• Soigner les populations les plus isolées est un casse-tête. En Inde, ils ont trouvé la solution grâce à ce train, véritable hôpital sur rails.

    Un train hôpital

    Depuis 1991, ce « train-hôpital », sillonne les régions les plus reculées d’Inde pour venir en aide aux personnes atteintes de cécité, de surdité ou de handicaps divers.

    Un train hôpital

    Une dizaine de fois par an, ce « train magique », comme il est surnommé, part à la rencontre des populations isolées d’Inde. Véritable hôpital sur rail, il offre un accès aux soins aux habitants des villages qu’il traverse. En tout, sept wagons sont équipés pour recevoir les patients et, depuis 2016, l’un d’eux est spécialisé dans la cancérologie.

    Un train hôpital

    Premier du genre, le « Lifeline Express » a déjà soigné 1,2 million de personnes comme l’explique cette vidéo de présentation réalisée par le site Ulyces:

     Dans un pays qui ne consacre qu’un pour cent de son PIB à la santé, cette initiative de l’ONG indienne Impact India Foundation apparaît indispensable pour combler le vide médical. Pour référentiel, la France, elle, y consacre 11,5%…

    Un train hôpital

    Un train hôpital

    On ne le répétera jamais assez, le rail a de l’avenir !


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  • Vous connaissez tous la Cour des Comptes ou vous en avez déjà entendu parler dans les médias, mais connaissez vous la Cour des Contes?

    La Cour des Contes a un but à la fois simple et important : nous faire écouter, aimer et peut-être même, un jour à notre tour, raconter des histoires.

    La Cour des Contes

    La Cour des Contes

    La Cour des Contes, troupe de sept jeunes conteuses et conteurs, a un but dans la vie : nous faire écouter, nous faire aimer et peut-être même, un jour, nous aussi, nous faire raconter des histoires. Guillermo, Greffier Suprême de la Cour, nous raconte son histoire.

     

    Barbe de trois jours et chevelure flamboyante, en résonance avec ce verbe dont il maîtrise les intonations, le rythme et les silences, Guillermo et sa voix doucement rocailleuse nous emportent dès les premiers mots :

    « À la Cour des Contes, on a un but qu’on juge à la fois très beau et très nécessaire, c’est de vous faire écouter, de vous faire aimer et peut-être même, vous aussi, un jour, vous faire raconter des histoires ».

    Le décor est planté.

    La Cour des Contes

     Les bons contes font les bons amis.

    Amoureux d’histoires et conteurs amateurs dans leur jeunesse en vallée de Chevreuse, Guillermo et Arthur, le fondateur de la compagnie, ont, pour divers raisons et malgré eux, délaissé cet art dans les premières années de leur vie d’adulte. C’est de retour d’un échange universitaire au Chili, où il participait chaque semaine à des ateliers autour du conte l’oralité étant très prégnante dans les pays d’Amérique Latine, qu’Arthur convainc Guillermo de lancer une compagnie conteuse d’histoires :

    La Cour des Contes

    « Arthur est rentré à Paris et il m’a dit, mais regarde ce que je viens de découvrir, est-ce que c’est pas exactement ce qu’il nous faut ? », relate Guillermo. La flamme des deux amis ravivée fut-elle réellement perdue ? La Cour des Contes voyait le jour en 2014. Avec une promesse: faire sortir le conte du placard de l’enfance auprès de la génération des 18-35 ans.

    La Cour des Contes

    Depuis, (Le roi) Arthur et Guillermo (Greffier Suprême), rejoints au fil des années par d'autres conteuses et conteurs, content leurs histoires à qui veut bien et ils sont nombreux les écouter. Sédentaire tous les premiers mercredis du mois, de septembre à mai, dans le patio du restaurant de la Grande Mosquée de Paris, la compagnie se veut nomade le reste du temps.

    La Cour des Contes

    Elle arpente ainsi les lieux qui l’appellent pour raconter petites et grandes histoires, souvent écrites sur mesure, en résonance avec un événement particulier, comme l’explique Guillermo: « le conte a ça de formidable qu’il s’adapte aux lieux. Le seul impératif, c’est un peu de silence. On s’occupe du reste ».

    La Cour des Contes

    C’est ainsi qu’à l’été 2018, à la tombée de la nuit, les membres de la troupe se retrouvèrent sur le toit du Panthéon pour raconter l’histoire d’une grande femme qui, sous leurs pieds, venait de faire de ce lieu son éternelle demeure : « L’idée, c’était à l’occasion de l’entrée de Simone Veil au Panthéon, de créer toute une histoire autour du bâtiment et des femmes qui y sont présentes ». Car, raconter la grande Histoire avec de petites histoires, c’est un des objectifs non dissimulés de la Cour : « Avec une subjectivité assumée, on n’est pas des scientifiques ni des historiens, nos petites histoires permettent de rentrer en résonance avec ce bâtiment, qui peut impressionner, et avec l’histoire de ces grandes femmes », explique simplement Guillermo.

     

    Ce côté Cheval de Troie pédagogique, Guillermo en est conscient et il le revendique même : « chaque histoire, chaque récit n’est pas neutre. Il porte une vision du monde, il porte une idée. Quand dans une histoire la nature est magique et un personnage à part entière, ou que la princesse est l’héroïne qui n’a pas besoin du prince pour exister, on porte une vision écologiste ou égalitaire du monde ». C’est vrai que les histoires, quand elles sont bien racontées, ont cela de précieux qu’elles nous embarquent le temps d’un voyage imaginaire, nous ôtant toutes barrières. « À notre humble échelle d’artiste, avec de petites histoires qui ont l’air de rien, les gens se laissent pénétrer par des messages très forts. » Ces petites graines semées sont un bienfait à double détente. Qui s’ajoute au plaisir immédiat d’écouter et de se laisser embarquer. La cour appelle ça l’effet aspirine !

    La Cour des Contes

    D’ailleurs, connaissez-vous l’histoire de l’homme qui a une histoire pour répondre à chaque problème de l’existence? Un homme à la fois fascinant et désopilant qui, quand on lui demande comment il fait pour avoir une histoire pour tout, répond par une histoire ! Celle du Grand Samouraï noir.

    La Cour des Contes

    Une histoire passionnante à la chute inattendue mais pleine de bon sens… Que vous aurez certainement le plaisir d’entendre un jour si vous suivez la Cour des Contes.

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  • Personne n'habite ici hormis quelques moutons, des oiseaux... et un nuage ! Des images étonnantes et belles qui s'expliquent par la science.

    On dirait un décor de dessin-animé. Pourtant, cette image est authentique. Litla Dimun, une toute petite île, a bel et bien son propre nuage. Explications.

    Son nuage à elle

    Litla Dimun est le plus petit îlot des Îles Féroé (entre l’Islande, la Grande-Bretagne et la Norvège). Ses particularités ? Il culmine à 414 mètres au dessus de la mer, n’est habité que par des moutons et, surtout, possède son propre cumulus ! Sur son site, Geo explique :

    « Ce nuage lenticulaire, en forme de lentille, le recouvre d’un voile blanc de vapeur. Il s’agit d’un nuage stationnaire qui se forme au-dessus des sommets de montagne. C’est un dosage précis entre altitude, degré d’humidité et vitesse du vent. Il se forme lorsque l’air humide se condense et se soulève avec le relief. L’air et l’eau qu’ils contiennent sont en perpétuel renouvellement. »

     

    Litla Dimun est trop pentu pour accueillir des êtres humains à l’année. Seuls trois chalets (accessibles à l’aide de cordes) se proposent d’accueillir les voyageurs de passage. En revanche, c’est un petit paradis pour les oiseaux tels que les pétrel tempête et les macareux moine.

    Son nuage à elle

     


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  • Rédacteur en chef du bien nommé "Le Paresseux", ce journaliste britannique a érigé l'oisiveté en art de vivre et en modèle à suivre. Voici pourquoi.

    L'art d'être fénéant

    La paresse n’a pas très bonne presse. Surtout ces temps-ci. Pourtant, à y regarder de plus près, l’oisiveté pourrait être le plus court chemin vers le bonheur. Seule condition ? La pratiquer avec sagesse, intelligence et talent ! Explications avec Tom Hodgkinson, journaliste britannique rédacteur en chef de la revue Le Paresseux.

    L'art d'être fénéant

    Être paresseux est un art de vivre. C’est refuser de sacrifier sa vie au travail. C’est dire non à la surconsommation. C’est profiter du spectacle du monde. C’est laisser libre cours à son imagination. Et si ça vous semble impossible d’être paresseux en 2018 (ou si vous ne voyez pas très bien comment vous y prendre), regardez tout de suite l’interview que Tom Hodgkinson a accordée à L'Obs. Une vidéo qui réhabilite les paresseux et qui donne les clefs à tous ceux qui ont la glorieuse ambition de le devenir !

     

    Tom Hodgkinson, cité par L'Obs:

    L'art d'être fénéant

    « Rester au lit à ne rien faire est noble, juste et productif »,

    « Les gens qui se lèvent tôt ne sont ni en bonne santé, ni riches, ni sages. Ils sont souvent malades, pauvres et irréfléchis. Ils servent ceux qui se lèvent tard. »

    L'art d'être fénéant

     

    « Seuls les idiots travaillent tard le soir, parce qu’ils ne sont pas efficaces et qu’ils ont perdu leur temps pendant la journée. »

    L'art d'être fénéant

    Pour info, sachez que Tom Hodgkinson a publié L’Art d’être oisif dans un monde de dingue, disponible notamment chez Les Librairies indépendantes, à La Fnac ou sur Amazon. Qui sait, ça pourrait donner quelques petites idées à ceux qui songent à ralentir !


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