables à langer).

    Accroupissez vous

    L’idée de ce hashtag lancé il y a quelques semaines par un papa de Californie ? Occuper les réseaux sociaux, les inonder de photos illustrant cette aberration sexiste dans l’espoir d’y mettre un terme.

    Accroupissez vous

    Oui, un père peut et doit changer les couches de son bébé et, oui, beaucoup aimeraient le faire dans de meilleures conditions.

    Accroupissez vous

    Pour l’heure, le hashtag #SquatForChange semble surtout prendre aux États-Unis. Mais, vu que la France ne fait pas exception, peut-être le verra-t-on débarquer par chez nous. En tout cas, on ne s’en plaindrait pas.

    Accroupissez vous

    L’égalité des sexes passera aussi par les toilettes publiques. 


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  • Earthwake se mobilise pour dépolluer la planète en donnant de la valeur aux déchets plastiques. Voici Chrysalis, une machine adaptée à l'urgence écologique.

    La troisième édition des Rencontres Associations & Philanthropes organisée par 1% for the Planet, collectif d’entreprises engagées pour la protection de l’environnement, se tient les 9 et 10 octobre 2018. Les thèmes : transition énergétique, protection de la biodiversité et des écosystèmes, mouvements éco-citoyens, et bien d’autres encore.

    Du carburant avec du plastique

    François Danel, vice-président d’Earthwake, a accepté de répondre à nos questions.

    L’association Earthwake a pour mission de promouvoir des solutions qui permettent de réduire le volume des déchets plastiques, en particulier dans les pays émergents. Nous pensons qu’il est possible de s’appuyer sur la valeur du déchet pour créer un modèle économique permettant de collecter le plastique usagé et de créer des emplois.

    Nous avons mis au point un équipement, la Chrysalis, qui permet de transformer le déchet plastique en carburant pour faire fonctionner des groupes électrogènes ou des moteurs de bateau ou de tracteur.

    Du carburant avec du plastique

    Le procédé n’est pas nouveau mais la Chrysalis offre 5 atouts différenciants :

    • Elle permet de séparer efficacement le diesel, l’essence, le gaz et les résidus
    • Elle offre des résultats constants. Le processus fonctionne avec le même rendement à chaque utilisation.
    • Elle est d’inspiration low-tech. Elle est construite avec des matériaux peu coûteux, sans électronique et facile à entretenir.
    • Elle est à taille humaine. Directement transportée par conteneur sur les zones polluées, elle pourra transformer jusqu’à 10 tonnes de déchets plastiques par mois.
    • Elle est autonome en énergie

    La Chrysalis annonce un rendement très performant de 93%. Avec 1 kg de plastique on obtient :

    • 65% de gasoil pour un générateur, tracteur, moteur de bateaux, etc…
    • 18% d’essence comme produit de chauffage, lampe, etc…
    • 10% de gaz utilisé pour auto-alimenter la machine
    • 7% de charbon a destination de mine de crayons, colorants, etc…

    Cette prouesse ouvre de nouvelles perspectives économiques autour de la dépollution. Elle pourrait également être une solution dans les pays émergents qui sont les premières victimes de ce fléau.

    Du carburant avec du plastique

    Du carburant avec du plastique

       Tous les ans, 8 millions de tonnes de déchets se retrouvent dans nos océans. Si on ne fait rien, il y aura plus de déchets plastiques que de poissons en 2050. Samuel Le Bihan, comédien et surfeur, a été choqué par la pollution plastique qu’il a pu observer dans les vagues de Bali et a souhaité agir pour trouver des solutions concrètes. Il s’est donné pour mission de mettre au point des innovations pour collecter et valoriser les déchets plastiques, et a créé l’association Earthwake. Le 10 septembre dernier, Earthwake était à Antibes pour faire une démonstration de sa machine révolutionnaire « Chrysalis ».

    Du carburant avec du plastique

    Earthwake s’est donné pour mission d’aider et développer toutes les technologie à hauteur d’homme (on n’est pas dans l’industriel) qui peuvent redonner de la valeur à ce déchet plastique inerte. On est dans la maîtrise presque artisanale de la gestion du déchet plastique, pour avoir des équipements qui soient extrêmement mobiles. Le but est de stimuler le ramassage. L’enjeu est là. Ça coûte très cher de rechercher ce déchet plastique. Si on arrive à créer une économie de ce ramassage, on a gagné !

       « Ça serait génial de pouvoir donner quelque chose aux gens qui leur permette de savoir quoi faire de leurs déchets plastiques plutôt que de les jeter dans la nature. Il faut réutiliser et pas s’en servir 30 secondes et le jeter. » – Christopher Costes, inventeur de Chrysalis.

       Notre objectif est de construire une Chrysalis qui transformera 150 kg de plastique par jour. Cette Chrysalis pourra alors être commercialisée et diffusée aux abords de la Méditerranée et en Afrique. Avec le déchet plastique, on va faire du carburant, du diesel… Ce n’est peut-être pas très écologique, mais aujourd’hui c’est extrêmement utile à la vie quotidienne de centaines de millions d’asiatiques et d’africains.

    Dans une logique de 10 à 15 ans, on pense qu’on peut apporter une solution avant que les solutions solaires et éoliennes ne se mettent en place avec efficacité. C’est un vrai projet de transition.

    Du carburant avec du plastique

    Des Chrysalys, on en voudrait des dizaines, des centaines, des milliers voire des millions dans le monde. En faisant d’une pierre deux coups, on collectera du plastique, on créera du revenu, on créera des emplois, et on apportera des solutions concrètes et locales à la planète.

       Nous sommes à une période charnière de la vie de l’association. Nous avons désormais besoin d’augmenter la capacité de notre équipement. Nous attendons donc de faire connaître cette solution innovante et de trouver de nouveaux soutiens financiers pour accélérer le développement du projet.

    L’appel au soutien de François Danel pour Earthwake :

       Vous souhaitez soutenir le projet de l’association Earthwake ? Pour lui permettre de développer Chrysalis, venez voter pour eux sur la plateforme des RAP ! Ça se passe par ici. En route vers la transition !


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