• Pour la toute première fois en Grande-Bretagne, une chaîne de supermarchés spécialisée dans les produits surgelés prend position contre l'huile de palme.

    Iceland Foods, une grande chaîne de supermarchés du Royaume-Uni (l’équivalent de nos magasins Picard), vient d’annoncer sa décision de retirer définitivement l’huile de palme des ingrédients composant les produits de sa marque.

    C’est une première au Royaume-Uni. Iceland Foods, une chaîne de magasins vendant des surgelés, a décidé de retirer l’huile de palme de tous les produits alimentaires de sa marque distributeur d’ici la fin de l’année.

    Un exemple à suivre

    Véritable fléau environnemental causant la déforestation en Asie du Sud-est, notamment en Indonésie et en Malaisie, la culture des arbres à huile ravage la biodiversité, est source de pollution, et menace la survie d’espèces telles que l’orang-outan.

    Regardez :

     

    Le spécialiste britannique des aliments surgelés a pris la décision de revoir la formule de 130 de ses produits : savons, chocolat, glaces, chips, frites, cosmétiques… Il compte également déployer 100 nouvelles gammes de produits totalement dépourvus d’huile de palme ; cet ingrédient de prédilection des industriels pour son rendement élevé à moindre coût. Iceland Foods a d’ailleurs déclaré avoir déjà remplacé l’huile de palme dans 50% des produits de sa gamme vendus dans ses 900 magasins.

    Un exemple à suivre

    Sur le site internet de l’enseigne, Richard Walker, directeur général, explique :

    « L’huile de palme est l’une des plus grandes causes de déforestation au monde et représente une menace importante pour un certain nombre d’espèces déjà en voie d’extinction.

    En Indonésie et en Malaysie, où les plantations d’huile de palme et de pulpe de bois sont les principaux moteurs de la déforestation, de nombreuses espèces sont menacées d’extinction, y compris l’orang-outan. La population d’orangs-outans a diminué de plus de moitié au cours des 15 dernières années et est maintenant en danger critique avec seulement 70 000 à 100 000 individus encore en vie.

    Tant qu’Iceland Foods ne pourra pas garantir que l’huile de palme ne provoque pas la destruction de la forêt tropicale, nous dirons simplement « non à l’huile de palme ». Nous ne croyons pas qu’il existe une huile de palme « durable » pour la grande distribution, alors nous offrons aux consommateurs la possibilité de choisir ce qu’ils achètent.

    Notre chef cuisinier, Neil Nugent, a travaillé dans la cuisine de recherche d’Iceland Foods afin de retirer l’huile de palme de nos propres gammes alimentaires et de la remplacer avec des huiles et des graisses qui ne détruisent pas la forêt tropicale. Nous travaillons également en étroite collaboration avec nos fournisseurs de confiance afin de nous assurer que les changements apportés à nos recettes n’affectent pas le coût (ni le goût) des produits de notre propre marque. Ces efforts réduisent la demande en huile de palme de plus de 500 tonnes par an. »

    Un exemple à suivre

    Et pour que le message soit reçu par les consommateurs aussi clairement que possible, Iceland Foods compte aposer une étiquette « sans huile de palme » sur tous ses produits.

    Une nouvelle particulièrement réjouissante de la part de cette enseigne qui s’était déjà faite remarquer en annonçant son intention de supprimer le plastique de tous ses produits d’ici 2023.

    N’attendons pas que des lois viennent changer la règle du jeu. Tant qu’il y aura des fortunes à gagner, on trouvera toujours des gens prêts à raser la jungle et à éliminer ses habitants. Mais dès lors que plus personne n’acceptera de cautionner ce massacre par ses achats, alors, ce qui reste sera sauvé.

     

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  • Malgré son histoire et ses dimensions, cet arbre devait être rasé pour laisser la place à un supermarché. Mais beaucoup se sont dressés contre cette issue, retour sur les faits.

    Gençay, 1 700 habitants dans la Vienne (86), compte un magnifique cèdre du Liban. Planté en 1800, il a grandi sur un terrain privé qui, malheureusement, devrait bientôt accueillir l’agrandissement du supermarché voisin. Résultat : malgré sa longue histoire, ses 30 m de haut, ses 20 m d’envergure et ses 5 m de circonférence, il devrait être abattu. Une issue à laquelle près de 40 000 personnes refusent de se soumettre.

    Pour comprendre l’enjeu de cette mobilisation et faire connaissance avec cet arbre d’exception, voyez cette vidéo :

     

    Le 25 mai 2018 la bonne nouvelle tombe:

    Le grand cèdre de Gençay va être sauvé. À la suite de notre article, le Groupement des mousquetaires (Intermarché) nous a fait parvenir un communiqué assurant que, finalement, ce sublime arbre pluricentenaire ne sera pas abattu pour laisser place à un supermarché. Lumière sur une jolie petite victoire.

    Un cèdre pluricentenaire sauvé

    Ce cèdre, haut de 30m et vieux de 200 ans, avait suscité une forte mobilisation sur internet. Et pour cause : racheté par Intermarché, le terrain sur lequel il avait poussé devait accueillir l’agrandissement de la grande surface voisine et de son parking.

    En quelques jours, une pétition avait recueilli plus de 76 000 signatures. Face à ce soutien massif, le Groupement des Mousquetaires, qui promet qu’aucune décision n’avait encore été prise, a donc tranché, et, du bon côté.

    Extrait du communiqué :

    « Cette décision fait suite à plusieurs consultations menées au moment du projet de l’abattre ainsi qu’au rapport d’expert des eaux et forêts rendu la semaine dernière, qui ont identifié ce cèdre de l’Atlas de 120 ans comme « Arbre Remarquable » et à la vive émotion exprimée par la population. »

    L’arbre ne cèdera donc pas sa place à un parking. France 3 a envoyé une caméra sur place. Regardez :

     

    Il s’agit-là d’une petite victoire, c’est vrai. Mais, sur le plan environnemental, les victoires ne sont pas si nombreuses que cela et celle-ci, fruit de la mobilisation citoyenne, a une portée symbolique particulière. Alors, ne boudons pas notre plaisir.


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  •  L’ANTI-CHEMISE, LA CHEMISE QUI RHABILLE TOUTES LES AUTRES.

    Chaque fil de cette chemise est un fil recyclé. Et le résultat est top ! Voici l’Anti-chemise : la chemise recyclée Made in France qui rhabille toutes les autres, par Hopaal.

    L'anti chemise

    Quand on a su que chaque année il y avait plus de 40 millions de chemises vendues en France, ça nous a un peu secoués. 40 millions, c’est 4,5 fois la population de l’Autriche. Pour contrebalancer l’impact de ces chemises aux origines douteuses et importées d’on ne sait où, on a cogité à l’envers. En déconstruisant toute la chaîne d’approvisionnement on s’est mis à concevoir une chemise qui ne fait rien comme les autres, d’où son nom : L'Anti-chemise.

    Elle ne consomme aucune ressource vierge. Elle ne sous-traite rien à l’autre bout du monde.

    L'anti chemise

    L'anti chemise

    Une chemise 100% recyclée

    Pourquoi consommer de nouvelles ressources quand certaines sont déjà disponibles ? La toile de notre chemise, agréable et résistante, est composée de deux fils entièrement recyclés. Le fil de chaîne blanc est un fil en polyester recyclé, le fil de trame coloré est un fil en coton recyclé. On a donc un mélange de fibres et de fils qui composent une toile de chemise avec un impact environnemental quasi nul.

    L'anti chemise

    Les études prouvent qu’un fil recyclé consomme ainsi près de 98% moins d’eau, d’énergie et de CO2 (Roadmap to sustainable textiles and clothing, Muthu – Subramanian Senthilkannan).

    L'anti chemise

    Une chemise confectionnée en France

    Pourquoi produire loin quand c’est possible en France ? La France possède de nombreux savoir-faire et quand il s’agit du textile, la qualité française est une référence à travers le monde entier. Autour de Roanne – dans la Loire – existent encore d’irréductibles ateliers de tissage, de confection et de couture aux talents remarquables. C’est tout naturel pour nous d’encourager ces initiatives et de soutenir l’économie locale.

    L'anti chemise

    Une coupe étudiée

    Le diable est dans les détails et il nous semble important d’avoir un impact partout où on peut en avoir un. Les coutures de la chemise sont des coutures anglaises, plus jolies et plus résistantes, réalisées avec un fil en coton bio. Les boutons sont en chanvre, un matériau noble, joli, résistant et biodégradable. Blandine – notre styliste modéliste – a longuement travaillé sur la coupe Homme et sur la coupe Femme pour qu’elle convienne à tout le monde et pour que l’Anti-chemise vous accompagne longtemps. Aucun compromis n’a été fait, chaque étape a été étudiée.

    L'anti chemise

    Sur les 40 millions de chemises vendues en France chaque année, on va commencer par en changer 1 000, puis 10 000 pour, à terme, toutes les reconquérir. 

    À l'initiative de Hopaal - « Nous dessinons et fabriquons en France des vêtements 100% recyclés. Fidèles à la transparence recherchée par notre communauté, nous mettons tout en oeuvre pour avoir le plus bel impact sur la planète. Plus nous recyclons, moins nous détruisons. » 

    Pour ceux qui veulent plus d'informations sur cette société qui fait de la vente directe, c'est ICI

     


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  • Ce n'est pas un énième documentaire sur l'état préoccupant de notre planète qui vient de sortir au Québec, mais plutôt un éveil des consciences et un appel à l'optimisme.

    La Terre vue du cœur, c’est le nom du documentaire qui sort ce vendredi 13 avril au Québec, avec pour figure de proue Hubert Reeves. L’auteur et astrophysicien tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme face à l’état actuel de notre planète et à la 6e extinction de masse. Mais il se veut tout sauf pessimiste. Pour lui, l’espoir subsiste. L’urgence réside désormais dans l’action.

    Une douzaine de personnalités d’horizons variés ont accepté de se présenter devant la caméra de la réalisatrice canadienne Iolande Cadrin-Rossignol. Leur point commun ? Leur engagement militant dans la sauvegarde de l’environnement, de la biodiversité, des espèces et des écosystèmes de la planète.

    Parmi eux, l’océanographe américaine Edith Widder, le philosophe et sociologue français Frédéric Lenoir, le conservateur du Jardin botanique de Montréal Michel Labrecque, le « cinéaste des profondeurs océaniques » Mario Cyr, ou encore Emmanuelle Pouydebat, la directrice de recherche au CNRS et au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris. Sans oublier, bien sûr, le célèbre astrophysicien Hubert Reeves.

    Regardez la bande annonce :

     

    Le documentaire est inspiré du premier livre d’Hubert Reeves, Le banc du temps qui passe. Chacun leur tour, les différents intervenants expriment avec force leurs inquiétudes face à l’accélération de la 6e extinction de masse et à la dégradation de nos écosystèmes qui menacent non seulement les espèces animales, mais aussi l’espèce humaine.

    Car, contrairement aux cinq extinctions précédentes, celle-ci a la particularité d’être entièrement générée par l’activité humaine. Tous s’accordent ainsi à dire que l’être humain doit arrêter de se prendre pour le « le chef-d’œuvre de la création » et doit redescendre de son piédestal.

    Dans un entretien qu’il vient d’accorder à Radio-Canada, Hubert Reeves explique :

     

    « Beaucoup de personnes considèrent qu’en fait on est déjà en plein dans cette 6e extinction. Mais ce n’est jamais trop tard. C’est trop tard quand on dit que c’est trop tard.

    Maintenant, depuis quelques années, il y a des avancées dans la restauration de la situation, il y a des éléments positifs un peu partout, il y a un enthousiasme qui se réveille. On le voit chez les gens, dans les mairies, dans les compagnies, partout on sent qu’il y a une prise de conscience de l’extrême importance de cette situation.

    Et c’est un petit peu le but de ce livre, et d’autres livres, c’est que les gens sachent ce qui se passe, sachent pour être en mesure ensuite d’agir. C’est une question d’attitude. C’est l’attitude à prendre quand on sait qu’on est en danger et qu’on sait que si on continue comme ça et qu’on ne bouge pas rapidement, là ça risque d’être foutu.

    Pour l’instant, il y a encore un avenir, l’avenir sera certainement plus austère que ce que nous avons eu dans le passé, mais je crois que l’important, c’est que chacun soit dynamique, soit positif, soit combattant, comme il importe de combattre quand on sent qu’une situation est très tendue, et que ça pourrait aller beaucoup plus mal.

    Il faut savoir que, non seulement notre lieu d’habitation, mais l’espèce humaine elle-même est en danger. C’est ça le message que j’essaie de faire passer. »

    Le documentaire La Terre vue du cœur de Iolande Cadrin-Rossignol est à retrouver à l’affiche dans les cinémas à travers le Québec dès ce vendredi 13 avril. Les dates de la sortie en Europe n’ont pas encore été communiquées.

    Un discours fort à quelques jours de la Journée Mondiale de la Terre, le 22 avril.


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