• Pour créer du lien et redonner de la visibilité au savoir-faire des mamies lisboètes, ce projet remet les seniors au travail.

    À Lisbonne, l’association A Avó veio trabalhar (« La Grand-mère au travail ») replace les seniors au cœur de la cité. A grand coup d’aiguilles et de crochet, ces grands-mères supers branchées s'emparent du milieu de la mode lisboète.

    Les grands-mères réinventent la mode

    Grâce à leur savoir-faire en broderie, tricot et crochet, les grand-mères de l’association réalisent des pièces originales et, tous les trois mois, se transforment en top models pour promouvoir leur nouvelle collection. Des pièces vendues en éditions limitées et qui s’arrachent.

    Vecteur de lien social et d’intergénérationnalité, cet atelier est le fruit de la réflexion d’une designer et d’un psychologue ayant observé l’isolement croissant des personnes âgées. Susana Antonia la cofondatrice de ce projet socio-culturel, porte un regard tendre sur ces femmes pleines d’énergie :

    « Le monde où j’aime vivre est peuplé de vieux. Regardez nos grands-mères, vous verrez que ce sont quasiment des adolescentes, mais avec des rides. »

     

    Ce reportage a été réalisé par Oldyssey, un média qui « parle des vieux partout dans le monde et montre les initiatives qui rapprochent les générations ». Déjà passé par le Japon, l’Inde, le Brésil, le Québec ou le Sénégal, son objectif est de redonner la parole à cette population invisibilisée. L’occasion, aussi, de montrer que nos aînés ne sont pas traités de la même façon aux quatre coins du globe.

    Un projet inspirant qui rassure sur le fait de prendre de l’âge !


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  • Trop beau pour être démoli. C'est l'histoire du petit quartier de Nantun District à Taiwan, sauvé par son dernier habitant.

    Papy fait de la résistance

    A 96 ans, Huang Yung-Fu, celui que l’on surnomme « Papy arc-en-ciel  » a réussi à combattre les bulldozers qui menaçaient son village en dessinant des oiseaux, des chats et des personnages colorés sur les façades de son quartier de Taichung à Taiwan.

    Papy fait de la résistance

    Il y a 37 ans, l’ancien militaire originaire de Hong Kong s’installe dans ce village de vétérans de Nantun District, Taichung. Un village qui, comme bien d’autres sur l’île, a été construit à la va-vite pour loger les soldats chinois et leurs familles en exil. En effet, après la guerre civile qui opposa les communistes aux forces du Kuomintang (plus ancien parti politique de la Chine contemporaine) dans les années 1950, ces derniers ont été contraints de fuir en direction de l’île voisine de Formose (Taïwan).

    Papy fait de la résistance

    Avec le temps, ces habitations se délabrent et les quartiers sont peu à peu rasés au profit de nouveaux ensembles d’immeubles. Mais Huang Yung-Fu n’a pas dit son dernier mot. Alors que ses voisins quittent le navire, il résiste et refuse de déménager. En 2008, pour redonner de la vie à son village il commence à en peindre, d’abord un oiseau dans son salon, puis sur les façades et enfin sur la route. Petit à petit, la couleur s'empare des ruelles. Du sol à la charpente, les animaux, tous plus extraordinaires les uns que les autres, fleurissent ça et là.

    Papy fait de la résistance

    Sur les 1 200 maisons, il n’en reste plus que 11, mais lesquelles ! Lorsque le quartier est menacé de destruction, les étudiants de l’université voisine attirent l’attention de l’opinion publique sur ce « Rainbow village ». Finalement, le gouvernement décide alors de le préserver. Riche idée puisqu’il est devenu une véritable attraction touristique, attirant chaque année près d'un million de visiteurs et, plus récemment, les caméras de la BBC.

    Papy fait de la résistance

    Sans le vouloir, « Papy arc-en-ciel » a sauvé son village ! Ce n’est pas pour autant que l’artiste autodidacte a décidé de raccrocher les pinceaux. Huang Yung-Fu continue inlassablement son oeuvre, se levant parfois à 3 heures du matin pour rehausser le ton de tel tel animal psychédélique.

    Papy fait de la résistance

    Papy fait de la résistance

    Papy fait de la résistance

    Papy fait de la résistance

    Papy fait de la résistance

    Les pinceaux comme instrument de résistance pacifique.


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  • Pour faciliter la concentration des élèves tout en leur permettant d'évacuer leur trop plein d'énergie, cette école a trouvé une solution originale.

    Canaliser le surplus d'énergie

    Dès qu’un enfant à l’âge d’entrer à l’école, on le case entre quatre murs avec obligation de se taire et interdiction de bouger (en gros). Une vieille habitude qui confine les élèves dans un comportement contre nature, en pousse certains à décrocher et, d’autres, à développer une certaine forme d’agressivité. Du coup, dans ce collège de Chalon-sur-Saône, on a trouvé un début de solution original et efficace : des vélos-bureaux !

    Canaliser le surplus d'énergie

    L’idée est simplissime mais géniale. Comme son nom l’indique, le vélo-bureau est un bureau en dessous duquel se trouvent des pédales. Ainsi, l’enfant peut écouter son professeur ou faire ses exercices tout en produisant un effort physique et en se déchargeant d’un surplus d »énergie qui aurait pu le pousser à se déconcentrer et/ou à déconcentrer les autres.

    Canaliser le surplus d'énergie

    Grâce à cette méthode, cette classe expérimentale aurait déjà gagné en sérénité et en performance. Regardez :

     

    En plus; ces bureaux-vélos permettent aux enfants de garder la forme. De quoi lutter efficacement contre le manque d’activité physique et les soucis de santé qui en découlent.

    Autres exemples comme ci dessous les USA

    Canaliser le surplus d'énergie

    Et ici au Canada, province de Québec

    Canaliser le surplus d'énergie

    Reste maintenant (comme le suggèrent des internautes) à relier ces vélos à des générateurs. Ça permettrait de valoriser au mieux l’énergie des enfants tout en les sensibilisant  aux enjeux de l'énergie renouvelable.


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  • Vous trouvez que nos villes manquent de fantaisie ? Alors voici une initiative qui devrait vous plaire. À Paris, depuis quelques jours, le quartier des Gobelins est envahi par une horde de gros nounours poétiques et facétieux ! Ils squattent les terrasses des cafés, les rebords de fenêtres, les couloirs du métro, les salles de gym, les vitrines et même les pharmacies. D’où viennent-ils, qui les a invités et à quoi servent-ils ? Réponses !

    Invasion

    Voilà plus de trois semaines que ces énergumènes ont fait leur apparition. Au départ, beaucoup ont crû qu’il s’agissait d’une initiative de la mairie ou d’une animation commerciale. Mais pas du tout. En fait, c’est juste l’idée folle et désintéressée de Philippe, un libraire du quartier fatigué de voir les passants faire la tronche !

    L’homme a acheté lui-même ces grosses peluches et, depuis, il les met à disposition de qui veut !

    Invasion

    Comment lui est venue cette étrange idée ? Il s’est livré au Figaro:

    «La vraie histoire ? Comme tout le monde, j’ai un nounours. Le mien s’appelle Gorille. Un jour, il me dit: “Philippe, je suis ton doudou mais moi, je n’ai pas de doudou, ce n’est pas normal”. Je lui réponds: “Ce n’est pas faux, habille-toi, on part t’en chercher un !”»

    Invasion

    Depuis, la tribu pass par tous les recoins du quartier. Sans but précis.

    Invasion

    Ils se montrent partout, de façon désordonnée ou, parfois, comme ici, plus organisée.

    Invasion

    Résultat ? Des surprises à chaque coin de rue.

    Invasion

    La ville, environnement morose et prévisible s’il en est, devient soudainement un lieu d’étonnement où nul ne sait à quoi s’attendre !

    Invasion

    On en oublierait presque le froid et la grisaille du moment !

    Invasion

    Vous aimeriez passer 48 heures avec l’un de ces nounours (gratuitement, ça va de soi) alors sachez que vous pouvez en faire la demande à la page Facebook des Nounours des Gobelins.

    Invasion

    Invasion

    Invasion

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    Invasion

    Invasion

    Invasion

    Invasion

    Invasion

    Invasion

    Ce qu’il y a de génial avec cette initiative, c’est que l’idée est super, bien sûr, mais aussi et surtout qu’elle ne vise aucun but précis. Elle a vu le jour parce qu’elle était cool, tout simplement et tout le monde s’en est emparé, spontanément. Voilà ce qui est beau !


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