• La ville de Béthune interdit les cirques avec animaux.

    Certaines villes hésitent encore à interdire les cirques avec animaux. Peut-être que la démarche de Béthune pourrait les aider à trancher.

    Certains agissent

    Preuve que le peuple sait être sage, démocratie directe et protection animale font très bon ménage. Exemple à Béthune (Nord) où la ville a décidé d’interdir les cirques avec animaux après avoir consulté ses habitants. Lumière sur une démarche rare, mais exemplaire.

    Certains agissent

    L’initiative est rapportée par un article de La Voix du Nord daté du 8 mai 2019. À Béthune, deux à trois fois par an, on avait l’habitude de voir un cirque s’installer en ville avec ses animaux. Seulement voilà, ce type de divertissement reposant sur l’exploitation d’autres êtres vivants fait de plus en plus débat, y compris dans cette commune.

    Certains agissent

    À force d’être interpellé sur le sujet, Olivier Gacquerre, maire de Béthune, a donc décidé de directement solliciter l’avis de ses administrés.

    Certains agissent

    Le 17 mars dernier, un sondage est mis en ligne. Une quinzaine de jours plus tard, le verdict est sans appel : sur les 1 600 personnes ayant répondu, 83% ont exprimé une opinion défavorable à l’accueil de cirques avec animaux dans la ville.

    Certains agissent

    Avant d’entamer cette démarche, le maire avait prévenu que ce sondage n’aurait qu’une valeur consultative. Mais, compte tenu de ce score, il aurait été difficile de prendre une décision autre que l’interdiction de ces cirques. Résultat, extrait de La Voix du Nord :

     

    « La ville a donc décidé de refuser toute demande d’implantation de cirque à Béthune si le cirque transporte et/ou met en scène des animaux, sauvages ou non. »

    Certains agissent

    Certains agissent

    Demander son avis aux citoyens ? Le b.a-ba de la démocratie, non ?


    24 commentaires
  • Née sans bras dans l'Arizona, cette Américaine a appris à tout faire avec ses pieds. Et quand on dit "tout", c'est vraiment "tout"... La preuve.

    Première pilote d'avion sans bras

    À cœur vaillant, rien d’impossible. À elle seule, Jessica Cox suffirait à incarner ce magnifique proverbe. Née sans bras, elle est aujourd’hui surfeuse, ceinture noire de taekwondo, et même… pilote d’avion ! Gros plan sur un destin hors-norme et un état d’esprit extraordinaire.

    Première pilote d'avion sans bras

    Dans un article publié sur CNN, Jessica Cox, née en Arizona, raconte sa venue au monde et le choc que son handicap a suscité chez ses parents :

    Première pilote d'avion sans bras

    « Ma mère a eu une grossesse normale. Et puis le jour de ma naissance, ça a été un choc absolu pour mes deux parents, surtout pour ma mère, qui a été dévastée lorsque le médecin m’a amenée et lui a dit : « votre bébé n’a pas de bras. » »

    Première pilote d'avion sans bras

    Depuis, le bébé a grandi… et a déjà fait un sacré bout de chemin, comme en atteste cette vidéo signée Brut. Regardez :

    Première pilote d'avion sans bras

    Première pilote d'avion sans bras

     

    Avouons-le, c’est bluffant.


    23 commentaires
  • Pour que coqs, chiens, et tracteurs puissent continuer à résonner dans nos campagnes, un élu propose que les bruits ruraux entrent au patrimoine national.

    Pour protéger nos campagnes

    L’aboiement du chien, le chant du coq ou le carillon des cloches de l’église… Que serait la campagne sans ces sonorités qui la caractérisent ? C’est la question que se pose un maire de Gironde qui cherche à faire entrer les « bruits ruraux » dans le patrimoine immatériel national.

    Pour protéger nos campagnes

    « Que le chant du coq, l’aboiement familier du chien, la cloche de l’église, le meuglement des vaches, le braiment de l’âne et le pépiement des oiseaux soient proclamés patrimoine national. »

    Voilà ce que réclame le maire de Gajac (Gironde), Bruno Dionis du Séjour, dans une lettre ouverte aux parlementaires où il plaide la cause des « bruits ruraux ». Du moteur des tracteurs au meuglement des vaches, pour lui, tout ce qui fait le sel de la campagne devrait être protégé par la Constitution.

    Pour protéger nos campagnes

    Le but ? Empêcher toute future velléité d’interdire ces bruits et donc les procès qui pourraient avoir lieu à l’encontre de ceux qui les émettent. Si la proposition semble loufoque, elle est en réalité pleinement justifiée. En effet, de plus en plus de réclamations sont faites à l’encontre de ces « nuisances sonores » émanant de certains concitoyens « d’origine urbaine la plupart du temps » et dont il fustige « l’égocentrisme ».

