• On doit cette belle et étonnante idée à un street artist néerlandais. Désormais, la façade ressemble à une gigantesque bibliothèque.

    Bibliothèque géante en façade

    À Utrecht, aux Pays-Bas, un street-artist a eu une très belle idée : il a transformé la façade d’un immeuble en bibliothèque géante avec, sur les étagères, les livres préférés des habitants de l’immeuble en question !

    Bibliothèque géante en façade

    Ce street-artist, c’est Janis De Man.

    Bibliothèque géante en façade

    Au total, 49 livres sont représentés. Il y a des livres en néerlandais, ça va de soi, mais aussi en polonais, en allemand, en anglais, en turc, en arabe et en français.

    Bibliothèque géante en façade

    Bibliothèque géante en façade

    Une très belle idée superbement réalisée.


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  • L'acte est symbolique et ne manque pas d'humour. Mais il met surtout en lumière un drame auquel ces habitants aimeraient échapper.

    Pour une petite commune, la fermeture d’une classe peut être un drame. Alors, pour éviter le désastre, Crêts-en-Belledonne (Isère) a eu une idée culottée : inscrire 15 moutons pour la rentrée prochaine ! Explications.

    Avant, l’école de Crêts-en-Belledonne comptait 266 élèves. Aujourd’hui, elle n’en compte plus que 261. Une différence de cinq enfants qui entraînera la probable fermeture de l’une de ses onze classes. Une triste perspective à laquelle élus et parents d’élèves refusent de se résigner.

    Pour sauver leur école

    Mardi 7 mai, certificats de naissance à l’appui, 15 moutons ont donc été officiellement inscrits à l’école, histoire de renflouer les effectifs et, ainsi, répondre aux exigences administratives.

     

    Gaëlle Laval, membre de la FCPE, reconnaît dans Le Figaro avoir voulu jouer sur l’humour pour mobiliser les gens, tout en rappelant la gravité de la situation :

    «Il y a ici des enfants en difficulté, mais l’éducation nationale ne se préoccupe pas des arguments de terrain, juste des chiffres. »

    Pour sauver leur école

    Partout en France, des hommes et des femmes font tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter des fermetures de classes. Mais face aux décideurs, leurs pouvoirs sont bien minces. D’où la nécessité de faire preuve d’originalité. Objectif : que leur combat ne passe pas inaperçu.

    Très bien vu !


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  • Lycéenne, Kenadi Beacham a photographié ses camarades tout en les complimentant. Une expérience sociale qui donne lieu à de très belles images.

    Dites aux gens qu'ils sont beaux

    Un compliment, ça ne coûte rien à celui qui le donne. Mais ça peut littéralement transfigurer celui qui le reçoit… Illustration avec ce magnifique projet photographique mené par une lycéenne américaine.

    Dites aux gens qu'ils sont beaux

    Kenadi Beacham, c’est son nom, a une formidable qualité : elle sait voir la beauté chez les gens qu’elle rencontre. Aussi, pour montrer l’effet d’un compliment, elle a eu cette très belle idée : filmer ses camarades de classe au moment précis où elle leur dit « Je prends en photo les gens que je trouve beaux. » Résultat de cette étonnante expérience ? Une magnifique galerie de sourires émus, gênés, fiers et surpris.

     Quelques mots, et les visages s’illuminent. Une belle expérience qui nous rappelle le pouvoir des mots et, plus encore, celui de la bienveillance.

    Dites aux gens qu'ils sont beaux

    Une belle expérience qui avait déjà eu lieu en 2015

     

    Dites aux gens qu'ils sont beaux

    Dites aux gens qu'ils sont beaux

    Dites aux gens qu'ils sont beaux

    Dites aux gens qu'ils sont beaux

    Il faut très peu de chose pour changer les regards, si vous trouvez que tout va mal, que les gens font la gueule, alors dites aux gens autour de vous que vous les trouvez beau et vous verrez leur visage s'illuminer.


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  • Dans une période « économiquement creuse », il décide de marcher vers Croissance, en partant de Précaire et en passant par Viré, L’Argent, La Banque...

    Depuis plus de 10 ans, Olivier Lemire, écrivain-voyeur, parcourt la France à pied. Dans tous les sens. Mais pas dans n’importe quels sens. Il a marché de La Vie à La Mort, de L’Amour à La Haine, de L’Enfer au Paradis… Nous avons eu le plaisir de croiser la route de « Celui qui marche ». Comme nous, laissez-vous porter par une voix et un récit qui font du bien.

    De lieu dit en lieu dit

    En 2008, las d’une vie confortable qui ne le comble pas totalement, Olivier décide de quitter son travail dans la com’ pour faire « autre chose ». Mais quoi ? Lui qui ne sait pas faire grand chose : « je savais marcher et j’aimais ça, c’est sûr, et j’étais pas trop mauvais à l’écriture », confie-t-il dans un sourire.

    Son goût pour la géographie française et la découverte des toponymes (noms donnés aux lieux-dits) feront le reste. Il marche désormais d’un lieu-dit à un autre, en quête de sens et de réponses à ses questions. Et s’invente, au passage, un métier : correspondant géographique.

    Son premier voyage, hautement métaphorique, il le fait entre La Vie, dans la Creuse, et La Mort, qui se situe juste à côté de Consolation dans le Doubs : « je me suis dit qu’on marchait tous de la vie à la mort et que c’était une bonne idée pour démarrer ce métier ». Tout un programme ! Suivront des voyages entre La Haine et L’Amour, Le Désespoir et L’Espoir, La Solitude et La Compagnie, vers les seize « Bout du monde » que compte l’hexagone même. Et tant d’autres. 

    De lieu dit en lieu dit

    Pour ses 50 ans, Olivier tentera même de nager dans Le Bonheur, une rivière, mais n’y parviendra pas. La raison ? « Un petit coup de mou », avoue-t-il dans un éclat de rire : « j’étais bon dans les délais, je suis bien arrivé devant la rivière le jour de mon anniversaire mais j’ai pas pu me baigner, j’ai fui  Le Bonheur ! ». Pour la petite histoire, Le Bonheur coule sur quatre kilomètres avant de se jeter dans un gouffre qui s’appelle… La perte du bonheur. Un mal pour un bien peut-être…

    De lieu dit en lieu dit

    Si la quête de sens est toujours présente dans les périples d’Olivier, d’autres motivations le guident : « je dessine mon parcours en fonction de mon actualité personnelle, de mes fantasmes aussi. Le voyage entre L’Enfer et Le Paradis, par exemple, j’avais choisi un «Enfer» dans le Morbihan et un « Paradis » en Charente, parce que je voulais voir la mer. C’est souvent une aventure esthétique».

     En 2013, alors dans une période « économiquement creuse », il décide de marcher vers Croissance, en partant de Précaire, dans La Manche, et « en passant par Viré, L’Argent, La Banque, La Bourse, etc. Enfin, un tas de trucs qui posaient problème à l’époque ». 

    De lieu dit en lieu dit

    « Je suis un correspondant géographique comme il y a des correspondants de guerre… Je raconte des histoires qui se nourrissent de ce que je vois sur les chemins, et des réponses aux questions posées aux personnes que j’y rencontre. Ces histoires sont nos histoires à tous. Je cherche à illustrer en marchant le sentiment mêlé de mystère et d’émerveillement du fait d’être posé là, sur terre ».

    C’est comme ça qu’il se retrouve à demander à la dame qui gare sa voiture sur le parking de L’Inquiétude si elle est inquiète. Ou à la femme qui vit à équidistance de La Vie et La Mort ce que ça lui fait.

    Parfois ésotérique, souvent sympathique, la rencontre avec les gens donne lieu à des récits qu’Olivier raconte dans ses livres, dans ses films, dans la presse, pour laquelle il rédige des sagas estivales, ou à des conférences.

    De lieu dit en lieu dit

    La rencontre, ça n’était pas son objectif principal en se lançant dans ces voyages au pays des lieux-dits, qui sont avant tout des voyages intérieurs. Plutôt taciturne et solitaire, Olivier confesse être « souvent en fuite avec les gens et ne passer qu’une dizaine de minutes à échanger avec eux», ce qui suffit à son travail de correspondant. Du moins au début, car au fil des kilomètres et au gré des rencontres, il apprécie de plus en plus ce contact qu’il évitait. Les randonnées littéraires sont ainsi nées, marches en groupe organisées sur les chemins empruntés par les hérauts de la littérature française. Une occasion, par exemple, de découvrir la cathédrale de Rouen avec le regard d’Emma Bovary, venue retrouver son amant Léon…

    De lieu dit en lieu dit

    Accompagner les gens, Olivier y a pris goût. En binôme avec Philippe Castan, coach-praticien de l’accompagnement professionnel, Olivier construit et co-anime, sur la base des thématiques de l’Entreprise ou de l’Institution (telles que « Le Bilan », « L’Alliance », « La Croissance », « Le But », « La Retraite », etc.), des stages intensifs de coaching et de formation pour des groupes, autour de lieux porteurs de Sens. 

    Depuis cinq ans, il marche avec les ressortissants d’un groupe de protection sociale vers La Retraite, lieu-dit de La Sarthe, pour les aider à passer ce cap de la vie professionnelle. Et savez-vous ce qu’il y a après La Retraite ?

    Ah, il faut visionner la vidéo pour le savoir

     

    Vous l’aurez compris, tant qu’il y a de la marche et du sens, la tête et les jambes en somme, Olivier est rasséréné. En 10 ans, il a ainsi fui Le Bonheur, fréquenté Le Paradis, s’est retrouvé bloqué aux portes de la Croissance (voir film Le Bout du Monde ci-dessous). Il a osé changer de métier pour changer de vie. Il s’est même créé un métier et travaille depuis à changer d’autres vies…

    De lieu dit en lieu dit

    Bref, pas à pas, il s’est (re)trouvé. Il a surtout compris que le bonheur ne se trouvait pas au bout du chemin… mais que le bonheur, C’EST le chemin !


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