• « Où la terre touche les nuages », un documentaire à la découverte d'une autre vision de la vie, une porte ouverte sur un monde entre deux mondes.

    Où la terre touche les nuages

    Afin de trouver du temps, réfléchir et donner du sens à sa vie, Aude Joël, 33 ans, a décidé de faire une pause aussi bien professionnelle que personnelle pour découvrir de nouvelles façons de faire et de voir le monde. Elle est donc partie à la découverte d’endroits reculés, et de personnes qui ont fait le cheminement de la solitude et de la quête de soi. C’est ainsi qu’est née l’idée du projet de documentaire « Où la terre touche les nuages » : à la rencontre de bergers, au cœur des montagnes françaises.

    Où la terre touche les nuages

    Pouvez vous nous présenter votre projet?

    Le documentaire « Où la terre touche les nuages » est une porte entrouverte sur le monde de ces jeunes bergers et bergères, et le long travail de réflexion et de construction d’eux-mêmes qui les a menés dans les alpages.

    « Chacun à leur manière, ils ont affronté leurs peurs, accepté de se regarder en face tels qu’ils sont, et ont fait des choix de vie parfois durs, mais toujours réfléchis et conscients. »

    Les côtoyer durant plusieurs semaines a fait naître de nombreux questionnements en moi : pourquoi ces êtres, auxquels je peux facilement m’identifier, ont-ils fait ce choix de vie ? Ils me parleront de leur histoire, de leur vision de la vie, de leur rapport à la nature, de ces deux mondes qu’ils chevauchent, celui d’en haut, débranché, et celui d’en bas, connecté, et comment ils passent de l’un à l’autre.

    Où la terre touche les nuages

    De nos nombreux échanges aux sommets des crêtes naît l’idée de ce documentaire. De la confrontation de nos points de vue s’impose la certitude que leur histoire est riche d’enseignements pour toute une génération, et mérite d’être racontée et écoutée.

    « Où la terre touche les nuages », c’est l’entrée dans l’intimité et la tête de représentants de toute une génération qui se pose des questions. C’est aussi présenter une alternative à cette course contre les autres et surtout à cette course contre soi-même, une parmi tant d’autres.

    Où la terre touche les nuages

    Aude Joël explique :

    « Du haut de mes 33 ans, j’observe un monde en changement. La société industrielle et de consommation a connu un âge d’or suivi de grandes désillusions. Les nouvelles technologies viennent aujourd’hui bouleverser notre quotidien et notre intimité. Notre paraître devient plus important que notre être. Pour beaucoup, cela se caractérise par une perte de repères généralisée, une perte de sens. »

    Présentation en images par Aude et ses proches :

     

    Pourquoi avoir voulu vous lancer dans cette aventure?

    Ce projet de documentaire, c’est la croisée des chemins entre des envies de parler de sens et de construction de soi comme écho aux questions que je me pose, entre la rencontre avec une communauté de bergers et bergères ouverts sur le monde, dont la tête est dans les nuages mais dont les pieds sont fermement ancrés dans le sol. C’est aussi une histoire de bon timing.

    Où la terre touche les nuages

    C’est au cœur des montagnes françaises que l’étincelle a eu lieu. J’ai rencontré ces bergers et bergères d’un genre nouveau, qui pensent le monde différemment. J’ai rencontré des jeunes gens qui font preuve d’une maturité hors du commun, presque sages malgré eux, qui portent des messages et des valeurs qui résonne fortement dans le contexte contrasté d’aujourd’hui. Ce projet s’imposait alors comme une évidence : j’avais un documentaire sur leur histoire.

    Où la terre touche les nuages

    Le message que vous souhaitez faire passer?

