• Plutôt que de laisser son village partir à l'abandon, le maire a décidé de prendre une mesure forte : des maisons sont désormais accessibles gratuitement.

    Offrir plutôt que mourir

    Parce qu’il refuse la mort de son village, un maire italien a pris une mesure aussi radicale qu’originale : il va offrir des maisons à ceux qui en feront la demande. Lumière sur une mesure surprenante qui pourrait séduire les amateurs de belles et vieilles pierres.

    Offrir plutôt que mourir

    Perchée à 1 500 mètres d’altitude, Cammarata, une superbe commune de 6 400 habitants, se trouve à une soixantaine de kilomètres de Palerme, sur l’île de La Sicile.

    Offrir plutôt que mourir

    Ici, les maisons sont belles, et les ruelles, authentiques et escarpées, surplombent un magnifique paysage grandiose et verdoyant.

    Offrir plutôt que mourir

    Seulement voilà, ici comme ailleurs, la désertification rurale fait son œuvre. Abandonnées par leurs propriétaires, des bâtisses tombent en ruine et le village se vide inexorablement, perdant chaque jour un peu plus de son âme.

    Offrir plutôt que mourir

    Alors, pour conjurer le sort, Vincenzo Giambrone, le maire de Cammarata, a pris le taureau par les cornes. Déterminé à repeupler et à redynamiser sa commune, il a décidé non pas de vendre les maisons, ni même de casser les prix… mais de les offrir !

    Offrir plutôt que mourir

    Vincenzo Giambronen cité par CNN:

    « Je ne supporte pas de voir ce magnifique vieux centre historique se vider et se transformer en ruines. Les propriétaires inconscients ne se rendent pas compte des dommages qu’ils causent en abandonnant leurs habitations et en refusant de restaurer leurs vieilles maisons. » 

     

    Offrir plutôt que mourir

    Douze maisons sont actuellement disponibles et une centaine d’autres pourraient suivre. Pour en devenir propriétaire, une seule condition exigée : rénover entièrement la maison dans les trois ans à venir.

    Offrir plutôt que mourir

    Mais ce n’est pas tout. Comme l’élu espère séduire les jeunes et les familles, il promet une prime de 1 000 € pour toute naissance d’un enfant né dans l’une de ses maisons.

    Offrir plutôt que mourir

    Des amateurs ?


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  • Australie, un petit train en tonneaux de récupération contre l'absentéisme scolaire.

    Contre l'absentéisme scolaire

    La débrouille et l'imagination au service de l'éducation. Grâce à ce petit train fabriqué de toutes pièces, cette école lutte contre l'absentéisme.

    Très souvent, système D rime avec créativité… et efficacité. Démonstration en Australie où l’on a inventé un nouveau mode de ramassage scolaire tout ce qu’il y a de plus original.

    C’était en 2017 à l’école aborigène Rawa, dans la région Pilbara (ouest de l’Australie). Pour inciter les enfants à se rendre en cours et pour les encourager à y rester jusqu’à la fin de la journée, John Reudavey le coordinateur de l’école a eu une intuition.

    Contre l'absentéisme scolaire

    Son idée ? Solliciter l’aide de tout le village pour construire un petit train scolaire. 24 tonneaux hors d’usage qui risquaient de finir à la poubelle ont ainsi été sauvés, découpés et aménagés pour être transformés en autant de mini-wagonnets qui forment un engin à la fois utile, ludique et pratique.

    Contre l'absentéisme scolaire

    Tracté par un tracteur, le tout assemblé par Donald Graham et Peter Doery, permet aux enfants de se rendre à l’école puis de rentrer chez eux dans la joie et la bonne humeur.

    Contre l'absentéisme scolaire

    Objectif ? Faciliter le transport des élèves mais aussi lutter contre l’absentéisme scolaire et, par voie de conséquence, contre l’illettrisme chez les aborigènes d’Australie.


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  • Réparer les trottoir? Pour réparer les trottoirs amochés, ce street-artist fait preuve d'imagination. Résultat : le carrelage sort de la salle de bain et envahit l'espace urbain.

    Colorer les rues

    Ememem est un raccommodeur de bitume, un artiste citoyen ou un citoyen créatif, comme vous voudrez. Avec ses pansements de trottoir, il répare la ville en lui redonnant des couleurs. Grâce à lui, regarder ses pieds en marchant n’a jamais été aussi inspirant !

    « Né sur un trottoir accidenté en 2016, Ememem est un de ces fils de bitume qui ont le désordre dans le sang », peut-on lire sur le site internet du street-artiste français. Ses œuvres colorées ont d’abord fait sa renommée à Lyon avant de s’exporter en Europe, « au gré de ses semelles usées. » Une idée qui lui est venue après avoir découvert une flaque devant son atelier. Pour la réparer, l’artiste explique avoir « laissé parler » ses mains, un procédé qu’il a finalement baptisé « flacking ».

    Colorer les rues

     

    Colorer les rues

    Avec des morceaux de faïence ou de carrelage récupérés ça et là, le bienfaiteur anonyme comble les trous béants laissés dans la chaussée. Si l'artiste a fait le choix de demeurer anonyme, il a tout de même accepté de répondre aux questions de l’édition lyonnaise de Rue 89. On en apprend ainsi un peu plus sur ses choix :

    Colorer les rues

     

    Colorer les rues

    « J’essaye de récupérer tout ce que je peux. J’aime vraiment l’idée de pouvoir faire renaître les choses, les réinventer. On jette tellement tout tout le temps… Question matériel, je pense que n’importe quoi peut se prêter au flacking, avec la bonne technique. J’essaye plusieurs trucs, je privilégie la faïence pour l’instant car j’adore le décalage qu’elle apporte en sortant de l’espace privé de la salle de bain par exemple. Mais j’aime travailler avec tous les matériaux. »

    Colorer les rues

     

    Colorer les rues

     

    Quand on l’interroge sur son rapport aux autorités, l’artiste raconte que plus d’une fois la police l’a laisser œuvrer, l’encourageant parfois même par un pouce levé ! Pas étonnant quand on voit l’utilité et la beauté de ses flaques artistiques.

    Colorer les rues

     

    Colorer les rues

     

    Colorer les rues

     

    Colorer les rues

     

    Colorer les rues

    Attention, les nids de poule et pavés déchaussés ont du souci à se faire !


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  • À Nantes, deux cabines téléphoniques londoniennes vous permettent d'écouter des œuvres littéraires. Un dispositif culturel original et intrigant !

    Écouter des œuvres litéraires

    C’est une scène digne d’un roman de Harry Potter… Alors que les cabines téléphoniques ont peu à peu déserté nos rues, à Nantes, deux d’entre elles donnent à la ville un soupçon de magie.

    Écouter des œuvres litéraires

    Il vous suffit de décrocher le combiné et de taper la date de naissance d’un des 25 auteurs indiqués sur une liste pour être mis en relation avec Jean Giono, George Orwell ou Marguerite Yourcenar !

    Depuis cet été, les cabines téléphoniques refont surface à Nantes. Mais pas n’importe lesquelles… Les deux spécimens, tout droit venus du Royaume-Uni, ont été repeints en noir et installés rue de la Fosse à deux pas de la librairie Coiffard, à l’origine du projet, et sur le toit-terrasse de l’école d’architecture.

    Écouter des œuvres litéraires

    Ces cabines baptisées « Coiffard j’écoute » accueillent le dispositif audio conçu dans le cadre du Voyage à Nantes pour célébrer le centenaire de la librairie. Au bout du fil, 50 extraits de romans sont à découvrir pour le plus grand bonheur des amoureux des lettres!

    Écouter des œuvres litéraires

    À la fin du mois, la cabine installée sur le toit de l’école d’architecture sera déplacée dans le hall principal du CHU de Nantes.

    Écouter des œuvres litéraires

    Malades, visiteurs et personnel soignant pourront ainsi choisir un auteur sur la liste mise à leur disposition et s’évader quelques instants pour un voyage littéraire.

    Écouter des œuvres litéraires

    Voilà une belle façon de remettre la culture au cœur de la ville !


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