•  UNE CROISIÈRE POUR DÉPOLLUER L'OCÉAN ET APPRENDRE À NAVIGUER.

    Julien Wosnitza et Sébastien Fau, anciens membres de Sea Shepherd, se lancent un pari fou : dépolluer les océans de son plastique et des filets dérivants (dits fantômes) et offrir aux océanologues une plateforme de recherche. Pour cela, les deux écologistes ont eu l’idée de créer une École de Voile autour du monde.

    Joindre l'utile à l'agréable

    Le principe est simple : à bord du Kraken, un navire trois-mâts, l’éco-volontaire apprendra à naviguer, intégré aux membres de l'équipage. Il sera formé à la navigation et prendra part aux manœuvres et à la vie en communauté. Il pourra, par exemple, larguer les amarres, hisser les voiles et prendre son quart de navigation.

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    Mais, à bord du Kraken, le but n’est pas seulement d’apprendre à naviguer. La mission principale sera de dépolluer la mer de tout le plastique dont elle peut regorger. Pour cela, le navire se rendra dans des zones polluées de l’océan Atlantique et effectuera des nettoyages de plages.

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    Le voyage sera également l’occasion pour les scientifiques d’effectuer des recherches concernant l’impact de l’homme sur l’océan. Une équipe sera sur place et présentera son travail lors de conférences, à bord du navire.

    Le navire partira d’Amsterdam le 3 octobre avec à son bord 24 éco-volontaires n’ayant pas nécessairement d’expérience préalable en mer. Des ateliers seront également proposés, sur des thèmes variés, tels que les nouvelles techniques pour consommer de façon responsable ou comment recycler nos objets du quotidien.

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    Ce voyage sera également l’occasion de transporter des produits biologiques et ainsi limiter leur impact sur l’environnement.

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    Vous pouvez rejoindre l'aventure et monter à bord du Kraken lors de ses différentes escales : Saint-Malo, Lisbonne, Madère, Les Canaries, Cap-Vert, la Guyane Française, Saint-Vincent-et-les-Grenadines.


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  • Si l’on veut que chacun adopte un comportement écologique de façon naturelle et instinctive, sans doute faudrait-il initier les enfants dès leur plus jeune âge à l’environnement. C’est l’idée de la Green School, considérée comme l’école la plus écolo du monde. Présentation.

    La Green school a ouvert ses portes à Bali en 2008. Intégralement construite en bambous, alimentée en énergie renouvelable et dotée d’un potager bio, elle transmet des valeurs environnementales aux enfants et les pousse très tôt à imaginer des solutions d’avenir.

    Pour vous donner une idée de son fonctionnement et de ses principes, voyez ce petit reportage signé Brut:

     

    Plantée au milieu des rizières et de la forêt tropicale de l’enchanteresse commune d’Ubud (Bali), cette école a été imaginée autour de la notion de développement durable tant dans sa construction que dans les programmes scolaires.

    L'école la plus écologique du monde

    John et Cynthia Hardy, couple d’expatriés nord-américains, sont installés sur l’île indonésienne de Bali depuis plus de trente ans. C’est après une prise de conscience brutale sur le réchauffement climatique, raconté dans le film Une vérité qui dérange de David Guggenheim, que le couple a voulu prouver que l’on peut vivre dans le respect de l’environnement.

    L'école la plus écologique du monde

    En 2008, ils ont créé la Green School dans le but de sensibiliser et de responsabiliser les générations futures à la préservation de l’environnement. Leur vision consiste alors à créer un milieu naturel centré sur l’apprentissage de l’élève et qui stimule sa créativité, sa curiosité et son respect pour la biodiversité :

    « Nous souhaitons former une génération de citoyens responsables, capables d’agir durablement pour la planète. Nous leur apprenons à consommer équitablement, à économiser l’énergie, à jardiner et à profiter des bénéfices de la terre sans polluer ni gaspiller. »

    Trois mois ont suffi pour construire le bâtiment principal de cette école faite en bambou. La flexibilité de ce matériau a permis de réaliser une structure aux formes arrondies.

    L'école la plus écologique du monde

     

    L'école la plus écologique du monde

    Ici, les salles de classe n’ont pas de murs, les instituteurs écrivent sur des tableaux noirs en bambou, les bureaux ne sont pas carrés et les toilettes sont sèches. Grâce à des panneaux solaires, une centrale hydraulique installée sur la rivière voisine et une batterie de stockage d’électricité, l’école fonctionne en totale autonomie énergétique.

    L'école la plus écologique du monde

    Chaque classe dispose d’un potager pour cultiver riz, fruits et légumes.

    L'école la plus écologique du monde

    À la Green School, les élèves suivent le programme éducatif traditionnel anglo-saxon enseigné de la maternelle à la terminale, avec le côté durable en plus. Ils peuvent concevoir des aqua-fermes, calculer le bilan carbone de l’école, participer à la préservation des étourneaux de Bali ou encore écrire des poèmes en s’inspirant des jardins et des fleurs.

    L'école la plus écologique du monde

    Les Hardy souhaitent également mettre en avant la riche culture de Bali. L’école propose donc des cours de sport, de musique et d’art inspirés des pratiques locales comme le mepentigan (art martial qui se joue dans la boue), le gamelan (ensemble instrumental), la peinture sur le tissu batik ou encore les créations florales.

    L'école la plus écologique du monde

    L'école la plus écologique du monde

    L'école la plus écologique du monde

    Si la majorité des élèves sont étrangers, un dispositif d’aides financières pour encourager les indonésiens à inscrire leurs enfants a été mis en place. L’école espère ainsi doubler le nombre d’élèves en provenance d’Indonésie.

    En 2012, la Green School a été élue « école plus verte du monde » par l’US Green Building Council. Cette organisation qui attribue le label LEED (Leardership in Energy and Environmental Design) aux bâtiments de qualité environnementale a fait de l’école son modèle parmi les centaines autres de son réseau.

    « Je pense qu’on doit tous commencer à utiliser notre cerveau et à innover, à construire plus de choses pour aider l’environnement. »

    L'école la plus écologique du monde

    Pour que l’écologie soit au cœur des préoccupations de chaque citoyen, mettons-la au cœur de l’éducation. Il y a urgence, prenons exemple.

    Et si cette école verte était la première d’une longue série ?


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  • Pour que ses vaches laitières puissent se mettre à l'abri en cas de fortes chaleurs ou de pluie, cet agriculteur bio du Jura a eu une idée pleine de bon sens.

    Producteur de lait à comté bio, Laurent Baudoin, un éleveur de Sirod, dans le Jura, a décidé de revenir à une méthode ancestrale : il a planté 200 arbres de diverses variétés dans ses champs afin d’offrir des points d’ombre et des abris contre la pluie à ses vaches.

    Alors que certains agriculteurs coupent les arbres de leurs pâturages jugés dérangeants pour le passage des machines, d’autres reviennent à une agriculture d’une époque pas si ancienne qui prenait encore en compte le bien-être animal.

    Des arbres pour abriter ses vaches

    Pour protéger ses vaches de la canicule et des périodes pluvieuses, Laurent Baudoin a tout simplement décidé de replanter des arbres sur ses deux hectares de terres. Une méthode vieille comme le monde qui bénéficie également aux sols.

    Regardez :

     

    Il explique à France 3 Bourgogne-Franche-Comté:

    « Je suis en bio et je n’ai pas trop la possibilité d’utiliser d’antibiotiques. Donc, plus je fais attention à leur santé en amont, moins elles tomberont malade. »

    Des arbres pour abriter ses vaches

    Les arbres devraient commencer à abriter des vaches à l’ombre de leurs feuillages d’ici quatre à cinq ans. Un retour à l’agriculture paysanne inspiré par deux formations en agroforesterie.

    « Nous avons planté les arbres en ligne, avec 22 mètres entre chaque rangée, pour pouvoir passer de chaque côté avec les engins », indique l’éleveur. Il pratique déjà les pâturages tournants, changeant les bêtes de parcelle chaque jour. Les parcelles seront désormais délimitées par les rangées d’arbres.

    L’ombre des arbres serait également bénéfique pour les sols, elle permettrait à l’herbe d’être meilleure plus longtemps. Les feuilles coupées pourront quant à elles servir de nourriture aux vaches. Chênes, érables, ormes, tilleuls, noyers, merisiers, peupliers et poiriers vont donc pousser dans le champ. « En période de grande sécheresse, il est possible de couper les branches pleines de feuilles vertes et fraîches pour nourrir les bovins », précise l’éleveur. Pour lui qui pratique la vente directe, cette plantation pour le bien-être animal renvoie également une belle image de la ferme.

    Des arbres pour abriter ses vaches

    En tout cas, l’entretien des arbres n’inquiète pas l’éleveur, qui estime à une journée le temps à consacrer à la taille. Il voit enfin un dernier avantage à la plantation, économique, cette fois. « Dans 30 ou 40 ans, on pourra vendre le bois d’œuvre », espère l’éleveur.

    « Quand un arbre tombe, on l’entend. Quand la forêt pousse, pas un bruit. » Proverbe sud-africain


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  • Une commune des Hauts-de-France a décidé de préserver un maximum la ressource naturelle qu'est l'eau. Son idée ? Recycler les eaux usées de sa piscine.

    Soyons honnête, les piscines municipales pleines de chlore brassant des quantités d’eau pharaoniques sont tout sauf écologiques. À Seclin, dans le Nord de la France, des agents municipaux ont eu une idée pleine de bon sens afin de réduire l’impact environnemental des bassins de la ville. 

    Depuis août 2017, dans les Hauts-de-France, la piscine municipale de Seclin a mis en place un système de récupération des eaux usées des bassins, qui sont réutilisées afin d’alimenter les balayeuses chargées du nettoyage des trottoirs de la ville.

    Réutiliser l'eau de la piscine

    La raison ? Un souci d’économie de cette ressource naturelle et un allégement des dépenses communales. En effet, deux balayeuses urbaines peuvent utiliser jusqu’à 7m³ d’eau afin de nettoyer les trottoirs d’une commune de la taille de Seclin (17,42 km²).

    Réutiliser l'eau de la piscine

    Alain Fruchart, adjoint au Développement Durable et à la Transition Energétique, explique:

    « Ce projet municipal a un caractère innovant qui n’existe pas ailleurs, à notre connaissance. »

    En France, les piscines municipales ont l’obligation de renouveler une partie de l’eau de leurs bassins ; le volume à évacuer étant déterminé en fonction de leur taille et de la fréquentation. À Seclin, ce sont 15m³ qui finissaient leur course dans les canalisations dédiées.

    Réutiliser l'eau de la piscine

    Julien Pyck, responsable technique de la piscine à l’origine de ce projet, déchlore désormais l’eau des bassins avant de la stocker dans une cuve. Les balayeuses de la ville n’ont plus qu’à s’y brancher. En janvier 2018, le service propreté de la ville estimait avoir économisé 91m³ d’eau.

    Michaël Dubois, responsable de la propreté urbaine de la ville, explique à la Voix du Nord:

    « L’avantage de cette eau, c’est qu’elle est très peu dure. Les filtres s’encrassent moins. »

    Réutiliser l'eau de la piscine

    Une idée brillante qui va dans le sens de la transition écologique.

    Il suffisait d’y penser.


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