• Un texte inédit en matière de bien-être animal a été définitivement approuvé par le gouvernement wallon. Une avancée majeure.

    C’est officiel ! En Wallonie, il faudra désormais obtenir un permis afin de détenir un animal de compagnie. Le gouvernement wallon a adopté définitivement, le jeudi 19 juillet 2018, son Code du bien-être animal.

    Le Code wallon du bien-être animal, défendu par le ministre régional Carlo Di Antonio (cdH), prend désormais en compte les besoins physiologiques et éthologiques des animaux (de ferme, de compagnie et exotiques), et réaffirme leur rôle au sein de notre société et de notre environnement.

    Code du bien être animal

    Il comporte 12 chapitres et 109 articles, relatifs notamment au commerce d’animaux, aux pratiques interdites sur les animaux, au transport d’animaux, aux tests et à la mise à mort d’animaux, mais, aussi, à la détention d’animaux.

    Selon l’article premier, l’animal est un être sensible. C’est pour cette raison qu’il sera désormais nécessaire d’obtenir un permis afin de pouvoir adopter un animal de compagnie. L’abandon, la négligence et la maltraitance sont interdits, tout comme l’entrave à leur liberté de mouvement.

    Code du bien être animal

    L’identification et l’enregistrement des chiens et des chats deviennent également obligatoires et payants ; cette contribution va permettre de financer un Fonds de protection contre les abandons et la maltraitance, reversé aux refuges animaliers wallons.

    Code du bien être animal

    Les combats, les exercices de tirs sur animaux et les hippodromes de kermesses sont également bannis.

    Code du bien être animal

    Un code du bien-être animal exemplaire, qui mérite d’être largement copié.


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  • En Europe centrale, la Slovénie est un pays où les hommes et les ours cohabitent en relative harmonie, au beau milieu de lacs, de montagnes et de forêts. La population d’ours y est d’ailleurs en constante augmentation. Tout cela grâce à des efforts de conservation menés depuis près de 90 ans.

    Des hommes et des ours

    En mars 2018, Nicolas Hulot indiquait son souhait de réintroduire deux ours slovènes dans les Pyrénées orientales ; une déclaration qui rendait furieux les bergers locaux pour qui la cohabitation avec les plantigrades s’avère compliquée.

    Pourtant, en Slovénie (leur pays d’origine), ces grands mammifères sont nombreux et parviennent à coexister avec la population, alors qu’ils étaient au bord de l’extinction.

    Regardez :

     

    Miha Mlakar, guide touristique, explique à Brut :

    « Je ne peux pas imaginer les forêts sans les ours. Pour moi, les ours rendent les forêts sauvages et primaires, naturelles comme elles l’étaient il y a des centaines de milliers d’années. Pour moi, les ours sont des gentils animaux. »

    Des hommes et des ours

    La Slovénie est aujourd’hui considérée comme un exemple et fournit même d’autres pays européens, comme la France. Les 8 derniers ours réintroduits dans les Pyrénées avaient grandi dans les montagnes slovènes.

    Des hommes et des ours

    « L’Homme est le seul animal qui rougisse ; c’est d’ailleurs le seul animal qui ait à rougir de quelque chose. » George Bernard Shaw 


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  • À la Chapelle-sur-Erdre, près de Nantes, l’association « Poule Pour Tous » sauve des poules de l’abattoir en les rachetant à l'éleveur. Son objectif est désormais de s'étendre à travers toute la France.

    Les poules, qu’elles soient issues d’élevage intensif en cage, d’élevage au sol ou même d’élevage plein air ou bio, partent à l’abattoir après environ 18 mois de bons et loyaux services : on les appelle des « poules réformées ». Parce qu’il trouvait que c’était une aberration, Thomas Dano a créé l’association Poule pour tous et sauve les poules d’un bien triste sort.

    Sauver des poules

    On l’a rencontré pour comprendre un peu mieux le sens de son action.

    « J’ai vu une annonce d’un éleveur qui vendait des poules réformées à 2 €. Des poules qui avaient un an de ponte et qui partaient à l’abattoir. »

    Lorsqu’on lui demande pourquoi il a décidé de sauver des poules, Thomas Dano, 27 ans, avoue qu’il en a toujours eu. Pratiques à plusieurs point de vue, « ce sont de formidables recycleuses qui font des œufs ! ».

    Alors, en février 2017, quand il a vu qu’un éleveur vendait ses poules après un an de ponte pour seulement deux euros, il les achète sur un coup de tête avec son frère pour leur éviter une triste fin. Il fait donc l’acquisition de 1 000 poules, du jour au lendemain. « Oui, sacré coup de tête ».

    Sauver des poules

    Mais une fois l’euphorie du sauvetage dissipée, qu’en faire ? Ils ont l’idée de les remettre sur internet pour trouver des familles qui souhaitaient acquérir des poules à petits budgets. En seulement six semaines, elles sont toutes vendues.

    « Si je ne suis personne et que je sauve 1 000 poules, qu’est-ce que ce serait si j’étais quelqu’un ? ».

    C’est à ce moment-là qu’il a l’idée de monter l’association Poule pour tous, à la Chapelle-sur-Erdre (près de Nantes) et se met à racheter des volatiles d’environ 18 mois aux éleveurs, quatre fois plus cher que l’abattoir, pour qu’ils y trouvent un intérêt.

     

    Un fonctionnement qu’il affine au fil du temps. Il nous glisse qu’il a fait une « connerie », la dernière fois. Le 15 octobre 2017, il fait l’acquisition de 2 000 poules. Mais en hiver, puisque les gens sont plus réticents à acheter des poules, il n’a pas réussi à les écouler et a dû les garder : la dernière est partie en février.

    Mais cette erreur ne l’empêche pas de continuer ses sauvetages. Il paraît même s’en amuser et en prend note pour l’avenir.

    Pour le moment, l’association possède un dépôt à La Chapelle-sur-Erdre ainsi que huit dépôts éphémères à Angers, Saumur, Laval, Challans, Saint-Pere-en-Retz, Missillac, Saint-Gravé et Saint-Nazaire.

    Mais alors, comment fonctionnent les sauvetages, et où stocke-t-il les poules si ces dépôts ne sont qu’éphémères ?

    Sauver des poules

    C’est simple : les poules arrivent par camion, le mardi. Elles sont déchargées au dépôt principal de l’association, à La Chapelle-sur-Erdre, et repartent aussitôt le lendemain, soit aux dépôts éphémères, soit chez des clients venus les chercher directement sur place, soit en livraison par transporteur agréé par la Chambre de l’Agriculture pour faire une distribution à domicile dans la France entière.

    Mais Thomas Dano ne rachète que les poules venant de la filière Bio, parfois même de la filière Label Rouge ou Plein Air… Il nous explique que ce n’est pas par simple caprice, mais tout simplement parce que les poules ayant vécu en cage sont gorgées d’antibiotiques et, une fois privées de tous ces médicaments, risquent de mourir à la moindre bactérie.

    Sauver des poules

    En l’espace de trois mois (août, septembre et octobre), l’association a sauvé 5 000 poules de l’abattoir.

    Poule Pour Tous travaille sur la France entière, mais les frais de transport d’animaux restent très élevés. C’est ce qui semble poser le plus problème à l’association. Thomas Dano souhaite avoir plus de dépôts dans toute la France afin de pouvoir livrer des poules réformées plus facilement à l’autre bout du pays et, par la même occasion, faire baisser le coût du transport.

    « Si j’envoie trois poules à Marseille, ce n’est pas rentable pour le client. La poule revient trop cher car il y a 37 € de frais de port, soit 12 € par poule. Mais si j’en envoie 50 au même endroit, les frais de port seront de 5 € par poule. Ça réduit fortement le prix et là, ça devient avantageux. Nous trouverons plus de familles pour les accueillir et en sauverons donc de plus en plus. »

     

    En bref, Thomas Dano a à cœur de créer un réseau énorme, « une grande famille », comme il dit.

    « Pour faire simple, nous recherchons 1 000 points de dépôts en France, soit 10 par département. Les poules arriveront à Nantes le lundi et le mardi, nous les expédierons le mardi après-midi et elles arriveront dans les dépôts le mercredi matin dans toute la France. Les frais de port jusqu’aux dépôts seront alors compris dans le prix des poules et tout le monde pourra acquérir des poules à moindre coût et participer au développement durable à son échelle et en bonus, manger des œufs sains ! »

    Sauver des poules

    Pour créer ce grand réseau, l’association recherche des personnes souhaitant participer à cette initiative et souhaitant devenir des « dépôts ». 

    Sauver des poules


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  • Émotion. Quatre mois après avoir disparu à Paris, la chienne a retrouvé, dimanche, ses maîtres toulousains au refuge de l’île Lacroix.

    Émouvantes retrouvailles

     Le 24 décembre dernier, pendant les vacances de Noël, alors qu’elle se promène avec sa maîtresse Sophie (27 ans) dans le XVIIe arrondissement de Paris, la chienne Peach est effrayée par un mâle un peu trop entreprenant. Elle prend la fuite.

    Sophie, son compagnon Lucas - qui habitent à Toulouse - toute la famille et les amis se lancent à la recherche de la jeune chienne. Ils contactent les refuges, toutes les SPA et les fourrières de France, mais aussi les vétérinaires, les uns après les autres.

    Incroyable élan de solidarité

    D’autres parents se rendent dans les gares, contactent les associations de toxicomanes, de SDF. « Nous avons tout fait, raconte Sophie, la maîtresse de Peach. Comme dans une enquête, j’avais même fait un tableau Excel sur lequel je pointais les mails, les appels téléphoniques. Et je relançais tout le monde régulièrement. Il y a eu un élan de solidarité incroyable, des gens que nous ne connaissions pas du tout. Et puis la SNPA, que je ne remercierai jamais assez. » La jeune Toulousaine, étudiante en alternance, n’a jamais eu de doutes. « J’y ai toujours cru. Je l’aime trop ma chienne ! Je m’étais dit qu’il fallait que je sache, que je la retrouve, vivante ou morte. ». Difficile de savoir exactement par où est passée Peach, mais comme elle n’était pas pucée (elle devait l’être en janvier), elle a été placée à l’adoption par la SPA. Au moins une fois. Puis a été récupérée par une SDF rouennaise. Très vite, d’autres personnes vivant dans la rue se sont émues de la situation de la chienne, maltraitée. Ils ont alerté une association qui a prévenu la SNPA.

    Émouvantes retrouvailles

     Cécile Royer-Martin, la présidente du refuge, a tenté de retrouver le malheureux animal, rue du Gros-Horloge, mais en vain. Finalement, la SDF est, d’elle-même, venue abandonner la chienne, vendredi dernier. Mélinda, à l’accueil du refuge de l’île Lacroix, alerte Cécile Royer-Martin sur la ressemblance avec un appel de détresse lancé à Paris le 24 décembre pour une chienne prénommée Peach. Elles appellent, samedi, Sophie, la propriétaire, à Toulouse. « Elles m’avaient envoyé une photo, raconte Sophie, mais j’en ai vu des dizaines depuis décembre, je n’étais plus sûre de rien. J’ai demandé une vidéo et là j’ai su ! ».

    Ni une, ni deux, Sophie et Lucas prennent quelques affaires et décident de monter de Toulouse à Rouen dès samedi, avec deux amis.

    La voiture arrive sur l’île Lacroix vers 13 h. « On a attendu que la jeune femme du refuge aille chercher la chienne, ça a été les cinq minutes les plus longues de nos vies », raconte Lucas. Quand Peach arrive, il lui faut quelques secondes pour réaliser, puis elle entend la voix de Sophie qui l’appelle. Folle de joie, Peach se rue dans ses bras, la queue frétillante. Comme on le voit sur la vidéo, elle va de Lucas à Sophie sans plus s’arrêter. Toute l’assistance fond en larmes.

    Émouvantes retrouvailles

    Émouvantes retrouvailles

    Peach - qui a rejoint Toulouse avec ses maîtres - est très fatiguée, ses moustaches ont été brûlées, comme l’un de ses sourcils. « Elle est épuisée, reconnaît sa maîtresse, mais elle est en bonne santé. Elle ne nous quitte plus du regard...».

    Émouvantes retrouvailles

    Sophie, qui regrette de ne pas avoir fait tatouer son chien souhaite aujourd’hui établir « un fichier national qui recenserait toutes les associations, les refuges, les SPA, les fourrières, avec leurs coordonnées mail et téléphoniques, classées par région. »

     


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