• Australie : ce train fonctionne à 100% grâce à l'énergie solaire.

     

    Sur la côte est australienne, le train de la Byron Bay Railroad Company est le premier à fonctionner uniquement grâce à l'énergie solaire. Une révolution !

    On pourrait s’attendre à voir un épais nuage de fumée noir s’échapper de cette locomotive vintage, mais non, derrière sa carlingue en aluminium rouge brique, le petit train de la Byron Bay Railroad Company est un bijou d’innovation. Inauguré en décembre 2017, il est le premier train à fonctionner à 100% grâce à l’énergie solaire.

    Ce train fonctionne à l'énergie solaire

    3 Km le long de la côte.

    C’est en Australie que ça se passe, à Byron Bay sur la côte est, une petite cité balnéaire très prisée des surfeurs et des voyageurs. Une quinzaine de fois par jour, les deux wagons réhabilités et couverts de panneaux photovoltaïques de la Byron Bay Railroad Company assurent la connexion entre le centre-ville et un hôtel situé sur la plage. Un trajet de 3 kilomètres sur lequel les voitures se retrouvaient généralement dans les embouteillages.

    Ce train fonctionne à l'énergie solaire

    L’initiative est privée, elle émane d’un ancien baron des mines, Brian Flannery, propriétaire du luxueux « Resort Elements of Byron ». Pour permettre à ses clients de rejoindre la ville sans avoir à affronter les bouchons, il a l’idée de réhabiliter une ancienne voie de chemin de fer désaffectée et d’y faire circuler une vieille locomotive à diesel de « red rattler » retapée, ces trains construits après la Seconde guerre mondiale.

    Ce train fonctionne à l'énergie solaire

    Des wagons coiffés de panneaux solaires.

    Concrètement, comment fait-on pour faire avancer à l’énergie solaire un train dont la locomotive pèse 70 tonnes et qui transporte jusqu’à 100 passagers ? Dans un premier temps, le toit a été recouvert de panneaux photovoltaïques connectés à un ensemble de batteries lithium. Mais l’astuce réside également dans le système qui permet de récupérer de l’énergie lors du freinage. Enfin, des panneaux solaires ont également été installés sur le toit de la gare de North Beach. Ainsi, à chaque arrêt le train peut être rechargé.

    Ce train fonctionne à l'énergie solaire

    Au final, non seulement le train parvient à circuler à 100% grâce à l’énergie solaire, mais sa production supplémentaire peut être réinjectée dans le réseau local. Selon Jeremy Holmes, directeur du projet pour la BBRC interrogé pour l’émission britannique Fully Charged, sur un an, 60 000 kWh de plus auraient ainsi été produits, l’équivalent des besoins de 13 foyers de 3 personnes. Un bilan énergétique positif.

    Ce train fonctionne à l'énergie solaire

    De son côté, l’Inde a également inauguré un train coiffé de panneaux solaires. Mais ces derniers n’alimentent pour l’heure que les équipements internes comme l’éclairage ou la ventilation. L’électricité produite ne sera néanmoins pas suffisante pour être utilisée pour alimenter la force motrice.

    Ce train fonctionne à l'énergie solaire

    Certes, le système mis en place par la Byron Bay Railroad Company n’est pas encore reproductible pour des trains plus lourds et des trajets plus conséquents, mais qui sait ce que nous réserve l’avenir ? 


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  • Pas besoin d’être Mike Horn ou de partir à l’autre bout du monde pour être un.e aventurier.e. Chilowé en est convaincue et c’est pour cette raison que la start-up, lancée en 2017, déniche un tas de micro-aventures en France. Son ambition cachée ? (Re)connecter les gens à la nature par le prisme de la micro-aventure. Son arme secrète ? Une newsletter hebdomadaire pleine de bons plans, un guide pratique et bientôt… un site. Le tout très informatif et drôle au possible. Ferdinand, alias Castor Fougueux et co-fondateur de Chilowé, nous embarque.

     

    Vivre l'aventure près de chez soi

     

    En pleine prise de conscience éco-responsable, vous avez réduit drastiquement vos déchets, vous maîtrisez votre consommation d’énergie, vous n’achetez plus rien de neuf et vous êtes même devenu.e vegan.e… Mais l’ultime étape, celle qui ferait de vous un.e citoyen.ne éco-responsable deuxième dan, vous y rechignez comme Trump face à de la cosmétique naturelle (chacun.e ses petites faiblesses). Non ! Freiner sur le transport aérien, synonyme d’évasion et de découvertes exotiques, c’est vraiment trop duuuuur !

    Vivre l'aventure près de chez soi

    Vivre l'aventure près de chez soi

    Et si on vous dit que le Grand Canyon, les plages aux eaux turquoises et les bivouacs type grand nord canadien, c’est à portée de train, en France

    Vivre l'aventure près de chez soi

     

    Vivre l'aventure près de chez soi

     

    Vivre l'aventure près de chez soi

    Pour vous rendre l’aventure simple et accessible (et on rajoute écologique), Chilowé déniche pour vous pléthore de micro-aventures. Toutes se situent en France et n’ont rien à envier à leurs homologues outre-Atlantique ou autres contrées exotiques. Parole de Ferdinand et Thibaut, alias Castor Fougueux et Toucan Loufoque, les fondateurs de Chilowé, qui ont bourlingué à travers le globe pour en arriver à la même conclusion « crapahuter dans le Jura, c’est tout aussi sexy que de surfer au Costa Rica ».

    Vivre l'aventure près de chez soi

     

    Vivre l'aventure près de chez soi

    Vivre l'aventure près de chez soi

    Pour nous en convaincre, ils ont décidé de partager leurs bons plans – et ceux de leur communauté d’aventurières et aventuriers – dans une newsletter hebdomadaire riche d’exemples de micro-aventures donc, mais aussi de conseils lecture, d’infos sur la nature ou encore de partage de marques à l’esprit Chilowé. Faire du paddle sur la Seine, prévoir une excursion surf sur la presqu’île de Crozon ou bivouaquer dans le Vercors… Il y en a (vraiment pour tous les goûts).

    Vivre l'aventure près de chez soi

     

    Vivre l'aventure près de chez soi

    Vivre l'aventure près de chez soi

    Pour celles et ceux qui seraient déjà accrocs et pour qui attendre une semaine pour découvrir la newsletter c’est (aussi) le bout du monde, sachez que Chilowé a édité quatre guides présentant, entre autres, des micro-aventures à réaliser au départ de quatre grandes villes : Paris, Nantes, Lyon et Bordeaux. Et qu’un site web recensant un maximum de bons plans est en cours de création. Maintenant, vous le savez, s’évader un soir en semaine, un week-end ou quelques jours en attendant « les grandes vacances », c’est possible. La micro-aventure est à portée de transport en commun (ou de vélo), même quand on est citadin.e.

    Vivre l'aventure près de chez soi

    Vivre l'aventure près de chez soi

    L’autre ambition (de moins en moins) secrète de Chilowé, c’est de mettre tout le monde dehors. Et, par le biais de la micro-aventure, de reconnecter les gens à la nature : « il y a une phrase de Cousteau qu’on aime bien, c’est « on aime ce qui nous émerveille et on protège ce qu’on aime », et c’est un peu ça qu’on essaye de faire avec Chilowé. En aidant les gens à comprendre la météo par exemple, à comprendre les saisons et en les incitant à aller plus souvent dans la nature, on espère qu’ils vont plus l’aimer et plus la protéger », conclut Ferdinand.

    Vivre l'aventure près de chez soi

     

    Vivre l'aventure près de chez soi

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    Avouez, Chilowé ne va pas devenir votre newsletter de chevet ? Géronimo !

    Vivre l'aventure près de chez soi


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  • Le chantier est énorme mais essentiel et le département du Tarn s'est officiellement engagé à le mener jusqu'au bout par la signature d'une charte.

    Les perturbateurs endocriniens sont dangereux pour notre santé ? Très bien, alors débarrassons-nous-en ! Voici, en somme, le raisonnement tout simple qui pousse le Tarn à vouloir devenir le premier département sans perturbateurs endocriniens. Lumière sur une initiative ambitieuse et exemplaire.

    Un département exemplaire

    Le 28 mars, comme le rapporte France Bleu, le Conseil départemental du Tarn a signé la charte « Villes & Territoires sans perturbateurs endocriniens ». Objectif de ce texte réalisé par le Réseau environnement santé (RES) ? Que les habitants ne soient plus en contact avec ces produits néfastes que l’on trouve aujourd’hui un peu partout dans notre quotidien (produits sanitaires, peintures, crèmes, meubles, vêtements, tapis, moquette, électroménager…)

     

    Pour rappel, voici la définition d’un perturbateur endocrinien, donné par l’Organisation Mondiale de la Santé :

    « Un perturbateur endocrinien est une substance ou un mélange de substances, qui altère les fonctions du système endocrinien et, de ce fait, induit des effets néfastes dans un organisme intact, chez sa progéniture ou au sein de (sous-) populations ».

    Jamais un département n’avait rejoint cette démarche. Pour atteindre son ambition, le Tarn va élaborer un plan visant, à terme, à éliminer l’usage de tout produit contenant des perturbateurs endocriniens. Dans les collèges, par exemple, les cantines devront rapidement privilégier les produits bio et, comme le souligne franceinfo, « l’usage de matériels pour cuisiner et chauffer comportant des perturbateurs endocriniens sera interdit. »

     

    Un département exemplaire

    Mieux, les entreprises liées par contrat au département devront respecter une clause « sans perturbateur » et des opérations de sensibilisation seront organisées auprès de la population.

    Christophe Ramond, président du conseil départemental du Tarn, au micro de France Bleu :

    « On le voit, l’espérance de vie stagne en France. Il nous semblait intéressant de sensibiliser nos concitoyens aux perturbateurs endocriniens. »

     

    Un bel exemple de volonté politique au service de la santé.


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  • Aujourd'hui, la loi française considère les arbres comme des objets. Cette association entend changer la donne pour que leur soit reconnu le statut d'être vivant.

    Le 5 avril dernier, l’association A.R.B.R.E.S a présenté sa « Déclaration des droits de l’arbre » en lecture à l’Assemblée nationale. Un texte qui vise à protéger la vivant avec à la clé, qui sait, une inscription de l’arbre comme être vivant dans le Code civil ?

    Les droits de l'arbre

    Lors du colloque “Les arbres remarquables, un patrimoine à protéger” qui s’est tenu au Palais Bourbon au début du mois d’avril, l’association des amoureux de la nature qui oeuvre pour la protection des arbres d’exception a présenté les cinq articles qui composent son texte.

     

    « Ce texte a pour vocation de changer le regard et le comportement des hommes, de leur faire prendre conscience du rôle déterminant des arbres au quotidien et pour le futur, en ouvrant la voie à une modification rapide de la législation au niveau national »

    Cette « Déclaration des droits de l’arbre » vise à reconnaître officiellement l’arbre comme un être vivant (article 1) et sensible (article 2). Deux bonnes raisons de lui accorder tout le respect qu’il mérite et de cesser de le « réduire à un simple objet. » Le texte entend donc faire de l’arbre « un sujet de droit, y compris face aux règles qui régissent la propriété humaine » (article 3).

    if chapelle La Haye de Routot (Eure)

    if chapelle de La Haye de Routot (Eure)

    Pour finir, les deux derniers articles établissent une distinction entre « arbres remarquables » et arbres d’exploitation. Pour l’association, les premiers, de part leur ancienneté et leurs caractéristiques hors normes, devraient être protégés comme «monuments naturels». Les seconds, bien qu’ils échappent à certains critères cités dans les articles précédents, devraient malgré tout être traités dans le respect de leur cycle de vie.

    Les droits de l'arbre

    ifs de La Lande Patry (Orne)

    Voici le texte dans son intégralité :

    Article 1:

    L’arbre est un être vivant fixe qui, dans des proportions comparables, occupe deux milieux distincts, l’atmosphère et le sol. Dans le sol se développent les racines, qui captent l’eau et les minéraux. Dans l’atmosphère croît le houppier, qui capte le dioxyde de carbone et l’énergie solaire. De par cette situation, l’arbre joue un rôle fondamental dans l’équilibre écologique de la planète.

    Les droits de l'arbre

    chêne chapelle de Allouville-Bellefosse (Seine-Maritime)

    Article 2:

    L’arbre, être vivant sensible aux modifications de son environnement, doit être respecté en tant que tel, ne pouvant être réduit à un simple objet. Il a droit à l’espace aérien et souterrain qui lui est nécessaire pour réaliser sa croissance complète et atteindre ses dimensions d’adulte. Dans ces conditions, l’arbre a droit au respect de son intégrité physique, aérienne (branches, tronc, feuillage) et souterraine (réseau racinaire). L’altération de ces organes l’affaiblit gravement, de même que l’utilisation de pesticides et autres substances toxiques.

    Les droits de l'arbre*

    hêtre pleureur de Roubaix (Nord)

    Article 3:

    L’arbre est un organisme vivant dont la longévité moyenne dépasse de loin celle de l’être humain. Il doit être respecté tout au long de sa vie, avec le droit de se développer et se reproduire librement, de sa naissance à sa mort naturelle, qu’il soit arbre des villes ou des campagnes. L’arbre doit être considéré comme sujet de droit, y compris face aux règles qui régissent la propriété humaine.

    Les droits de l'arbre

    sophora de Montry (Seine-et-Marne)

    Article 4:

    Certains arbres, jugés remarquables par les hommes, pour leur âge, leur aspect ou leur histoire, méritent une attention supplémentaire. En devenant patrimoine bio-culturel commun, ils accèdent à un statut supérieur engageant l’homme à les protéger comme «monuments naturels». Ils peuvent être inscrits dans une zone de préservation du patrimoine paysager, bénéficiant ainsi d’une protection renforcée et d’une mise en valeur pour des motifs d’ordre esthétique, historique ou culturel.

    Les droits de l'arbre

    tilleul aux épousailles de Lucheux (Somme)

    Article 5:

    Pour répondre aux besoins des hommes, certains arbres sont plantés puis exploités, échappant forcément aux critères précédemment cités. Les modalités d’exploitation des arbres forestiers ou ruraux doivent cependant tenir compte du cycle de vie des arbres, des capacités de renouvellement naturel, des équilibres écologiques et de la biodiversité.»

    Les droits de l'arbre

    chêne de Tombebœuf (Lot-et-Garonne)

    Les droits de l'arbre

    genévrier millénaire d'Opoul (Pyrénées-Orientales)

    Les droits de l'arbre

    olivier de Roquebrune (Alpes-Maritimes)

    Les droits de l'arbre

    orme de Villesèquelande (Aude)

    Les droits de l'arbre

    thuya géant de Siradan (Hautes-Pyrénées)

    Pour espérer voir un jour l’arbre inscrit comme être vivant dans le Code civil, une proposition de loi devra être déposée par un membre du Parlement, député ou sénateur. Des volontaires ?


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