• Ce jeune ingénieur centralien n'épargne pas sa profession. Dans son discours, il interpelle ses camarades et son directeur et appelle à davantage d'éthique.

    Lors de sa cérémonie de remise des diplômes, le 30 novembre dernier, Clément Choisne, jeune normalien et futur ingénieur a prononcé un discours puissant appelant son directeur et ses camarades à repenser leur métier pour ne pas répéter les erreurs du passé.

    Un discourt très inspirant

    « Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. » C’est avec cette citation très à propos d’Albert Camus que le jeune diplômé entame son discours.

    Une vidéo visionnée plus de 60 000 fois sur les réseaux sociaux et qui comptabilise 164 000 vues sur Youtube. Le jeune diplômé y remet en cause le système élitiste auquel il appartient, verbalisant le malaise d’une partie de la jeunesse, en quête de sens professionnellement :

    « Je suis perdu, incapable de me reconnaître dans la promesse de vie d’un cadre supérieur en rouage essentiel d’un système capitaliste de surconsommation. »

    Rappelant le rôle de l’ingénieur, appelé à « trouver des solutions aux problèmes qu’on lui pose sans jamais remettre en cause ce qu’on lui demande », Clément Choisne invite les ingénieurs à embrasser la transition écologique, n’hésitant pas à pointer du doigt la responsabilité de sa profession :

    « Nous, ingénieurs, sommes les géniteurs de l’obsolescence programmée. »

     

    Un discours nécessaire qui invite les ingénieurs à prendre leurs responsabilités, à s’interroger davantage sur l’utilité et la pertinence de leurs actions :

    « L’éthique, c’est ce que doit retrouver l’ingénieur pour ne pas perpétuer les erreurs du passé. »

    Le jeune homme, fraîchement diplômé de l’école Centrale de Nantes interpelle son directeur sans ménagement, l’invitant à donner davantage de moyens à la transition écologique et à faire plus de place aux notions de sobriété et de décroissance dans les programmes scolaires.

    Un discours courageux et inspirant !


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  • Des bateaux de 190 mètres propulsés par le vent ? Non, ça n'est plus une utopie. Démonstration à Nantes où l'on s'y prépare activement.

    Des cargos propulsés par le vent

    Alors que les porte-conteneurs défraient la chronique en raison des gigantesques pollutions qu’ils émettent (un seul cargo émettrait autant de souffre que 50 millions de voitures), voici de superbes projets qui laissent rêveur. L’idée ? Faire circuler les marchandises non plus sur des bateaux propulsés par des énergies fossiles, mais sur de gigantesques bateaux à voile. Comme dans le bon vieux temps donc, mais avec ce qu’il se fait de mieux, aujourd’hui, en matière de technologie ! Explications.

    Des cargos propulsés par le vent

    Rien qu’en Loire Atlantique, plusieurs projets de cargos et de paquebots à voiles sont sur le point d’aboutir. Objectif : conduire des marchandises de l’Europe à l’Amérique sans avoir recours au fuel, ou presque. Utopique ? Absolument pas. Les spécialistes en sont d’ailleurs convaincus : ces navires géants (jusqu’à 190m de long) propulsés par le vent, c’est pour demain ! Regardez (un reportage plein d’espoir signé France 3):

     

    Le vent étant gratuit, propre et infini, on comprend qu’il suscite de la convoitise et, mieux que ça, on s’en réjouit !

    Des cargos propulsés par le vent

    Des cargos propulsés par le vent

    Des cargos propulsés par le vent

    Bravo à tous ceux qui travaillent sur ces perspectives enthousiasmantes.


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  • Reprendre en main la gestion environnementale de sa commune, ça fait faire des économies, c’est bon pour l’écologie, c’est excellent pour le prestige et, en plus, ça resserre les liens entre les habitants ! Exemple à Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle, un petit village transfiguré et fier de ses nouvelles habitudes.

    Un modèle de transition écologique

    Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle, 44 habitants, a été récompensé par l’Unesco. Pourquoi un tel honneur ? Parce que cette minuscule commune fait figure de pionnier dans la lutte pour la sauvegarde de la biodiversité. Ici, d’un commun accord, tous les habitants ont uni leurs forces et leurs savoir-faire pour se débarrasser des pesticides.

    Un modèle de transition écologique

    Un exemple ? Le cimetière. Plutôt que de conserver des allées en graviers desquels les « mauvaises herbes » étaient extraites à grand renfort de produits chimiques, il a été décidé de tout revoir, ensemble.

    Un modèle de transition écologique

    Jean-Michel Teulière, maire de Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle, à France 2.

    « On s’est dit, à un moment donné, il faut arrêter les frais. C’est le cas de le dire parce que ça coûtait très très cher ces molécules chimiques. On s’est dit : « plutôt que de chasser cette herbe, on va la faire venir ! »

    Et au lieu de dépenser les 15 000€ qu’aurait dû coûter cette mise en gazon (une somme énorme pour un si petit village), chaque habitant s’est retroussé les manches et s’est mis au boulot. Résultat ? Un cimetière magnifique et écologique, symbole de la collaboration de chacun au service de son environnement.

    Un modèle de transition écologique

    Regardez (un reportage France 2 de juin 2017) :

     

    Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle nous le prouve : la transition écologique ne doit pas être perçue comme une perspective contraignante mais comme l’opportunité de vivre un formidable projet commun. Tant mieux, car on en a tous besoin.

    Un modèle de transition écologique

    Un modèle de transition écologique

    Un modèle de transition écologique


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  • Earthwake se mobilise pour dépolluer la planète en donnant de la valeur aux déchets plastiques. Voici Chrysalis, une machine adaptée à l'urgence écologique.

    La troisième édition des Rencontres Associations & Philanthropes organisée par 1% for the Planet, collectif d’entreprises engagées pour la protection de l’environnement, se tient les 9 et 10 octobre 2018. Les thèmes : transition énergétique, protection de la biodiversité et des écosystèmes, mouvements éco-citoyens, et bien d’autres encore.

    Du carburant avec du plastique

    François Danel, vice-président d’Earthwake, a accepté de répondre à nos questions.

    L’association Earthwake a pour mission de promouvoir des solutions qui permettent de réduire le volume des déchets plastiques, en particulier dans les pays émergents. Nous pensons qu’il est possible de s’appuyer sur la valeur du déchet pour créer un modèle économique permettant de collecter le plastique usagé et de créer des emplois.

    Nous avons mis au point un équipement, la Chrysalis, qui permet de transformer le déchet plastique en carburant pour faire fonctionner des groupes électrogènes ou des moteurs de bateau ou de tracteur.

    Du carburant avec du plastique

    Le procédé n’est pas nouveau mais la Chrysalis offre 5 atouts différenciants :

    • Elle permet de séparer efficacement le diesel, l’essence, le gaz et les résidus
    • Elle offre des résultats constants. Le processus fonctionne avec le même rendement à chaque utilisation.
    • Elle est d’inspiration low-tech. Elle est construite avec des matériaux peu coûteux, sans électronique et facile à entretenir.
    • Elle est à taille humaine. Directement transportée par conteneur sur les zones polluées, elle pourra transformer jusqu’à 10 tonnes de déchets plastiques par mois.
    • Elle est autonome en énergie

    La Chrysalis annonce un rendement très performant de 93%. Avec 1 kg de plastique on obtient :

    • 65% de gasoil pour un générateur, tracteur, moteur de bateaux, etc…
    • 18% d’essence comme produit de chauffage, lampe, etc…
    • 10% de gaz utilisé pour auto-alimenter la machine
    • 7% de charbon a destination de mine de crayons, colorants, etc…

    Cette prouesse ouvre de nouvelles perspectives économiques autour de la dépollution. Elle pourrait également être une solution dans les pays émergents qui sont les premières victimes de ce fléau.

    Du carburant avec du plastique

    Du carburant avec du plastique

       Tous les ans, 8 millions de tonnes de déchets se retrouvent dans nos océans. Si on ne fait rien, il y aura plus de déchets plastiques que de poissons en 2050. Samuel Le Bihan, comédien et surfeur, a été choqué par la pollution plastique qu’il a pu observer dans les vagues de Bali et a souhaité agir pour trouver des solutions concrètes. Il s’est donné pour mission de mettre au point des innovations pour collecter et valoriser les déchets plastiques, et a créé l’association Earthwake. Le 10 septembre dernier, Earthwake était à Antibes pour faire une démonstration de sa machine révolutionnaire « Chrysalis ».

    Du carburant avec du plastique

    Earthwake s’est donné pour mission d’aider et développer toutes les technologie à hauteur d’homme (on n’est pas dans l’industriel) qui peuvent redonner de la valeur à ce déchet plastique inerte. On est dans la maîtrise presque artisanale de la gestion du déchet plastique, pour avoir des équipements qui soient extrêmement mobiles. Le but est de stimuler le ramassage. L’enjeu est là. Ça coûte très cher de rechercher ce déchet plastique. Si on arrive à créer une économie de ce ramassage, on a gagné !

       « Ça serait génial de pouvoir donner quelque chose aux gens qui leur permette de savoir quoi faire de leurs déchets plastiques plutôt que de les jeter dans la nature. Il faut réutiliser et pas s’en servir 30 secondes et le jeter. » – Christopher Costes, inventeur de Chrysalis.

       Notre objectif est de construire une Chrysalis qui transformera 150 kg de plastique par jour. Cette Chrysalis pourra alors être commercialisée et diffusée aux abords de la Méditerranée et en Afrique. Avec le déchet plastique, on va faire du carburant, du diesel… Ce n’est peut-être pas très écologique, mais aujourd’hui c’est extrêmement utile à la vie quotidienne de centaines de millions d’asiatiques et d’africains.

    Dans une logique de 10 à 15 ans, on pense qu’on peut apporter une solution avant que les solutions solaires et éoliennes ne se mettent en place avec efficacité. C’est un vrai projet de transition.

    Du carburant avec du plastique

    Des Chrysalys, on en voudrait des dizaines, des centaines, des milliers voire des millions dans le monde. En faisant d’une pierre deux coups, on collectera du plastique, on créera du revenu, on créera des emplois, et on apportera des solutions concrètes et locales à la planète.

       Nous sommes à une période charnière de la vie de l’association. Nous avons désormais besoin d’augmenter la capacité de notre équipement. Nous attendons donc de faire connaître cette solution innovante et de trouver de nouveaux soutiens financiers pour accélérer le développement du projet.

    L’appel au soutien de François Danel pour Earthwake :

       Vous souhaitez soutenir le projet de l’association Earthwake ? Pour lui permettre de développer Chrysalis, venez voter pour eux sur la plateforme des RAP ! Ça se passe par ici. En route vers la transition !


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