• Pour que ses vaches laitières puissent se mettre à l'abri en cas de fortes chaleurs ou de pluie, cet agriculteur bio du Jura a eu une idée pleine de bon sens.

    Producteur de lait à comté bio, Laurent Baudoin, un éleveur de Sirod, dans le Jura, a décidé de revenir à une méthode ancestrale : il a planté 200 arbres de diverses variétés dans ses champs afin d’offrir des points d’ombre et des abris contre la pluie à ses vaches.

    Alors que certains agriculteurs coupent les arbres de leurs pâturages jugés dérangeants pour le passage des machines, d’autres reviennent à une agriculture d’une époque pas si ancienne qui prenait encore en compte le bien-être animal.

    Des arbres pour abriter ses vaches

    Pour protéger ses vaches de la canicule et des périodes pluvieuses, Laurent Baudoin a tout simplement décidé de replanter des arbres sur ses deux hectares de terres. Une méthode vieille comme le monde qui bénéficie également aux sols.

    Regardez :

     

    Il explique à France 3 Bourgogne-Franche-Comté:

    « Je suis en bio et je n’ai pas trop la possibilité d’utiliser d’antibiotiques. Donc, plus je fais attention à leur santé en amont, moins elles tomberont malade. »

    Des arbres pour abriter ses vaches

    Les arbres devraient commencer à abriter des vaches à l’ombre de leurs feuillages d’ici quatre à cinq ans. Un retour à l’agriculture paysanne inspiré par deux formations en agroforesterie.

    « Nous avons planté les arbres en ligne, avec 22 mètres entre chaque rangée, pour pouvoir passer de chaque côté avec les engins », indique l’éleveur. Il pratique déjà les pâturages tournants, changeant les bêtes de parcelle chaque jour. Les parcelles seront désormais délimitées par les rangées d’arbres.

    L’ombre des arbres serait également bénéfique pour les sols, elle permettrait à l’herbe d’être meilleure plus longtemps. Les feuilles coupées pourront quant à elles servir de nourriture aux vaches. Chênes, érables, ormes, tilleuls, noyers, merisiers, peupliers et poiriers vont donc pousser dans le champ. « En période de grande sécheresse, il est possible de couper les branches pleines de feuilles vertes et fraîches pour nourrir les bovins », précise l’éleveur. Pour lui qui pratique la vente directe, cette plantation pour le bien-être animal renvoie également une belle image de la ferme.

    Des arbres pour abriter ses vaches

    En tout cas, l’entretien des arbres n’inquiète pas l’éleveur, qui estime à une journée le temps à consacrer à la taille. Il voit enfin un dernier avantage à la plantation, économique, cette fois. « Dans 30 ou 40 ans, on pourra vendre le bois d’œuvre », espère l’éleveur.

    « Quand un arbre tombe, on l’entend. Quand la forêt pousse, pas un bruit. » Proverbe sud-africain


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  • Une commune des Hauts-de-France a décidé de préserver un maximum la ressource naturelle qu'est l'eau. Son idée ? Recycler les eaux usées de sa piscine.

    Soyons honnête, les piscines municipales pleines de chlore brassant des quantités d’eau pharaoniques sont tout sauf écologiques. À Seclin, dans le Nord de la France, des agents municipaux ont eu une idée pleine de bon sens afin de réduire l’impact environnemental des bassins de la ville. 

    Depuis août 2017, dans les Hauts-de-France, la piscine municipale de Seclin a mis en place un système de récupération des eaux usées des bassins, qui sont réutilisées afin d’alimenter les balayeuses chargées du nettoyage des trottoirs de la ville.

    Réutiliser l'eau de la piscine

    La raison ? Un souci d’économie de cette ressource naturelle et un allégement des dépenses communales. En effet, deux balayeuses urbaines peuvent utiliser jusqu’à 7m³ d’eau afin de nettoyer les trottoirs d’une commune de la taille de Seclin (17,42 km²).

    Réutiliser l'eau de la piscine

    Alain Fruchart, adjoint au Développement Durable et à la Transition Energétique, explique:

    « Ce projet municipal a un caractère innovant qui n’existe pas ailleurs, à notre connaissance. »

    En France, les piscines municipales ont l’obligation de renouveler une partie de l’eau de leurs bassins ; le volume à évacuer étant déterminé en fonction de leur taille et de la fréquentation. À Seclin, ce sont 15m³ qui finissaient leur course dans les canalisations dédiées.

    Réutiliser l'eau de la piscine

    Julien Pyck, responsable technique de la piscine à l’origine de ce projet, déchlore désormais l’eau des bassins avant de la stocker dans une cuve. Les balayeuses de la ville n’ont plus qu’à s’y brancher. En janvier 2018, le service propreté de la ville estimait avoir économisé 91m³ d’eau.

    Michaël Dubois, responsable de la propreté urbaine de la ville, explique à la Voix du Nord:

    « L’avantage de cette eau, c’est qu’elle est très peu dure. Les filtres s’encrassent moins. »

    Réutiliser l'eau de la piscine

    Une idée brillante qui va dans le sens de la transition écologique.

    Il suffisait d’y penser.


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  • Cultiver la terre en harmonie avec la nature, sans la brusquer ni l’abîmer, c’est possible. Démonstration à Tahiti où, sur seulement 300m² d’exploitation, la Ferme permacole de Tipapa produit désormais 2 tonnes de fruits et légumes par an ! Au delà de la performance, présentation d’un magnifique modèle de cohabitation entre l’homme et son environnement.

    Cultiver en harmonie avec la nature

    Originaire des îles australes, Naomi Parau avait gardé au fond d’elle ce souhait de renouer avec les souvenirs de son enfance. « On avait tout dans la cour, le miel, les fruits et les légumes. C’est ça que j’ai voulu retrouver à Tahiti pour moi et ma famille. »

    Cultiver en harmonie avec la nature

    Naturellement, et peu à peu, elle s’est donc convertie à la permaculture.

    « Au début, j’arrachais ce qu’on appelle les mauvaises herbes. Finalement je me suis aperçue que non seulement elles ne faisaient pas de mal à l’exploitation mais qu’en plus elles étaient comestibles et qu’un certain nombre d’entre elles avaient des vertus thérapeutiques. »

    Cultiver en harmonie avec la nature

    Jonathan Cunéo :

    « On a choisi la permaculture car c’est ce qu’il y a de plus efficace, de plus rentable et surtout, cette méthode respecte la vie du sol et mieux encore, l’enrichit indéfiniment ! »

    Cultiver en harmonie avec la nature

    « On n’amène rien de l’extérieur, on fait confiance à la nature. C’est elle le meilleur modèle qui existe. »

    Cultiver en harmonie avec la nature

    Un choix audacieux qui a assez vite payé. En 2015, la première récolte pesait déjà 900 kg sur la balance et, depuis 2016, la ferme Tipapa est passée à deux tonnes. Les produits privilégiés ? Des courges, du manioc, des bananes, des papayes, des figues, du corossol, des noix…  « Tout ce qui pousse facilement et ne nous rend pas esclaves ! » 

    Cultiver en harmonie avec la nature

    Pour parvenir à de tels chiffres, Naomi Parau et Jonathan Cuneo misent tout sur les synergies. Jonathan Cuneo :

    « La permaculture, c’est l’instauration d’une harmonie entre la nature, l’homme et la technologie. »

    Cultiver en harmonie avec la nature

    Aujourd’hui, ils font leurs courses directement dans leur jardin et vendent tout ce qu’ils ne consomment pas sur des marchés. Une activité qui les fait vivre financièrement et qui, en plus, leur offre une belle « qualité de vie. »

    Cultiver en harmonie avec la nature

    Leurs projets à venir ? Aller encore plus loin sur cette voie :

    « Nous allons développer la transformation de nos produits et alimenter davantage les points de vente à Tahiti. »

    Cultiver en harmonie avec la nature

    Un conseil pour celles et ceux qui aimeraient suivre leurs traces ?

    « Connaître les produits locaux spécifiques à son pays, se rapprocher des producteurs concernés par l’alimentation saine, penser positivement tout le temps et se nourrir exclusivement de bonnes nouvelles (trier son alimentation médiatique). »

    Cultiver en harmonie avec la nature

    Ces fruits magnifiques, charnus et colorés, poussent en quantité sans l'aide de la chimie mais grâce au travail des hommes collaborant avec la nature.

    Cultiver en harmonie avec la nature

    Un bien bel exemple… et de magnifiques images !


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  • Pour la toute première fois en Grande-Bretagne, une chaîne de supermarchés spécialisée dans les produits surgelés prend position contre l'huile de palme.

    Iceland Foods, une grande chaîne de supermarchés du Royaume-Uni (l’équivalent de nos magasins Picard), vient d’annoncer sa décision de retirer définitivement l’huile de palme des ingrédients composant les produits de sa marque.

    C’est une première au Royaume-Uni. Iceland Foods, une chaîne de magasins vendant des surgelés, a décidé de retirer l’huile de palme de tous les produits alimentaires de sa marque distributeur d’ici la fin de l’année.

    Un exemple à suivre

    Véritable fléau environnemental causant la déforestation en Asie du Sud-est, notamment en Indonésie et en Malaisie, la culture des arbres à huile ravage la biodiversité, est source de pollution, et menace la survie d’espèces telles que l’orang-outan.

    Regardez :

     

    Le spécialiste britannique des aliments surgelés a pris la décision de revoir la formule de 130 de ses produits : savons, chocolat, glaces, chips, frites, cosmétiques… Il compte également déployer 100 nouvelles gammes de produits totalement dépourvus d’huile de palme ; cet ingrédient de prédilection des industriels pour son rendement élevé à moindre coût. Iceland Foods a d’ailleurs déclaré avoir déjà remplacé l’huile de palme dans 50% des produits de sa gamme vendus dans ses 900 magasins.

    Un exemple à suivre

    Sur le site internet de l’enseigne, Richard Walker, directeur général, explique :

    « L’huile de palme est l’une des plus grandes causes de déforestation au monde et représente une menace importante pour un certain nombre d’espèces déjà en voie d’extinction.

    En Indonésie et en Malaysie, où les plantations d’huile de palme et de pulpe de bois sont les principaux moteurs de la déforestation, de nombreuses espèces sont menacées d’extinction, y compris l’orang-outan. La population d’orangs-outans a diminué de plus de moitié au cours des 15 dernières années et est maintenant en danger critique avec seulement 70 000 à 100 000 individus encore en vie.

    Tant qu’Iceland Foods ne pourra pas garantir que l’huile de palme ne provoque pas la destruction de la forêt tropicale, nous dirons simplement « non à l’huile de palme ». Nous ne croyons pas qu’il existe une huile de palme « durable » pour la grande distribution, alors nous offrons aux consommateurs la possibilité de choisir ce qu’ils achètent.

    Notre chef cuisinier, Neil Nugent, a travaillé dans la cuisine de recherche d’Iceland Foods afin de retirer l’huile de palme de nos propres gammes alimentaires et de la remplacer avec des huiles et des graisses qui ne détruisent pas la forêt tropicale. Nous travaillons également en étroite collaboration avec nos fournisseurs de confiance afin de nous assurer que les changements apportés à nos recettes n’affectent pas le coût (ni le goût) des produits de notre propre marque. Ces efforts réduisent la demande en huile de palme de plus de 500 tonnes par an. »

    Un exemple à suivre

    Et pour que le message soit reçu par les consommateurs aussi clairement que possible, Iceland Foods compte aposer une étiquette « sans huile de palme » sur tous ses produits.

    Une nouvelle particulièrement réjouissante de la part de cette enseigne qui s’était déjà faite remarquer en annonçant son intention de supprimer le plastique de tous ses produits d’ici 2023.

    N’attendons pas que des lois viennent changer la règle du jeu. Tant qu’il y aura des fortunes à gagner, on trouvera toujours des gens prêts à raser la jungle et à éliminer ses habitants. Mais dès lors que plus personne n’acceptera de cautionner ce massacre par ses achats, alors, ce qui reste sera sauvé.

     

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