• Les navires de croisière ne pourront plus accoster à Venise.

    Une décision exemplaire qui intervient à la suite d'incidents récents et qui répond à l'inquiétude et à la colère grandissantes des habitants.

    Une sage décision à Venise

    Trop, c’est trop. Envahi par les gigantesques bateaux de croisière qui bouleversent sa physionomie, polluent son atmosphère et fragilisent ses fondations, Venise a pris la seule décision qui s’imposait.

    Une sage décision à Venise

    à partir du 1er septembre prochain, tout navire de plus de 1 000 tonnes aura interdiction d’accoster dans la cité des Doges.

     Lumière sur une décision heureuse et pleine de bon sens.

    Une sage décision à Venise

    L’idée n’est pas d’interdire la ville aux croisiéristes mais d’éloigner un minimum les bateaux les plus imposants.

    Une sage décision à Venise

    Désormais, ceux-là n’auront plus d’autre choix que de stationner sur les terminaux de Fusina et de Lombardie.

    Une sage décision à Venise

    De plus, à terme, ces paquebots ne pourront plus passer par le canal de la Guidecca, le long de la place Saint-Marc.

    Une sage décision à Venise

    Ces mesures ont été relayés les 7 août dernier par le Financial Times. Objectif : répondre aux craintes et à la colère des riverains.

    Une sage décision à Venise

    Au mois de juin, un paquebot était entré en collision avec le quai ainsi qu’avec un autre navire et l’accident avait bien failli se reproduire en juillet.

    Une sage décision à Venise

    De plus, les remous suscités par ces bateaux monstrueux (dont certains dépassent les 300 mètres de long) accéléreraient l’érosion d’une ville essentiellement construite sur pilotis.

    Une sage décision à Venise

    Il était donc temps d’agir, d’autant plus que, comme le souligne Le Figaro, les retombées économiques suscitées par ces grands paquebots sont loin d’être évidentes : un croisiériste visitant Venise dépenserait en effet beaucoup moins d’argent qu’un touriste « traditionnel », notamment parce qu’il préfère manger à bord de son bateau plutôt qu’en ville.

    Une sage décision à Venise

    Bref, cette mesure de bon sens ne présenterait que des avantages pour Venise et ses habitants. Une bonne nouvelle.


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  • Et si on arrêtait de s'activer pendant quelques minutes pour se poser et ne rien faire ? C'est ce que propose le «Niksen», un art de vivre hollandais.

    L'art de ne rien faire

    Ne rien faire, c’est tout un art ! Aux Pays-Bas, c’est même devenu la nouvelle tendance anti-stress. Baptisée « Niksen », littéralement « ne rien faire » en néerlandais, ce courant célèbre l’oisiveté décomplexée.

    L'art de ne rien faire

    Dans le tumulte de nos vies utra-connectées, difficile de s’accorder un véritable moment d’inaction. En constante quête d’efficacité, on cherche sans cesse à améliorer notre rendement, même lorsqu’il s’agit de se détendre. Lecture, expos, sorties, films, séries sont ainsi consommés à la chaîne, ne laissant que très peu de fenêtres de « vide » dans nos emplois du temps.

    L'art de ne rien faire

    Ici, le Niksen propose un concept « slow life » pour reprendre possession de son temps et accorder à son cerveau un moment de répit. En somme, on pourrait le traduire par le célèbre « farniente » italien, le « chill » américain ou la « glande » à la française… L’aspect péjoratif en moins.

    L'art de ne rien faire

    Cette tendance venue des Pays-Bas s’inscrit dans les courants mettant l’accent sur le bien-être, qui ont marqué ces dernières années. D’abord, il y a eu le « hygge », venu du Danemark, et qui prônait l’art du cocooning à la maison dans une atmosphère chaleureuse et réconfortante, puis le « lagom » suédois, incitant à adopter un mode de vie équilibré, une modération dans sa consommation.

    L'art de ne rien faire

    L'art de ne rien faire

    Avec le Niksen, il s’agit d’apprendre à poser son téléphone ou son livre et s’accorder un temps d’oisiveté. Mais attention, interdiction de culpabiliser ! Le Niksen doit être assumé, sans quoi son effet anti-stress serait complètement anéanti.

    L'art de ne rien faire

    L’idée et de s’asseoir, de regarder par la fenêtre, de se balader ou d’écouter de la musique sans rien faire. Le tout est de s’assurer de n’avoir aucun but, aucun objectif caché et de laisser pleinement ses pensées divaguer.

    L'art de ne rien faire

    Vous verrez, c’est un vrai booster de créativité et le meilleur des remèdes contre l’anxiété !

    L'art de ne rien faire


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  • Mafate est l'un des trois grands cirques naturels du massif du Piton des Neiges, sur l'île de La Réunion.

    Récompense d'une vie de dévouement

    Ivrin Pausé a été facteur de Mafate de 1951 à 1991, il nous explique.

    « J’ai été facteur de Mafate 40 ans, de 1951 à 1991. Le Mafate d’autrefois était beaucoup plus habité que celui d’aujourd’hui. Il y avait aussi moins d’argent, car les gens devaient travailler aux champs tous les jours pour nourrir leurs enfants le soir. Tous les lundis matin, je quittais Grand Place pour chercher le courrier à pied à la Possession. L’aller-retour me prenait une journée. Puis, je faisais ma tournée dans Mafate, chaque jour de la semaine, avec entre quinze et dix-huit kilos de courrier. J’ai parcouru à pied près de 251 520 kilomètres... »

    Récompense d'une vie de dévouement

    Mon sport favori, la marche. En tant que facteur, j’ai sillonné la montagne tous les jours, du lundi au samedi. Je n’ai pas eu le temps d’avoir d’autres passions. Je crois que ma passion, finalement, c’est le contact humain.

    Récompense d'une vie de dévouement

    J’ai été le facteur de Mafate, de 1951 à 1991. Certains disent que ce métier était un « travail de chien », mais moi, je l’aimais à en mourir ! Ça me rappelait mon papa… Tous les lundis matin, je quittais Grand Place pour chercher le courrier à pied à la Possession. L’aller-retour me prenait une journée. Puis, je faisais ma tournée dans Mafate, chaque jour de la semaine. Au début de mon activité, je portais une simple sacoche en bandoulière. Mais la quantité de courrier a augmenté avec les mois, et la Poste m’a donné un sac à dos. Durant mes tournées, je marchais toujours, sans courir : j’essayais d’accélérer un peu sur du plat, mais je ne voulais pas courir, de peur de tomber dans le précipice, même avec mes chaussures de brousse antidérapantes. Je portais entre quinze et dix-huit kilos de courrier. Tout au long de ces quarante années comme facteur, j’ai parcouru à pied près de 251 520 kilomètres, soit plus de cinq fois le tour de la Terre ! J’ai eu l’honneur de recevoir la médaille du Mérite en 1993.

    En octobre 2016, à La Réunion, une statue bien particulière a été dévoilée à Ilet Grand Place, dans le cirque de Mafate : celle d'Ivrin Pausé, qui a facteur dans le cirque durant 40 ans. Il a parcouru 253.000 kilomètres à pied, soit plus de six fois le tour de la terre, dans les sentiers de ce cirque accessible uniquement à pied ou en hélicoptère. Regardez ci-dessus le reportage de Réunion 1ère.

     

    Pour les habitants du cirque de Mafate, le facteur symbolise le lien avec l'extérieur. Ce n'est pas la première fois qu'un hommage est rendu au célébrissime facteur.  En 2010, le groupe réunionnais Bat'ker avait consacré une chanson au facteur :

    Récompense d'une vie de dévouement

    Récompense d'une vie de dévouement

    Récompense d'une vie de dévouement

     Avec tous mes remerciements à Françoise, notre amie de la Réunion qui m'a fourni les informations pour rédiger cet article


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  • La ville de Béthune interdit les cirques avec animaux.

    Certaines villes hésitent encore à interdire les cirques avec animaux. Peut-être que la démarche de Béthune pourrait les aider à trancher.

    Certains agissent

    Preuve que le peuple sait être sage, démocratie directe et protection animale font très bon ménage. Exemple à Béthune (Nord) où la ville a décidé d’interdir les cirques avec animaux après avoir consulté ses habitants. Lumière sur une démarche rare, mais exemplaire.

    Certains agissent

    L’initiative est rapportée par un article de La Voix du Nord daté du 8 mai 2019. À Béthune, deux à trois fois par an, on avait l’habitude de voir un cirque s’installer en ville avec ses animaux. Seulement voilà, ce type de divertissement reposant sur l’exploitation d’autres êtres vivants fait de plus en plus débat, y compris dans cette commune.

    Certains agissent

    À force d’être interpellé sur le sujet, Olivier Gacquerre, maire de Béthune, a donc décidé de directement solliciter l’avis de ses administrés.

    Certains agissent

    Le 17 mars dernier, un sondage est mis en ligne. Une quinzaine de jours plus tard, le verdict est sans appel : sur les 1 600 personnes ayant répondu, 83% ont exprimé une opinion défavorable à l’accueil de cirques avec animaux dans la ville.

    Certains agissent

    Avant d’entamer cette démarche, le maire avait prévenu que ce sondage n’aurait qu’une valeur consultative. Mais, compte tenu de ce score, il aurait été difficile de prendre une décision autre que l’interdiction de ces cirques. Résultat, extrait de La Voix du Nord :

     

    « La ville a donc décidé de refuser toute demande d’implantation de cirque à Béthune si le cirque transporte et/ou met en scène des animaux, sauvages ou non. »

    Certains agissent

    Certains agissent

    Demander son avis aux citoyens ? Le b.a-ba de la démocratie, non ?


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