•  DÉFORESTATION : 40 MILLIONS D'ARBRES REPLANTÉS AVEC LA "MÉTHODE MIYAWAKI"

    À 90 ans, le docteur Akira Miyawaki a acquis sa renommée internationale grâce à une méthode unique en son genre mise au point par ses soins.

    Né en 1928, Akira Miyawaki, professeur émérite à l’université nationale de Yokohama au Japon, est un botaniste expert en écologie végétale, spécialiste des graines d’espèces indigènes et de l’étude de la naturalité des forêts. Il a mis au point une méthode qu’il enseigne aux quatre coins du monde. Son but ? Préserver et régénérer les forêts dites « vierges ».

    Essentielles à la survie de l’humanité, les forêts primaires sont menacées par les activités humaines. Chaque année, 6 millions d'hectares (deux fois la superficie de la Belgique) subissent la déforestation ou sont modifiées. À l’heure actuelle, ces forêts vierges représentent encore le tiers des forêts du monde. D’où l’importance de les protéger et de les aider à se reconstituer.

    Lutte contre la déforestation

    À la vitesse à laquelle la pollution augmente, les températures s’élèvent et l’eau potable devient une denrée rare, il est urgent de replanter de jeunes arbres et plantes endémiques afin que Mère Nature continue de nous protéger des catastrophes naturelles. Et la méthode de plantation d’arbres d’Akira Miyawaki est une formidable solution.

    Lutte contre la déforestation

    Son concept ? Le senzai shizen shokusei (la végétation potentielle naturelle, en français). Il explique.

    « Il est important de bien comprendre qu’on ne peut pas planter n’importe quoi n’importe comment, parce que dans le monde végétal, il existe des vraies plantes mais aussi ce que j’appelle des fake plantes. Les vraies plantes résistent à des conditions extrêmes et vivent très longtemps. Les fake ont l’air tout aussi fortes, mais meurent facilement. C’est pour cela que je les appelle fake plantes. »

    Lutte contre la déforestation

    Adaptés à la terre locale, les arbres indigènes sont en effet plus profondément enracinés et résistent à des conditions environnementales et météorologiques extrêmes. Pour Akira Miyawaki, il s’agit de « vraies forêts » qui suivent les principes inhérents à la nature. Si sa méthode est plus coûteuse en terme de temps de préparation en amont (il faut étudier la zone à reboiser, faire germer les graines des espèces indigènes, et préparer le substrat qui les accueillera), elle est aussi bien plus efficace. Une fois les jeunes pousses d’arbres plantées, elles ne nécessitent plus le moindre suivi ou entretien.

    Lutte contre la déforestation

    Grâce à la « méthode Miyawaki », il suffit de 20 à 30 ans pour reboiser une région, contre 200 à 300 ans en suivant les techniques conventionnelles. Au Japon, elle a permis de ramener à la vie plus de 1 300 sites, notamment le long des côtes afin de protéger les habitants de futurs tsunamis. Une technique qui fait des adeptes partout dans le monde. En Belgique, Urban Forest s’en inspire afin de revégétaliser des zones industrielles en friche. Quant à la France, c’est l’association Boomforest qui remplace les mauvaises herbes du périphérique parisien par de jeunes chênes et bouleaux.

    Lutte contre la déforestation

    Un exemple magnifique avec cette forêt de 8 mois plantée en Inde, à Bangalore, dans laquelle faune et flore reprennent leurs droits. Ces forêts poussent en effet 10 fois plus rapidement, sont 30 fois plus denses et abritent 100 fois plus de biodiversité. Écoutez comme les oiseaux chantent :

    Au total, la « méthode Miyawaki » aurait permis de planter 40 millions d'arbres indigènes à travers le monde.


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  • Interrogé en 1976, cet Indien d'Amérique évoquait la difficulté de défendre des valeurs dans une société corrompue par l'argent et l'individualisme.

    Quand l’homme, piégé par un individualisme forcené, saccage sa planète en échange de quelques billets, c’est qu’il est grand temps de revenir à l’essentiel. Mais l’essentiel, c’est quoi ? Pour répondre à cette question fondamentale, réécoutons les paroles de Russel Means, un indien d’Amérique qui, en 1976, avait déjà tout compris.

    Cette année-là, ce Sioux Oglala avait été interrogé par la télévision française. L'Ina a ressorti cette archive… et il a bien eu raison. Écoutez, car ce petit discours résume très bien quelques-unes des réalités de ce monde :

     

    « C’est trop facile d’être blanc dans ce monde. Pour eux, ce qui compte, c’est l’argent et ce qu’ils appellent les plaisirs de la vie. Alors que pour nous, le plaisir, c’est cette vie qui nous entoure. La vie, c’est l’herbe qui pousse, ce sont nos proches, les nuages, les oiseaux, toutes les choses vivantes qui font notre famille. C’est cela la beauté.

    Où se trouve la beauté du monde

    L’homme blanc dit qu’il faut exploiter toutes ces choses pour en tirer du plaisir. C’est du pur égoïsme.

    Où se trouve la beauté du monde

    C’est si facile d’être blanc, de trouver du travail, de ne penser qu’à l’argent. On commence alors à mettre des barrières autour de sa maison. Des barrières autour de sa ville. Des barrières autour de son pays. En fait, on met des barrières autour de soi-même.››

    Où se trouve la beauté du monde

    Russel Means, qui s’était notamment fait connaître pour son rôle dans Le Dernier des Mohicans, est mort le 22 octobre 2012 à l'âge de 72 ans. Mais son discours, lui, ne doit pas s’éteindre.


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  • Alors que les abeilles sont déjà largement menacées par l’usage des pesticides,  il faut également veiller à un autre fléau : le frelon asiatique qui décime les colonies. Heureusement, grâce à un apiculteur amateur et ingénieux, on a peut-être trouvé la riposte idéale que tout le monde attendait. Explications.

    Jean-Pierre, 40 ans de passion derrière lui, a imaginé un piège à la fois simple et redoutable. Son principe ? Deux cônes grillagés qui mènent à un morceau de miel sans possibilité de retour. Est-ce que ça fonctionne ? Oh oui ! Pour en être convaincu, il n’y a qu’à jeter un œil au tableau de chasse de Jean-Pierre : plusieurs centaines de frelons asiatiques ! Ce n’est d’ailleurs pas pour rien si son invention est en voie d’être industrialisée et que, déjà, des étrangers s’y intéressent.

     

    La boîte, à première vue, ne paie pas de mine, mais est d’une efficacité redoutable. Jean-Pierre Thomain l’a testée durant un an, dans sa cour de maison, en plein centre-ville de Segré, là où, dit-il, « il y a plein de nids ». Les résultats sont stupéfiants.

    Contre le frelon asiatique

    Avec cette boîte de 50 cm de long, 25 cm de large et 20 cm de hauteur, les amoureux des abeilles tiennent peut-être enfin la solution. Même si Jean-Pierre Thomain est lucide : « On ne pourra pas l’éradiquer. Il est là et il faudra faire avec. Mais on peut le réguler. »

    Le secret de l’efficacité du piège réside dans la combinaison d’une grille à reine et d’un cône grillagé, placés de chaque côté de la boîte. Avec au-dessus, une vitre. Cette grille, que Jean-Pierre Thomain a choisie en plastique, sert d’ordinaire en apiculture, à empêcher la reine d’accéder à certains endroits de la ruche et d’y pondre.

    Pour l’appât, les apiculteurs ont opté pour des drêches, un mélange de cire et de miel, qu’ils récupèrent dans les ruches et qui, d’habitude, termine à la poubelle. Le frelon asiatique en raffole. Les autres insectes un peu moins.

    Ainsi attiré, le frelon entre par le cône grillagé. Une fois à l’intérieur, il ne peut plus sortir. Contrairement aux abeilles, qui peuvent toujours se faufiler à travers les interstices. « On prend à 90 % du frelon asiatique. C’est beaucoup plus sélectif. »

    Contre le frelon asiatique

    Les apiculteurs ont pensé à tout, jusqu’à la couleur. Du rouge. « Ça les attire. » Quand la boîte est pleine ou qu’il n’y a plus d’appât, deux solutions : la placer au congélateur ou la plonger dans une caisse remplie d’eau. Les frelons meurent congelés ou noyés, au choix.

    Contre le frelon asiatique

    Grâce à l’ingéniosité d’un homme, au dévouement d’un groupe de retraités et à la participation des enfants, on va peut-être sauver les abeilles et doper l’activité économique locale. Un très, très joli coup.


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  •  UNE CROISIÈRE POUR DÉPOLLUER L'OCÉAN ET APPRENDRE À NAVIGUER.

    Julien Wosnitza et Sébastien Fau, anciens membres de Sea Shepherd, se lancent un pari fou : dépolluer les océans de son plastique et des filets dérivants (dits fantômes) et offrir aux océanologues une plateforme de recherche. Pour cela, les deux écologistes ont eu l’idée de créer une École de Voile autour du monde.

    Joindre l'utile à l'agréable

    Le principe est simple : à bord du Kraken, un navire trois-mâts, l’éco-volontaire apprendra à naviguer, intégré aux membres de l'équipage. Il sera formé à la navigation et prendra part aux manœuvres et à la vie en communauté. Il pourra, par exemple, larguer les amarres, hisser les voiles et prendre son quart de navigation.

    Joindre l'utile à l'agréable

    Mais, à bord du Kraken, le but n’est pas seulement d’apprendre à naviguer. La mission principale sera de dépolluer la mer de tout le plastique dont elle peut regorger. Pour cela, le navire se rendra dans des zones polluées de l’océan Atlantique et effectuera des nettoyages de plages.

    Joindre l'utile à l'agréable

    Le voyage sera également l’occasion pour les scientifiques d’effectuer des recherches concernant l’impact de l’homme sur l’océan. Une équipe sera sur place et présentera son travail lors de conférences, à bord du navire.

    Le navire partira d’Amsterdam le 3 octobre avec à son bord 24 éco-volontaires n’ayant pas nécessairement d’expérience préalable en mer. Des ateliers seront également proposés, sur des thèmes variés, tels que les nouvelles techniques pour consommer de façon responsable ou comment recycler nos objets du quotidien.

    Joindre l'utile à l'agréable

    Ce voyage sera également l’occasion de transporter des produits biologiques et ainsi limiter leur impact sur l’environnement.

    Joindre l'utile à l'agréable

    Vous pouvez rejoindre l'aventure et monter à bord du Kraken lors de ses différentes escales : Saint-Malo, Lisbonne, Madère, Les Canaries, Cap-Vert, la Guyane Française, Saint-Vincent-et-les-Grenadines.


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