    L’ambiance des alpages de mes bergers est particulière : magique grâce à ses paysages, son silence, sa solitude choisie, et dure aussi car les montagnes sont capricieuses : des reliefs accidentés et souvent dangereux, un climat rude et instable ; orages, froid, vent… Dans cette parenthèse, dans ce monde entre deux mondes, ce documentaire est l’occasion de repenser notre rapport à la société, aux autres, à soi et de prendre le temps de s’interroger, de lâcher prise et de privilégier l’être sur l’avoir.

    Où la terre touche les nuages

    Ce film, sera l’éloge de la lenteur, du moment présent, de l’attention aux détails, tout en subtilité et en douceur, en prenant son temps et de façon bienveillante.

    Où la terre touche les nuages

    Afin de vous donner un avant-goût de ce documentaire à venir, on vous laisse découvrir ces quelques images pleines de douceur et de sérénité :

    Où la terre touche les nuages

    Où la terre touche les nuages


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  • Pour que coqs, chiens, et tracteurs puissent continuer à résonner dans nos campagnes, un élu propose que les bruits ruraux entrent au patrimoine national.

    Pour protéger nos campagnes

    L’aboiement du chien, le chant du coq ou le carillon des cloches de l’église… Que serait la campagne sans ces sonorités qui la caractérisent ? C’est la question que se pose un maire de Gironde qui cherche à faire entrer les « bruits ruraux » dans le patrimoine immatériel national.

    Pour protéger nos campagnes

    « Que le chant du coq, l’aboiement familier du chien, la cloche de l’église, le meuglement des vaches, le braiment de l’âne et le pépiement des oiseaux soient proclamés patrimoine national. »

    Voilà ce que réclame le maire de Gajac (Gironde), Bruno Dionis du Séjour, dans une lettre ouverte aux parlementaires où il plaide la cause des « bruits ruraux ». Du moteur des tracteurs au meuglement des vaches, pour lui, tout ce qui fait le sel de la campagne devrait être protégé par la Constitution.

    Pour protéger nos campagnes

    Le but ? Empêcher toute future velléité d’interdire ces bruits et donc les procès qui pourraient avoir lieu à l’encontre de ceux qui les émettent. Si la proposition semble loufoque, elle est en réalité pleinement justifiée. En effet, de plus en plus de réclamations sont faites à l’encontre de ces « nuisances sonores » émanant de certains concitoyens « d’origine urbaine la plupart du temps » et dont il fustige « l’égocentrisme ».

    Pour protéger nos campagnes

    Il défend en particulier le dur labeur des agriculteurs et éleveurs dont la profession nécessite la possession d’animaux et de machines agricoles bruyantes qu’ils utilisent « parfois même le dimanche, lorsque certains ont la chance de se reposer », mais rappelle-t-il : «  ils n’ont d’autres choix que de travailler. »

    Pour protéger nos campagnes*

    Pour protéger nos campagnes

    Partout en France, les plaintes se multiplient contre ces bruits. Ce fut le cas en Lozère l’été dernier lorsque les locataires d’un gîte ont demandé que soit décalée la sonnerie de cloches qui perturbait leur grasse matinée en carillonnant dès 7 heures. Mais aussi dans l’Oise, où un maire a pris un arrêté municipal contre les aboiements des chiens.

    Pour protéger nos campagnes

    Pour protéger nos campagnes

    Le maire est déjà soutenu par d’autres élus, comme le maire LR de Sauveterre-de-Guyenne (Gironde) Yves d’Amécourt et Pierre Morel-A-L’Huissier, député de Lozère (UDI), qui a déclaré au Figaro vouloir « déposer une proposition de loi en ce sens sous forme de résolution d’ici à une dizaine de jours ».

    Total soutien à Bruno Dionis du Séjour, Maire de Gajac(33), qui demande que le chant du coq, le meuglement des vaches, les cloches qui sonnent et d’autres bruits de campagne soient inscrits au patrimoine national : « Les petites communes se retrouvent face à des emmerdeurs ! »

    Pour protéger nos campagnes

    Pour protéger nos campagnes

    Pour protéger nos campagnes

    Comme le résume si bien l’élu dans sa lettre : « La campagne est un tout, qu’il faut savoir accepter dans son ensemble. » Voilà qui est bien dit !


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  • Grenoble, Les élus de la ville ont décidé de frapper fort. Objectif : que plus personne ne se retrouve à la rue, même en cas de loyers impayés.

    Protection des plus faibles

    Bientôt, à Grenoble, plus personne ne pourra être mis à la rue sans qu’une solution de relogement ne soit proposée. Ainsi en a décidé le conseil municipal de la ville. Lumière sur une initiative inédite dans la lutte contre la misère sociale.

    Protection des plus faibles

    Cet arrêté, dit de « non-mise à la rue », a été voté ce lundi 13 mai et devrait être signé dans les jours qui viennent. Dès sa mise en application, il s’appliquera, précise France 3, aux logements privés, aux HLM, aux foyers, aux squats, aux hôtels, aux campings…

    Protection des plus faibles

    Voici ce que dit précisément le texte :

    « Il ne sera procédé à aucune expulsion sur le territoire de la commune tant qu’il n’aura pas été fourni au Maire ou à son représentant qualifié, la justification que le relogement de la personne expulsée et de sa famille aura été assuré. »

    Protection des plus faibles

    Cette mesure forte répond à l’explosion du nombre d’expulsions locatives (+ 46% en 10 ans). Voilà des mois que les associations Droit au logement (DAL) et Front contre les expulsions réclamaient cet arrêté par des manifestations, des courriers et des occupations de bâtiments.

    Protection des plus faibles

    Pleurer sur le sort des sans-abri, c’est bien. Faire en sorte que plus personne ne se retrouve à la rue, c’est beaucoup mieux. Bravo Grenoble.


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  • Construit il y a 500 ans et transformé en centrale il y a près de soixante ans, le moulin ne marchait plus depuis un moment. Alors, les habitants ont réagi.

    Le moulin de la solidarité

    Parce qu’ils voulaient une électricité verte produite localement, près de deux cents habitants d’une commune du sud de la France ont uni leurs efforts pour remettre en service leur mini centrale hydraulique. Et ça a marché ! Gros plan sur une mobilisation exemplaire et réussie !

    Le moulin de la solidarité

    L’information est relayée par 20 minutes. À Velaux (Pays d’Aix), 150 foyers vont de nouveau être connectés au moulin de la commune et, ainsi, disposer d’une énergie propre, renouvelable et locale. Mais pour en arriver là, il a d’abord fallu jouer collectif, et s’organiser…

    Le moulin de la solidarité

    Le moulin de Velaux, construit il y a 500 ans et reconverti en centrale électrique en 1962, était hors-service depuis sept ans. Enercoop, fournisseur d’électricité renouvelable, découvre alors le site et s’associe à des habitants autour d’un projet citoyen pour le remettre en marche.

    Le moulin de la solidarité

    200 habitants sont désormais actionnaires de Provence Énergie Citoyenne, en charge de l’exploitation du moulin. Jérôme Lelong, d’Enercoop, cité par 20 Minutes.

    « En quelques jours, nous avons récolté 140 000 euros qui sont venus compléter les financements publics. Comme quoi ce n’est pas si compliqué de mobiliser de l’épargne citoyenne locale (…) « L’enjeu était que les gens s’impliquent, après ils le font pour des raisons différentes. Pour que ça marche, il faut des rendez-vous réguliers, organiser le travail, et que chacun puisse trouver quelque chose à faire, à la hauteur du temps qu’il a. »

    Le moulin de la solidarité

    Et apparemment, ce projet, qui crée du lien et de la solidarité entre les habitants, fait déjà naître de nouvelles ambitions aux alentours : un autre projet hydraulique serait d’ores et déjà envisagé.

     

    Comme quoi, la force du collectif, il n’y a que ça de vrai.


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