• Pour que coqs, chiens, et tracteurs puissent continuer à résonner dans nos campagnes, un élu propose que les bruits ruraux entrent au patrimoine national.

    Pour protéger nos campagnes

    L’aboiement du chien, le chant du coq ou le carillon des cloches de l’église… Que serait la campagne sans ces sonorités qui la caractérisent ? C’est la question que se pose un maire de Gironde qui cherche à faire entrer les « bruits ruraux » dans le patrimoine immatériel national.

    Pour protéger nos campagnes

    « Que le chant du coq, l’aboiement familier du chien, la cloche de l’église, le meuglement des vaches, le braiment de l’âne et le pépiement des oiseaux soient proclamés patrimoine national. »

    Voilà ce que réclame le maire de Gajac (Gironde), Bruno Dionis du Séjour, dans une lettre ouverte aux parlementaires où il plaide la cause des « bruits ruraux ». Du moteur des tracteurs au meuglement des vaches, pour lui, tout ce qui fait le sel de la campagne devrait être protégé par la Constitution.

    Pour protéger nos campagnes

    Le but ? Empêcher toute future velléité d’interdire ces bruits et donc les procès qui pourraient avoir lieu à l’encontre de ceux qui les émettent. Si la proposition semble loufoque, elle est en réalité pleinement justifiée. En effet, de plus en plus de réclamations sont faites à l’encontre de ces « nuisances sonores » émanant de certains concitoyens « d’origine urbaine la plupart du temps » et dont il fustige « l’égocentrisme ».

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    Il défend en particulier le dur labeur des agriculteurs et éleveurs dont la profession nécessite la possession d’animaux et de machines agricoles bruyantes qu’ils utilisent « parfois même le dimanche, lorsque certains ont la chance de se reposer », mais rappelle-t-il : «  ils n’ont d’autres choix que de travailler. »

    Pour protéger nos campagnes*

    Pour protéger nos campagnes

    Partout en France, les plaintes se multiplient contre ces bruits. Ce fut le cas en Lozère l’été dernier lorsque les locataires d’un gîte ont demandé que soit décalée la sonnerie de cloches qui perturbait leur grasse matinée en carillonnant dès 7 heures. Mais aussi dans l’Oise, où un maire a pris un arrêté municipal contre les aboiements des chiens.

    Pour protéger nos campagnes

    Pour protéger nos campagnes

    Le maire est déjà soutenu par d’autres élus, comme le maire LR de Sauveterre-de-Guyenne (Gironde) Yves d’Amécourt et Pierre Morel-A-L’Huissier, député de Lozère (UDI), qui a déclaré au Figaro vouloir « déposer une proposition de loi en ce sens sous forme de résolution d’ici à une dizaine de jours ».

    Total soutien à Bruno Dionis du Séjour, Maire de Gajac(33), qui demande que le chant du coq, le meuglement des vaches, les cloches qui sonnent et d’autres bruits de campagne soient inscrits au patrimoine national : « Les petites communes se retrouvent face à des emmerdeurs ! »

    Pour protéger nos campagnes

    Pour protéger nos campagnes

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    Comme le résume si bien l’élu dans sa lettre : « La campagne est un tout, qu’il faut savoir accepter dans son ensemble. » Voilà qui est bien dit !


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  • Pour favoriser la transition écologique dans nos campagnes, cette élue fait quelques propositions simples et très concrètes au Président de la République.

    Un discours puissant

    S’il est beaucoup trop tôt pour juger de l’efficacité du fameux « grand débat » (tout dépendra de ce qui en sera fait, in fine), force est de reconnaître que cette initiative fait enfin émerger des considérations et des réflexions indispensables à la préparation de l’avenir. Démonstration avec cette intervention à la fois simple et puissante d’une maire d’un petit village normand face à 600 de ses collègues et au Président de la République. Du bon sens, rien que du bon sens.

    Un discours puissant

    Claire Carrère-Godebout est la maire de Garveron-Semerville, 299 habitants dans l’Eure. Lors du premier débat qui s’est tenu à Grand-Bourgtheroulde ce mardi 15 janvier 2018, elle a profité de l’occasion pour dire tout haut ce que ses administrés pensent très fort.

    Un discours puissant

    Oui, ils sont favorables à une transition écologique. Oui, ils veulent une transition énergétique. Mais comment peuvent-ils nourrir leurs ambitions alors que les gares rurales ferment les unes après les autres, que le travail est loin, que les voitures propres coûtent si chères, que le prix du bio reste dissuasif, que le surremballage est partout, que les champs qui les entourent sont gavés de pesticides… ? Tous ces freins, l’élue les a cités un à un et, mieux, a fait des propositions très concrètes au Président de la République pour les effacer.

    Regardez, écoutez, c’est limpide !

     

    « Pourquoi ne pas baisser la TVA sur les produits bio afin que tout le monde puisse en profiter ? »

    Pourquoi ne pas annuler la TVA sur les produits alimentaires de première nécessité et plus taxer les produits de luxe ?

    Pourquoi ne pas accélérer la recherche sur d’autres énergies ? Par exemple l’hydrogène ou l’air comprimé pour les voitures, le développement de l’hydraulique, et de la méthanisation et, par conséquent, arrêter de céder au lobby pétrolier ?

    Pourquoi ne pas imposer aux propriétaires bailleurs de ne pouvoir mettre en location que des logements correctement isolés ?

    Pourquoi ne pas imposer aux industriels de systématiquement limiter les emballages ?

    Pourquoi ne pas interdire définitivement les pesticides qui, en plus, coûtent chers aux paysans, favoriser l’agriculture bio et mieux rémunérer les paysans pour leur permettre de gagner leur vie grâce à leur travail et non pas dépendre des subventions ? »

    Un discours puissant

    S’il faut ce genre de débat pour que des propositions aussi concrètes (bien que pas nouvelles) soient enfin mises en œuvre, alors oui, l’initiative aura servi à quelque chose. Encore une fois, tout dépendra de ce qui sera fait de tout ça mais, déjà, et quoi qu’il en soit, bravo à Claire Carrère-Godebout d’avoir aussi clairement exprimé la réalité vécue par des millions de Français des zones rurales.


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  • L’Afrique fournit au monde quelques-unes des matières premières les plus précieuses de la planète. Pourtant, les Africains n’en profitent pas. Ils plantent, cultivent et récoltent mais, en retour, ne touchent presque rien, la plus value de leur dur travail étant réservée à la finance internationale. Alors, pour en finir avec cette injustice plus que centenaire, un Togolais a décidé de montrer la voie. Son terrain de jeu ? Le cacao. Son objectif ? Que chaque cultivateur vive dignement de son labeur ? Son surnom ? Le Robin des bois du chocolat ! Présentation.

    Le Robin des bois du cacao

    Cet homme, c’est Komi Agbokou. Le métier du chocolat, il l’a appris en Italie. Pourtant, c’est au Togo qu’il a décidé de l’exercer avec comme ambition que son pays maîtrise la filière de bout en bout, indépendamment des acheteurs occidentaux et des marchés boursiers.

    Le Robin des bois du cacao

    Pour y parvenir, l’un de ses principaux chantiers est de révéler aux paysans la véritable valeur de leur travail, le véritable prix du chocolat, un aliment dont ils ne connaissent même pas le goût, faute de moyens. Ensuite, il leur propose un deal : « maintenant, c’est moi qui vous achète votre production, au double du prix du marché, à condition que vous arrêtiez d’utiliser des pesticides. »

    Le Robin des bois du cacao

    Le Robin des bois du cacao

    Et ça marche. Quatre ans après sa création, Chocotogo, la marque de Komi Agbokou, ne perd déjà plus d’argent. Son secret ? Transformer le cacao dans le pays en confiant ce travail à des femmes elles aussi beaucoup mieux payées qu’ailleurs.

    Le Robin des bois du cacao

    Le Robin des bois du cacao

    Le Robin des bois du cacao

    Le Robin des bois du cacao

    Komi Agbokou :

    « C’est parce que nous sommes ignorants que nous sommes pauvres. »

    Le Robin des bois du cacao

    Une ignorance qui, jusqu’ici, a toujours fait les affaires du monde occidental. Longue vie à Chocotogo !

    Le Robin des bois du cacao


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  • Jusqu’où un papa peut-il aller pour sécher les larmes de sa petite fille ? Réponse avec Marc Daniels, un père dévoué pour qui le ridicule ne compte pas quand il s’agit de rassurer son enfant et de lui redonner confiance. Lumière sur une réaction à la fois drôle, émouvante et exemplaire.

    Jusqu'où un papa peut aller pour sécher les larmes de sa fille

    Aux Bermudes, alors qu’il assistait à un spectacle de danse, Marc Daniels a aperçu Bella, sa fille de deux ans, s’effondrant en larmes sur la scène, paralysée par le trac et la timidité. Là, alors qu’il tenait déjà un bébé dans les bras, plutôt que d’attendre que ça se passe, il a décidé d’agir, de monter sur scène, de prendre son enfant par la main… et de s’essayer aux entrechats sous les rires émus et encourageants des autres parents ! Regardez la vidéo.

    Marc Daniels, dans les colonnes de Independent:

    « Je me suis tenu à côté d’elle pour l’aider à retrouver confiance. Je lui ai dit que je l’aimais et qu’elle était une danseuse incroyable. J’ai demandé si elle voulait danser avec papa et elle a hoché la tête, alors j’ai décidé de participer. Je m’étais déjà exercé avec elle à la maison à plusieurs reprises, donc j’étais en terrain connu. »

    Son papa sur scène, la petite Bella a aussitôt gagné en assurance. Des images, qui, depuis ont été partagée des centaines de milliers de fois sur internet.

    Alors que la saison des fêtes d’école approche à grand pas, les papas, tenez-vous prêts à intervenir !


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