    Pour protéger nos campagnes

    Il défend en particulier le dur labeur des agriculteurs et éleveurs dont la profession nécessite la possession d’animaux et de machines agricoles bruyantes qu’ils utilisent « parfois même le dimanche, lorsque certains ont la chance de se reposer », mais rappelle-t-il : «  ils n’ont d’autres choix que de travailler. »

    Pour protéger nos campagnes*

    Pour protéger nos campagnes

    Partout en France, les plaintes se multiplient contre ces bruits. Ce fut le cas en Lozère l’été dernier lorsque les locataires d’un gîte ont demandé que soit décalée la sonnerie de cloches qui perturbait leur grasse matinée en carillonnant dès 7 heures. Mais aussi dans l’Oise, où un maire a pris un arrêté municipal contre les aboiements des chiens.

    Pour protéger nos campagnes

    Pour protéger nos campagnes

    Le maire est déjà soutenu par d’autres élus, comme le maire LR de Sauveterre-de-Guyenne (Gironde) Yves d’Amécourt et Pierre Morel-A-L’Huissier, député de Lozère (UDI), qui a déclaré au Figaro vouloir « déposer une proposition de loi en ce sens sous forme de résolution d’ici à une dizaine de jours ».

    Total soutien à Bruno Dionis du Séjour, Maire de Gajac(33), qui demande que le chant du coq, le meuglement des vaches, les cloches qui sonnent et d’autres bruits de campagne soient inscrits au patrimoine national : « Les petites communes se retrouvent face à des emmerdeurs ! »

    Pour protéger nos campagnes

    Pour protéger nos campagnes

    Pour protéger nos campagnes

    Comme le résume si bien l’élu dans sa lettre : « La campagne est un tout, qu’il faut savoir accepter dans son ensemble. » Voilà qui est bien dit !


    24 commentaires
  • Pour favoriser la transition écologique dans nos campagnes, cette élue fait quelques propositions simples et très concrètes au Président de la République.

    Un discours puissant

    S’il est beaucoup trop tôt pour juger de l’efficacité du fameux « grand débat » (tout dépendra de ce qui en sera fait, in fine), force est de reconnaître que cette initiative fait enfin émerger des considérations et des réflexions indispensables à la préparation de l’avenir. Démonstration avec cette intervention à la fois simple et puissante d’une maire d’un petit village normand face à 600 de ses collègues et au Président de la République. Du bon sens, rien que du bon sens.

    Un discours puissant

    Claire Carrère-Godebout est la maire de Garveron-Semerville, 299 habitants dans l’Eure. Lors du premier débat qui s’est tenu à Grand-Bourgtheroulde ce mardi 15 janvier 2018, elle a profité de l’occasion pour dire tout haut ce que ses administrés pensent très fort.

    Un discours puissant

    Oui, ils sont favorables à une transition écologique. Oui, ils veulent une transition énergétique. Mais comment peuvent-ils nourrir leurs ambitions alors que les gares rurales ferment les unes après les autres, que le travail est loin, que les voitures propres coûtent si chères, que le prix du bio reste dissuasif, que le surremballage est partout, que les champs qui les entourent sont gavés de pesticides… ? Tous ces freins, l’élue les a cités un à un et, mieux, a fait des propositions très concrètes au Président de la République pour les effacer.

    Regardez, écoutez, c’est limpide !

     

    « Pourquoi ne pas baisser la TVA sur les produits bio afin que tout le monde puisse en profiter ? »

    Pourquoi ne pas annuler la TVA sur les produits alimentaires de première nécessité et plus taxer les produits de luxe ?

    Pourquoi ne pas accélérer la recherche sur d’autres énergies ? Par exemple l’hydrogène ou l’air comprimé pour les voitures, le développement de l’hydraulique, et de la méthanisation et, par conséquent, arrêter de céder au lobby pétrolier ?

    Pourquoi ne pas imposer aux propriétaires bailleurs de ne pouvoir mettre en location que des logements correctement isolés ?

    Pourquoi ne pas imposer aux industriels de systématiquement limiter les emballages ?

    Pourquoi ne pas interdire définitivement les pesticides qui, en plus, coûtent chers aux paysans, favoriser l’agriculture bio et mieux rémunérer les paysans pour leur permettre de gagner leur vie grâce à leur travail et non pas dépendre des subventions ? »

    Un discours puissant

    S’il faut ce genre de débat pour que des propositions aussi concrètes (bien que pas nouvelles) soient enfin mises en œuvre, alors oui, l’initiative aura servi à quelque chose. Encore une fois, tout dépendra de ce qui sera fait de tout ça mais, déjà, et quoi qu’il en soit, bravo à Claire Carrère-Godebout d’avoir aussi clairement exprimé la réalité vécue par des millions de Français des zones rurales.


    23 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique