• Bordeaux, une jeune anonyme distribue des mots d'amour.

    Pour redonner le sourire aux habitants de sa ville, la jeune femme ne manque ni de culot ni d'imagination. Une belle idée.

    Une inconnue distribue des mots d'amour

    Donner de l’amour sans rien attendre en retour ? C’est exactement ce que fait cette bordelaise anonyme. Depuis le 9 novembre, elle distribue discrètement des centaines de mots d’amour dans les boîtes aux lettres de sa ville. Lumière sur une initiative qui fait du bien.

    750 Bordelais ont déjà eu la chance (et la surprise) de recevoir un intrigant mot d’amour. À l’origine de cette démarche, une jeune femme de 24 ans.

    Une inconnue distribue des mots d'amour

    Comment lui est venue cette idée ? Interrogée par France Bleu, elle raconte :

    « Quand je me balade en ville, je vois beaucoup de gens malheureux, qui ne sont pas souriants, donc je me suis dit pourquoi pas égayer le quotidien des Bordelais ?«

    Une inconnue distribue des mots d'amour

    Plusieurs fois par semaine, entre minuit et une heure du matin, elle distribue ses courriers à de parfaits inconnus.

    Une inconnue distribue des mots d'amour

    Exemples de messages distribués :

    « Sois vivant(e). » « T’es un humain, pas un esclave. » « Cher humain, je t’aime. » « Raconte-moi ton plus beau souvenir d’enfance. »

    Une inconnue distribue des mots d'amour

    À chaque fois, la phrase est différente, assure la mystérieuse jeune femme qui signe sous le nom de « Humanité Bordeaux. » Elle a l’habitude d’écrire, elle est actuellement au chômage et souhaite occuper son temps libre à faire le bien. Tout simplement.

    « En France, on a peur de l’inconnu, on se braque assez vite et on est individualiste. Si on se souciait un peu plus de son voisin, il y aurait plus d’entraide et d’amour entre nous, ça ne nous ferait pas de mal !« 

    Une inconnue distribue des mots d'amour

    Humanité Bordeaux a publié quelques photos de ses enveloppes sur Instagram.

     

    Une inconnue distribue des mots d'amour

    Le genre d’initiative dont le monde a bien besoin !


    33 commentaires
  • Plutôt que de laisser son village partir à l'abandon, le maire a décidé de prendre une mesure forte : des maisons sont désormais accessibles gratuitement.

    Offrir plutôt que mourir

    Parce qu’il refuse la mort de son village, un maire italien a pris une mesure aussi radicale qu’originale : il va offrir des maisons à ceux qui en feront la demande. Lumière sur une mesure surprenante qui pourrait séduire les amateurs de belles et vieilles pierres.

    Offrir plutôt que mourir

    Perchée à 1 500 mètres d’altitude, Cammarata, une superbe commune de 6 400 habitants, se trouve à une soixantaine de kilomètres de Palerme, sur l’île de La Sicile.

    Offrir plutôt que mourir

    Ici, les maisons sont belles, et les ruelles, authentiques et escarpées, surplombent un magnifique paysage grandiose et verdoyant.

    Offrir plutôt que mourir

    Seulement voilà, ici comme ailleurs, la désertification rurale fait son œuvre. Abandonnées par leurs propriétaires, des bâtisses tombent en ruine et le village se vide inexorablement, perdant chaque jour un peu plus de son âme.

    Offrir plutôt que mourir

    Alors, pour conjurer le sort, Vincenzo Giambrone, le maire de Cammarata, a pris le taureau par les cornes. Déterminé à repeupler et à redynamiser sa commune, il a décidé non pas de vendre les maisons, ni même de casser les prix… mais de les offrir !

    Offrir plutôt que mourir

    Vincenzo Giambronen cité par CNN:

    « Je ne supporte pas de voir ce magnifique vieux centre historique se vider et se transformer en ruines. Les propriétaires inconscients ne se rendent pas compte des dommages qu’ils causent en abandonnant leurs habitations et en refusant de restaurer leurs vieilles maisons. » 

     

    Offrir plutôt que mourir

    Douze maisons sont actuellement disponibles et une centaine d’autres pourraient suivre. Pour en devenir propriétaire, une seule condition exigée : rénover entièrement la maison dans les trois ans à venir.

    Offrir plutôt que mourir

    Mais ce n’est pas tout. Comme l’élu espère séduire les jeunes et les familles, il promet une prime de 1 000 € pour toute naissance d’un enfant né dans l’une de ses maisons.

    Offrir plutôt que mourir

    Des amateurs ?


    29 commentaires
  • Australie, un petit train en tonneaux de récupération contre l'absentéisme scolaire.

    Contre l'absentéisme scolaire

    La débrouille et l'imagination au service de l'éducation. Grâce à ce petit train fabriqué de toutes pièces, cette école lutte contre l'absentéisme.

    Très souvent, système D rime avec créativité… et efficacité. Démonstration en Australie où l’on a inventé un nouveau mode de ramassage scolaire tout ce qu’il y a de plus original.

    C’était en 2017 à l’école aborigène Rawa, dans la région Pilbara (ouest de l’Australie). Pour inciter les enfants à se rendre en cours et pour les encourager à y rester jusqu’à la fin de la journée, John Reudavey le coordinateur de l’école a eu une intuition.

    Contre l'absentéisme scolaire

    Son idée ? Solliciter l’aide de tout le village pour construire un petit train scolaire. 24 tonneaux hors d’usage qui risquaient de finir à la poubelle ont ainsi été sauvés, découpés et aménagés pour être transformés en autant de mini-wagonnets qui forment un engin à la fois utile, ludique et pratique.

    Contre l'absentéisme scolaire

    Tracté par un tracteur, le tout assemblé par Donald Graham et Peter Doery, permet aux enfants de se rendre à l’école puis de rentrer chez eux dans la joie et la bonne humeur.

    Contre l'absentéisme scolaire

    Objectif ? Faciliter le transport des élèves mais aussi lutter contre l’absentéisme scolaire et, par voie de conséquence, contre l’illettrisme chez les aborigènes d’Australie.


    29 commentaires
  • Réparer les trottoir? Pour réparer les trottoirs amochés, ce street-artist fait preuve d'imagination. Résultat : le carrelage sort de la salle de bain et envahit l'espace urbain.

    Colorer les rues

    Ememem est un raccommodeur de bitume, un artiste citoyen ou un citoyen créatif, comme vous voudrez. Avec ses pansements de trottoir, il répare la ville en lui redonnant des couleurs. Grâce à lui, regarder ses pieds en marchant n’a jamais été aussi inspirant !

    « Né sur un trottoir accidenté en 2016, Ememem est un de ces fils de bitume qui ont le désordre dans le sang », peut-on lire sur le site internet du street-artiste français. Ses œuvres colorées ont d’abord fait sa renommée à Lyon avant de s’exporter en Europe, « au gré de ses semelles usées. » Une idée qui lui est venue après avoir découvert une flaque devant son atelier. Pour la réparer, l’artiste explique avoir « laissé parler » ses mains, un procédé qu’il a finalement baptisé « flacking ».

    Colorer les rues

     

    Colorer les rues

    Avec des morceaux de faïence ou de carrelage récupérés ça et là, le bienfaiteur anonyme comble les trous béants laissés dans la chaussée. Si l'artiste a fait le choix de demeurer anonyme, il a tout de même accepté de répondre aux questions de l’édition lyonnaise de Rue 89. On en apprend ainsi un peu plus sur ses choix :

    Colorer les rues

     

    Colorer les rues

    « J’essaye de récupérer tout ce que je peux. J’aime vraiment l’idée de pouvoir faire renaître les choses, les réinventer. On jette tellement tout tout le temps… Question matériel, je pense que n’importe quoi peut se prêter au flacking, avec la bonne technique. J’essaye plusieurs trucs, je privilégie la faïence pour l’instant car j’adore le décalage qu’elle apporte en sortant de l’espace privé de la salle de bain par exemple. Mais j’aime travailler avec tous les matériaux. »

    Colorer les rues

     

    Colorer les rues

     

    Quand on l’interroge sur son rapport aux autorités, l’artiste raconte que plus d’une fois la police l’a laisser œuvrer, l’encourageant parfois même par un pouce levé ! Pas étonnant quand on voit l’utilité et la beauté de ses flaques artistiques.

    Colorer les rues

     

    Colorer les rues

     

    Colorer les rues

     

    Colorer les rues

     

    Colorer les rues

    Attention, les nids de poule et pavés déchaussés ont du souci à se faire !


    23 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique