• Pour favoriser la transition écologique dans nos campagnes, cette élue fait quelques propositions simples et très concrètes au Président de la République.

    Un discours puissant

    S’il est beaucoup trop tôt pour juger de l’efficacité du fameux « grand débat » (tout dépendra de ce qui en sera fait, in fine), force est de reconnaître que cette initiative fait enfin émerger des considérations et des réflexions indispensables à la préparation de l’avenir. Démonstration avec cette intervention à la fois simple et puissante d’une maire d’un petit village normand face à 600 de ses collègues et au Président de la République. Du bon sens, rien que du bon sens.

    Un discours puissant

    Claire Carrère-Godebout est la maire de Garveron-Semerville, 299 habitants dans l’Eure. Lors du premier débat qui s’est tenu à Grand-Bourgtheroulde ce mardi 15 janvier 2018, elle a profité de l’occasion pour dire tout haut ce que ses administrés pensent très fort.

    Un discours puissant

    Oui, ils sont favorables à une transition écologique. Oui, ils veulent une transition énergétique. Mais comment peuvent-ils nourrir leurs ambitions alors que les gares rurales ferment les unes après les autres, que le travail est loin, que les voitures propres coûtent si chères, que le prix du bio reste dissuasif, que le surremballage est partout, que les champs qui les entourent sont gavés de pesticides… ? Tous ces freins, l’élue les a cités un à un et, mieux, a fait des propositions très concrètes au Président de la République pour les effacer.

    Regardez, écoutez, c’est limpide !

     

    « Pourquoi ne pas baisser la TVA sur les produits bio afin que tout le monde puisse en profiter ? »

    Pourquoi ne pas annuler la TVA sur les produits alimentaires de première nécessité et plus taxer les produits de luxe ?

    Pourquoi ne pas accélérer la recherche sur d’autres énergies ? Par exemple l’hydrogène ou l’air comprimé pour les voitures, le développement de l’hydraulique, et de la méthanisation et, par conséquent, arrêter de céder au lobby pétrolier ?

    Pourquoi ne pas imposer aux propriétaires bailleurs de ne pouvoir mettre en location que des logements correctement isolés ?

    Pourquoi ne pas imposer aux industriels de systématiquement limiter les emballages ?

    Pourquoi ne pas interdire définitivement les pesticides qui, en plus, coûtent chers aux paysans, favoriser l’agriculture bio et mieux rémunérer les paysans pour leur permettre de gagner leur vie grâce à leur travail et non pas dépendre des subventions ? »

    Un discours puissant

    S’il faut ce genre de débat pour que des propositions aussi concrètes (bien que pas nouvelles) soient enfin mises en œuvre, alors oui, l’initiative aura servi à quelque chose. Encore une fois, tout dépendra de ce qui sera fait de tout ça mais, déjà, et quoi qu’il en soit, bravo à Claire Carrère-Godebout d’avoir aussi clairement exprimé la réalité vécue par des millions de Français des zones rurales.


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  • L’Afrique fournit au monde quelques-unes des matières premières les plus précieuses de la planète. Pourtant, les Africains n’en profitent pas. Ils plantent, cultivent et récoltent mais, en retour, ne touchent presque rien, la plus value de leur dur travail étant réservée à la finance internationale. Alors, pour en finir avec cette injustice plus que centenaire, un Togolais a décidé de montrer la voie. Son terrain de jeu ? Le cacao. Son objectif ? Que chaque cultivateur vive dignement de son labeur ? Son surnom ? Le Robin des bois du chocolat ! Présentation.

    Le Robin des bois du cacao

    Cet homme, c’est Komi Agbokou. Le métier du chocolat, il l’a appris en Italie. Pourtant, c’est au Togo qu’il a décidé de l’exercer avec comme ambition que son pays maîtrise la filière de bout en bout, indépendamment des acheteurs occidentaux et des marchés boursiers.

    Le Robin des bois du cacao

    Pour y parvenir, l’un de ses principaux chantiers est de révéler aux paysans la véritable valeur de leur travail, le véritable prix du chocolat, un aliment dont ils ne connaissent même pas le goût, faute de moyens. Ensuite, il leur propose un deal : « maintenant, c’est moi qui vous achète votre production, au double du prix du marché, à condition que vous arrêtiez d’utiliser des pesticides. »

    Le Robin des bois du cacao

    Le Robin des bois du cacao

    Et ça marche. Quatre ans après sa création, Chocotogo, la marque de Komi Agbokou, ne perd déjà plus d’argent. Son secret ? Transformer le cacao dans le pays en confiant ce travail à des femmes elles aussi beaucoup mieux payées qu’ailleurs.

    Le Robin des bois du cacao

    Le Robin des bois du cacao

    Le Robin des bois du cacao

    Le Robin des bois du cacao

    Komi Agbokou :

    « C’est parce que nous sommes ignorants que nous sommes pauvres. »

    Le Robin des bois du cacao

    Une ignorance qui, jusqu’ici, a toujours fait les affaires du monde occidental. Longue vie à Chocotogo !

    Le Robin des bois du cacao


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  • Jusqu’où un papa peut-il aller pour sécher les larmes de sa petite fille ? Réponse avec Marc Daniels, un père dévoué pour qui le ridicule ne compte pas quand il s’agit de rassurer son enfant et de lui redonner confiance. Lumière sur une réaction à la fois drôle, émouvante et exemplaire.

    Jusqu'où un papa peut aller pour sécher les larmes de sa fille

    Aux Bermudes, alors qu’il assistait à un spectacle de danse, Marc Daniels a aperçu Bella, sa fille de deux ans, s’effondrant en larmes sur la scène, paralysée par le trac et la timidité. Là, alors qu’il tenait déjà un bébé dans les bras, plutôt que d’attendre que ça se passe, il a décidé d’agir, de monter sur scène, de prendre son enfant par la main… et de s’essayer aux entrechats sous les rires émus et encourageants des autres parents ! Regardez la vidéo.

    Marc Daniels, dans les colonnes de Independent:

    « Je me suis tenu à côté d’elle pour l’aider à retrouver confiance. Je lui ai dit que je l’aimais et qu’elle était une danseuse incroyable. J’ai demandé si elle voulait danser avec papa et elle a hoché la tête, alors j’ai décidé de participer. Je m’étais déjà exercé avec elle à la maison à plusieurs reprises, donc j’étais en terrain connu. »

    Son papa sur scène, la petite Bella a aussitôt gagné en assurance. Des images, qui, depuis ont été partagée des centaines de milliers de fois sur internet.

    Alors que la saison des fêtes d’école approche à grand pas, les papas, tenez-vous prêts à intervenir !


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  • À l'occasion de la fête des mères, nous allons faire un tour du monde des mamans grâce aux magnifiques photos que le photographe Pascal Mannaerts a réalisé en parcourant les routes du globe depuis plus de dix ans.

    Ce travail, est, pour le photographe, « une mise à l’honneur de ces mamans qui font la vie ». L’occasion d’observer que, n’importe où à travers le monde, de l’Inde à l’Ethiopie en passant par l’Iran, le lien magnifique qui unit un enfant à sa mère est toujours présent.

    Vallée de l’Indus, Inde – 2008

    Tour du monde des mamans

    « En terme de géographie, d’histoire et de culture, le Ladakh se distingue très nettement du reste de l’Inde. On le surnomme souvent le « petit Tibet ». Nous rencontrons une maman et son fils. Ils habitent au milieu de nulle part, dans une petite habitation faite de briques et de terre.

    Harar, Ethiopie – 2011

    Tour du monde des mamans

    À Harar, en Ethiopie, on dirait que le temps s’est à jamais arrêté il y a plusieurs centaines d’années. Sa vieille ville est un vrai labyrinthe. Il est bon de s’y perdre, à la rencontre de ses charmants habitants.

    Tinerhir, Maroc – 2003

    Tour du monde des mamans

    On s’aventure dans les Gorges du Todra. Les montagnes scintillent de leurs tons orangers, sous un ciel bleu azur parsemé d’épais nuages emportés par le vent. Soudain, une maman apparaît au milieu de nulle part. Elle porte son enfant sur le dos et marche d’un bon pas à travers les rocailles. Elle nous fait de grands signes et nous illumine de son magnifique sourire. 

    Porto-Novo, Bénin – 2009

    Tour du monde des mamans

    Nous sommes dans les rues de Porto-Novo, au Bénin. Une maman pose en tenue traditionnelle avec son fils

    Sapa, Vietnam -2001

    Tour du monde des mamans

    Je suis à Sapa, au Vietnam.Il fait froid et brumeux. Je descends dans la vallée. On y trouve toute une série de hameaux habités par les Hmongs Noirs, l’une des ethnies majoritaires de la région.  Dès 6 heures, la vie se met en route, certaines mamans partent en ville avec leur enfant sur le dos. Je les rencontre dans la brume. Les enfants sont tout amusés de me voir. Les mamans sont magnifiques avec leurs grandes boucles d’oreilles et leurs habits traditionnels aux couleurs indigo.

    Cuzco, Pérou – 2005

    Tour du monde des mamans

    Une maman pose avec son fils et leur alpaga dans les hauteurs de Cuzco, au Pérou. Les habitants de la région dégagent une fierté qui s’impose d’elle-même. Ils inspirent des sentiments de respect et d’admiration.

    Tachkent, Ouzbékistan – 2016

    Tour du monde des mamans

    Rencontre avec une maman et sa fille dans les vieux quartiers de Tachkent.

     Ségou, Mali – 2007

    Tour du monde des mamans

    Le grand marché de Ségou est un tourbillon de visages, de sons, d’odeurs et de couleurs. L’endroit grouille de vie, partout où je pose mon regard. C’est cette sœur qui guide sa cadette à travers la foule et cette vendeuse qui éblouit tout autour d’elle de son magnifique sourire. C’est encore cette mère qui, soudain, s’assied à l’écart de la fièvre ambiante, pour donner à boire à son fils.

    Barreirinhas, Brésil – 2013

    Tour du monde des mamans

    Cela fait plusieurs jours que je suis à Barreirinhas, dans l’état du Maranhão, au Brésil. Une délicieuse impression de bout du monde avec des gens d’une hospitalité hors norme. Je loge chez une petite famille qui m’a aidé à me trouver un transport pour explorer le légendaire Parc national des Lençóis Maranhenses. Lucila, la maman, est fière de son petit Gabriel. Elle passe des heures à papoter avec ses voisins devant la maison. 

    Mongolie – 2014

    Tour du monde des mamans

    Jaisalmer, Inde – 2013

    Tour du monde des mamans

    Puja pose avec ses deux fils à Jaisalmer, à la lisière du désert du Thar. Ils sont de la caste des Bhopas. Considérés comme étant de basse caste, les Bhopas sont originaires du Rajasthan.

    Sonargaon, Bangladesh – 2014

    Tour du monde des mamans

    Khiva, Ouzbékistan – 2016

    Tour du monde des mamans

    Une mère et sa fille marchent dans la vieille ville de Khiva, située le long de l’ancienne Route de la Soie.

    Ella, Sri Lanka – 2012

    Tour du monde des mamans

    Instant gourmand dans le train entre Kandy et Ella, au Sri Lanka.

    La Havane, Cuba – 2016

    Tour du monde des mamans

    Viviana et son fils Che vivent à Habana Vieja, la partie ancienne de La Havane, à quelques mètres des principaux sites touristiques. Ils vivent dans une maison avec 54 autres familles.

    La suite de cet article plus bas 


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