• Des albatros espions pour repérer les navires de pêche illégaux ? C'est dans l'Océan Austral que ça se passe avec le projet « Ocean sentinel ».

    Des espions parfaits

    Dans le cadre du projet « Ocean sentinel », 169 volatiles des îles Crozet, Kerguelen et Amsterdam ont été équipés de balises pendant six mois. La mission de ces albatros d’élite ? Détecter les radars des navires de pêche qui opèrent illégalement dans l’Océan Austral. 

    169 albatros espions:

    Ces géants à plumes, dont l’envergure peut atteindre 3,5 mètres, sont infatigables. Ils peuvent passer plus de 80% de leur temps en mer. Leur hobby favori : repérer les navires de pêche pour glaner quelques poissons au passage. C’est en analysant la capacité des volatiles à repérer les navires visuellement jusqu’à 30 km, que les chercheurs du Centre d'Études Biologiques de Chizé (CNRS – Université de la Rochelle) ont réalisé leur potentiel.

    Des espions parfaits

    « On a équipé les albatros d’une minuscule balise développée avec Sextant Technology. D’un poids inférieur à 65 grammes, elle donne à la fois la position GPS de l’oiseau et détecte d’autres signaux : l’AIS du navire qui permet son identification et son signal radar », explique Alexandre Corbeau, doctorant au CNRS.

    Des espions parfaits

    Entre novembre 2018 et mai 2019, les 169 albatros du projet « Ocean sentinel » ont ainsi patrouillé sur plus de 47 millions de km2, collectant de précieuses données. En effet, si certains bateaux éteignent leur « système d’identification automatique » (AIS en anglais) pour ne pas être repérés dans des zones où la pêche est interdite, ils conservent cependant toujours leur radar pour éviter les collisions.

    36% de bateaux non déclarés:

    Ainsi, en croisant ces données, les chercheurs ont pu déterminer le pourcentage de navires opérant illégalement dans les eaux internationales. Résultat, dans Zones Economiques Exclusives gérées par les gouvernements côtiers, la proportion de navires resquilleurs est en moyenne plus basse que dans les eaux internationales. « 20% des navires sont en pêche illégale – avec de forte disparités – tandis que dans les eaux internationales, ils sont 36 % », précise Alexandre Corbeau.

    Des espions parfaits

    L’étude, publiée lundi 27 janvier dans la revue américaine PNAS révèle aussi que ce pourcentage varie beaucoup en fonction des les Zones Economiques Exclusives. Dans la zone française par exemple, le pourcentage est nul, ce qui prouve la qualité du travail des patrouilles nationales. En revanche, sur d’autres territoires, comme dans les zones sud-africaines, « aucun bateau n’était déclaré ».

    Ces données envoient donc un signal fort aux gouvernements : les Zones Economiques Exclusives sont utiles et quand elles sont bien surveillées, elles s’avèrent très efficaces pour lutter contre la surpêche dont le coût pour la biodiversité est dramatique. Pour Cédric Marteau, le directeur de la réserve naturelle des TAAF interrogé par France Inter : « cette étude prouve qu’il faut pour continuer à renforcer la création d’aires marines protégées dans les eaux internationales ».

    Des espions parfaits

    Face à ces résultats plus que convaincants, la Nouvelle-Zélande et Hawaï ont décidé de tester cette méthode étonnante. Les Anglais, eux, envisagent d’adapter la méthode des animaux espions aux tortues marines.

    Quand l’homme s’allie aux animaux au lieu de les soumettre, les résultats sont surprenants !


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  • Invictus

    Tandis que les luttes se multiplient sur tous les fronts, voici des images et des mots capables de regalvaniser ceux qui résistent.

    En hommage à tous ceux qui luttent

    Rendant hommage à toutes celles et à tous ceux qui ont lutté l’an passé pour la préservation de la planète et des droits humains, cette magnifique vidéo est un coup de poing rageur et fier balancé au visage des oppresseurs et des pollueurs.

    Les images montrent des luttes du monde entier. Le son, lui, nous fait écouter le poème Invictus de William Ernest Henley. Un montage pertinent et poignant que l’on doit à partager c'est sympa. Regardez :

    Malgré les risques, malgré le danger et malgré l’adversité, ce poème nous invite à résister, à persévérer et, plus encore, à combattre dans la dignité. En voici le texte:

    « Dans les ténèbres qui m’enserrent,
    Noires comme un puits où l’on se noie,
    Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,
    Pour mon âme invincible et fière.

     Dans de cruelles circonstances,

    Je n’ai ni gémi ni pleuré,
    Meurtri par cette existence,
    Je suis debout bien que blessé.

    En ce lieu de colère et de pleurs,
    Se profile l’ombre de la mort,
    Je ne sais ce que me réserve le sort,
    Mais je suis et je resterai sans peur.

    Aussi étroit soit le chemin,
    Nombreux les châtiments infâmes,
    Je suis le maître de mon destin,
    Je suis le capitaine de mon âme. »

    Ce poème était, paraît-il, le préféré de Nelson Mandela. Mais qui s’en étonnera ? Alors que beaucoup de militants et d’activistes sont au bord du découragement, ces quelques mots tombent à point.

    En hommage à tous ceux qui luttent

    À faire circuler.


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  • C'est en Italie, des cours d'écologie obligatoire à l'école.

    Écologie obligatoire à l'école

    Pour que les enfants d'aujourd'hui ne soient pas les victimes climatiques de demain, l'Italie veut leur enseigner tout ce qu'il y a à savoir.

    Les enjeux environnementaux sont devenus tels que l’Italie a pris une décision exemplaire. Désormais, le réchauffement climatique sera enseigné dans toutes les écoles publiques du pays. Lumière sur grande première.

    Écologie obligatoire à l'école

    Cette réforme prendra effet dès 2020. À partir de septembre prochain, donc, 33 heures de cours seront exclusivement consacrées aux questions environnementales.

    Écologie obligatoire à l'école

    Lorenzo Fioramonti (photo ci-dessous), ministre italien de l’Éducation nationale, cité par Sciences et Avenir:

    Écologie obligatoire à l'école

    « L’ensemble du ministère est en train de changer pour que le développement durable et le climat soient au centre du modèle éducatif. Je veux faire du système éducatif italien le premier à placer l’environnement et la société au cœur de tout ce que nous apprenons à l’école. »

    Écologie obligatoire à l'école

    Outre ces 33 heures spécifiquement dédiées à l’écologie, les matières plus traditionnelles telles que la géographie, la physique ou les mathématiques seront désormais enseignées à travers le prisme du développement durable.

    Écologie obligatoire à l'école

    Très engagé sur le front écologique, Lorenzo Fioramonti est également à l’origine d’une loi prévoyant de taxer le plastique pour financer l’éducation. Une mesure qui, elle aussi, prendra effet en 2020.

    Écologie obligatoire à l'école

    Les menaces environnementales et climatiques pesant essentiellement sur les épaules de nos enfants, il est juste et nécessaire de leur enseigner tout ce qu’il y a à savoir sur ces questions.

    Écologie obligatoire à l'école

    Et si d’autres pays s’en inspiraient ?


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  • Yann Arthus-Bertrand a décidé de ne plus prendre l'avion.

    Hypocrisie reconnue

    Signe que les temps changent, le photographe écologiste a annoncé mardi qu'il ne voyagerait plus en avion et qu'il aurait dû faire ce choix plus tôt.

    Alors que ses photos vues du ciel ont fait sa renommée, Yann-Arthus Bertrand a pris une décision hautement symbolique : il ne montera plus dans un avion. Un choix guidé par l’urgence climatique, un choix que cet écologiste regrette de ne pas avoir fait plus tôt.

    Hypocrisie reconnue

    Explications.

    Le 3 décembre 2019, au détour d’une question posée par un journaliste de La Dépêche « Qu’espérez-vous de la COP25 à Madrid ? », Yann Arthus-Bertrand a fait une révélation à laquelle personne ne s’attendait.

    Hypocrisie reconnue

    Voici sa réponse :

    « Rien, et je me demande à quoi ça sert ! On parle de 22 000 personnes qui seront à Madrid… Il faut qu’on arrête ces grandes conférences où on prend l’avion pour venir parler des énergies fossiles ! Je ne dis pas que ce n’est pas important, mais il faut faire autrement : y aller en train et organiser plutôt des visioconférences. Moi, j’ai décidé la semaine dernière de ne plus prendre l’avion, je vais essayer en tout cas. Je ne serai pas le premier, je ne m’en vante pas, et vu ce que j’ai consommé en carbone pendant trente ans, je n’ai pas d’exemple à donner et j’aurais dû arrêter bien avant… À 73 ans, c’est une décision beaucoup moins courageuse qu’à 20 ans. »

    Hypocrisie reconnue

    Yann Arthus-Bertrand aurait donc à son tour été gagné par le phénomène suédois du flygskham, cette honte de prendre l’avion qui se répand de plus en plus vite à travers le monde.

    Hypocrisie reconnue

    Un signal fort même si il arrive un peu tard.


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