• Cet événement inattendu ne doit pas grand chose au hasard. À Ivry, les herbicides sont bannis du cimetière depuis 2015. Explications.

    Dès que la nature peut reprendre ses droits, elle le fait. Pour preuve, ces cinq petits renardeaux nés dans le cimetière d’Ivry-sur-Seine, à quelques mètres seulement de la capitale. Des images sublimes qui nous prouvent une chose : quand la chimie s’en va, la faune revit. Explications.

    Depuis 2015, la ville d’Ivry-sur-Seine a fait de son cimetière une zone zéro phyto : plus aucun produit chimique n’y est répandu. Ni insecticides, ni herbicides. Résultat : la végétation a peu a peu repris position, ouvrant la voie au retour d’une véritable biodiversité. Après la réapparition des éperviers, des piverts, des chauves-souris, des hérissons et des chouettes, une renarde a même choisi ce cimetière pour donner naissance à ses cinq petits !

    Regardez, c’est très beau (une vidéo du Parisien) :

     

    Et inutile de s’alarmer, l’endroit ne devrait pas être envahi par les renards. Comme le souligne un spécialiste cité par Le Parisien, la surface (28 ha) n’est suffisante que pour un couple et « les petits partiront d’eux-mêmes. »

    C'est le gardien des lieux, Benoît Gallot, qui est aux premières loges, il les voit jouer autour des sépultures, toujours lorsque le cimetière est fermé au public. Le renard est craintif, il faut éviter de s'en approcher et de l'effrayer.

    Des renardeaux dans un cimetière?

    Le phénomène n'est pas nouveau. Déjà en 2015 un couple de renards avait élu domicile dans le cimtière. C'est l'année où la commune a arrêté l'utilisation des herbicides pour prendre soin des espaces verts. Depuis, d'autres animaux profitent de ces 28 hectares comme les chouettes hulottes, les hérissons, les chauve-souris. Une vie sauvage et tout un écosystème s'est ainsi recréé au fil du temps.

    Depuis que les herbicides ont disparu, cet espace est redevenu un lieu de vie. Pour un cimetière, tout un symbole.


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  • Une commune des Hauts-de-France a décidé de préserver un maximum la ressource naturelle qu'est l'eau. Son idée ? Recycler les eaux usées de sa piscine.

    Soyons honnête, les piscines municipales pleines de chlore brassant des quantités d’eau pharaoniques sont tout sauf écologiques. À Seclin, dans le Nord de la France, des agents municipaux ont eu une idée pleine de bon sens afin de réduire l’impact environnemental des bassins de la ville. 

    Depuis août 2017, dans les Hauts-de-France, la piscine municipale de Seclin a mis en place un système de récupération des eaux usées des bassins, qui sont réutilisées afin d’alimenter les balayeuses chargées du nettoyage des trottoirs de la ville.

    Réutiliser l'eau de la piscine

    La raison ? Un souci d’économie de cette ressource naturelle et un allégement des dépenses communales. En effet, deux balayeuses urbaines peuvent utiliser jusqu’à 7m³ d’eau afin de nettoyer les trottoirs d’une commune de la taille de Seclin (17,42 km²).

    Réutiliser l'eau de la piscine

    Alain Fruchart, adjoint au Développement Durable et à la Transition Energétique, explique:

    « Ce projet municipal a un caractère innovant qui n’existe pas ailleurs, à notre connaissance. »

    En France, les piscines municipales ont l’obligation de renouveler une partie de l’eau de leurs bassins ; le volume à évacuer étant déterminé en fonction de leur taille et de la fréquentation. À Seclin, ce sont 15m³ qui finissaient leur course dans les canalisations dédiées.

    Réutiliser l'eau de la piscine

    Julien Pyck, responsable technique de la piscine à l’origine de ce projet, déchlore désormais l’eau des bassins avant de la stocker dans une cuve. Les balayeuses de la ville n’ont plus qu’à s’y brancher. En janvier 2018, le service propreté de la ville estimait avoir économisé 91m³ d’eau.

    Michaël Dubois, responsable de la propreté urbaine de la ville, explique à la Voix du Nord:

    « L’avantage de cette eau, c’est qu’elle est très peu dure. Les filtres s’encrassent moins. »

    Réutiliser l'eau de la piscine

    Une idée brillante qui va dans le sens de la transition écologique.

    Il suffisait d’y penser.


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  • Jusqu’où un papa peut-il aller pour sécher les larmes de sa petite fille ? Réponse avec Marc Daniels, un père dévoué pour qui le ridicule ne compte pas quand il s’agit de rassurer son enfant et de lui redonner confiance. Lumière sur une réaction à la fois drôle, émouvante et exemplaire.

    Jusqu'où un papa peut aller pour sécher les larmes de sa fille

    Aux Bermudes, alors qu’il assistait à un spectacle de danse, Marc Daniels a aperçu Bella, sa fille de deux ans, s’effondrant en larmes sur la scène, paralysée par le trac et la timidité. Là, alors qu’il tenait déjà un bébé dans les bras, plutôt que d’attendre que ça se passe, il a décidé d’agir, de monter sur scène, de prendre son enfant par la main… et de s’essayer aux entrechats sous les rires émus et encourageants des autres parents ! Regardez la vidéo.

    Marc Daniels, dans les colonnes de Independent:

    « Je me suis tenu à côté d’elle pour l’aider à retrouver confiance. Je lui ai dit que je l’aimais et qu’elle était une danseuse incroyable. J’ai demandé si elle voulait danser avec papa et elle a hoché la tête, alors j’ai décidé de participer. Je m’étais déjà exercé avec elle à la maison à plusieurs reprises, donc j’étais en terrain connu. »

    Son papa sur scène, la petite Bella a aussitôt gagné en assurance. Des images, qui, depuis ont été partagée des centaines de milliers de fois sur internet.

    Alors que la saison des fêtes d’école approche à grand pas, les papas, tenez-vous prêts à intervenir !


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  • Cultiver la terre en harmonie avec la nature, sans la brusquer ni l’abîmer, c’est possible. Démonstration à Tahiti où, sur seulement 300m² d’exploitation, la Ferme permacole de Tipapa produit désormais 2 tonnes de fruits et légumes par an ! Au delà de la performance, présentation d’un magnifique modèle de cohabitation entre l’homme et son environnement.

    Cultiver en harmonie avec la nature

    Originaire des îles australes, Naomi Parau avait gardé au fond d’elle ce souhait de renouer avec les souvenirs de son enfance. « On avait tout dans la cour, le miel, les fruits et les légumes. C’est ça que j’ai voulu retrouver à Tahiti pour moi et ma famille. »

    Cultiver en harmonie avec la nature

    Naturellement, et peu à peu, elle s’est donc convertie à la permaculture.

    « Au début, j’arrachais ce qu’on appelle les mauvaises herbes. Finalement je me suis aperçue que non seulement elles ne faisaient pas de mal à l’exploitation mais qu’en plus elles étaient comestibles et qu’un certain nombre d’entre elles avaient des vertus thérapeutiques. »

    Cultiver en harmonie avec la nature

    Jonathan Cunéo :

    « On a choisi la permaculture car c’est ce qu’il y a de plus efficace, de plus rentable et surtout, cette méthode respecte la vie du sol et mieux encore, l’enrichit indéfiniment ! »

    Cultiver en harmonie avec la nature

    « On n’amène rien de l’extérieur, on fait confiance à la nature. C’est elle le meilleur modèle qui existe. »

    Cultiver en harmonie avec la nature

    Un choix audacieux qui a assez vite payé. En 2015, la première récolte pesait déjà 900 kg sur la balance et, depuis 2016, la ferme Tipapa est passée à deux tonnes. Les produits privilégiés ? Des courges, du manioc, des bananes, des papayes, des figues, du corossol, des noix…  « Tout ce qui pousse facilement et ne nous rend pas esclaves ! » 

    Cultiver en harmonie avec la nature

    Pour parvenir à de tels chiffres, Naomi Parau et Jonathan Cuneo misent tout sur les synergies. Jonathan Cuneo :

    « La permaculture, c’est l’instauration d’une harmonie entre la nature, l’homme et la technologie. »

    Cultiver en harmonie avec la nature

    Aujourd’hui, ils font leurs courses directement dans leur jardin et vendent tout ce qu’ils ne consomment pas sur des marchés. Une activité qui les fait vivre financièrement et qui, en plus, leur offre une belle « qualité de vie. »

    Cultiver en harmonie avec la nature

    Leurs projets à venir ? Aller encore plus loin sur cette voie :

    « Nous allons développer la transformation de nos produits et alimenter davantage les points de vente à Tahiti. »

    Cultiver en harmonie avec la nature

    Un conseil pour celles et ceux qui aimeraient suivre leurs traces ?

    « Connaître les produits locaux spécifiques à son pays, se rapprocher des producteurs concernés par l’alimentation saine, penser positivement tout le temps et se nourrir exclusivement de bonnes nouvelles (trier son alimentation médiatique). »

    Cultiver en harmonie avec la nature

    Ces fruits magnifiques, charnus et colorés, poussent en quantité sans l'aide de la chimie mais grâce au travail des hommes collaborant avec la nature.

    Cultiver en harmonie avec la nature

    Un bien bel exemple… et de magnifiques images !


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